Hôtel Ibis - Paris Batignolles

Victoire des travailleuses en grève

Brève
29/05/2021

En lutte depuis juillet 2019, les femmes de chambre de l’hôtel Ibis Batignolles ont obtenu une amélioration de leurs conditions de travail et de salaire.

Les femmes de ménage et gouvernantes de l’hôtel Ibis, employées par la société TNT, étaient ainsi censées nettoyer plus de trois chambres par heure – ce qui est impossible sans s’esquinter la santé ou dépasser l’horaire et travailler gratuitement. Le tout pour des salaires mensuels ne dépassant pas les 1 000 euros.

Après des mois de grève, de mobilisation devant différents hôtels du groupe, de manifestations et d’interventions auprès d’autres travailleurs, les femmes de chambre ont obtenu une augmentation de salaire de 250 à 500 euros par mois, la baisse des cadences de ménage et l’annulation de mesures discriminatoires et de mutations forcées de salariés présentant des restrictions médicales.

La détermination des grévistes et leur victoire sont un encouragement pour tous les travailleurs.

PSA - Poissy

De quoi voir rouge !

Brève
29/05/2021

Depuis le début de la crise des semi-conducteurs, l’usine de PSA – Poissy, contrairement aux autres usines du groupe, n’a pas connu de jours de chômage. Des heures supplémentaires le samedi et les jours fériés travaillés ont été imposés en nombre.

Le lundi 24 mai férié n’échappait pas à la règle du patron. Les travailleurs qui avaient envisagé de partir ce weekend de trois jours avaient dû y renoncer. Mais la fourniture des semi-conducteurs aux constructeurs  automobiles est engorgée au point que la pénurie a touché l’usine de Poissy. Et ce n’est que dimanche 23 mai à 18 h 30, que la direction a informé, via son application destinée aux salariés, que le lundi férié était finalement non travaillé.

Si la quasi-totalité des embauchés ont été prévenus, le patron ne s’est pas préoccupé de s’assurer que tous les intérimaires et les sous-traitants l’aient bien été. Un certain nombre d’entre d’eux sont donc venus pour 5 h 20 le lundi matin, d’autres à 13 h, en fonction de leur équipe, pour s’apercevoir que l’usine ne tournait pas.

Cela donne la mesure du mépris de ce patron pour les travailleurs.

Maisons-Alfort

Mobilisation des locataires

Brève
29/05/2021

Dans le quartier populaire de Liberté Vert-de-Maisons, 227 familles ont reçu de leur bailleur In’Li un courrier leur indiquant que leur logement ne serait plus conventionné à partir de juin 2022. In’Li entend profiter de la spéculation immobilière liée à l’arrivée du Grand Paris Express et de la ligne 15 du métro pour exiger des travailleurs qui habitent ce quartier qu’ils payent des loyers à la hausse.

Depuis fin avril, des locataires ont organisé la riposte. Ils ont élu un collectif, ont financé et distribué des milliers de tracts, au RER, devant les supérettes et dans les boîtes aux lettres des autres HLM du quartier.

Samedi 22 mai, un cortège très dynamique de 60 personnes a traversé les cités puis le centre-ville de Maisons-Alfort, aux cris de « Nos salaires sont bloqués, nos pensions sont bloquées, pas de hausse de loyers ! », « Le logement est vital, il doit rester social ! », ou encore « Un logement, c’est fait pour habiter, pas pour spéculer ! »

Un nouveau rassemblement est prévu au siège d’In’Li à La Défense.

Territoriaux - Nanterre

Contre le vol des congés

Brève
20/05/2021

Depuis le 3 mai, les agents territoriaux de la ville protestent contre l’application par la mairie de la loi dite de transformation de la fonction publique, qui va aboutir à augmenter le temps de travail des agents et à réduire leurs jours de congés.

Cela va signifier une aggravation de la charge de travail, moins de recrutement de titulaires et de remplaçants.
Le 18 mai, 250 travailleurs ont fait entendre leur colère en manifestant dans le centre-ville. Des collègues des centres de loisirs étaient là, ainsi que des employés de la voirie, des parcs et jardins ; le centre de santé affichait son ralliement à la grève par une banderole aux fenêtres.

Comme le soulignaient plusieurs pancartes, « sans les petites mains » du personnel municipal il n’y aurait pas eu pendant cette année Covid d’écoles désinfectées, de portage des repas aux seniors, de rendez-vous pour les vaccinations.

Le combat continue !

Montreuil

Mort d'un ouvrier

Brève
08/05/2021

« Sa mort n’a pas fait la une de BFM ou Cnews. Aucun ministre n’ira voir sa famille. Et pour cause, Bary Keita était un ouvrier. Il avait 28 ans. Il était malien. Il vivait et travaillait en France depuis huit ans. Il était sans papiers. » C’est ainsi que commençait l’hommage de ses camarades à Bary, décédé le 28 avril d’une chute de cinq mètres de l’échafaudage sur lequel il travaillait à Pantin.

Il vivait dans un hangar depuis l’expulsion du foyer des Baras à Montreuil. Ces travailleurs sont exposés à des patrons esclavagistes et aux autorités qui n’ont d’autre politique que la répression… contre eux ! Les autorités savent qu’en démantelant les foyers elles détruisent les formes d’organisation et de solidarité que se sont données les sans-papiers, et qui leur permettent de se défendre.

Après l’hommage à Bary, les présents ont rejoint le cortège du 1er mai à Paris : une manière d’affirmer que leur lutte est celle de tous les travailleurs, avec ou sans papiers.