Travailleurs sans papiers - Ile-de-France

Des papiers pour tous !

Brève
11/04/2021

Mercredi 7 avril plusieurs centaines de travailleurs sans papiers, membres des différents collectifs d'Île-de-France sont venus protester devant la préfecture de Bobigny (93).

Lors de prises de parole ces damnés de la terre sont venus rappeler que ce sont eux qui constituent une part majeure de cette première ligne auquel Macron a rendu hypocritement hommage : dans le nettoyage, sur les chantiers, sur les lignes de fabrications. Souvent ils ont été les premiers licenciés, sans droit à des indemnités, ni au chômage partiel.

De leur côté, l’État et de la préfecture du 93 profitent de la situation de crise sanitaire pour renforcer les tracasseries bureaucratiques. La dématérialisation des prises de rendez-vous et le tout Internet se traduit dans la réalité par l'impossibilité d'en obtenir. Des travailleurs bénéficiant d'une carte de séjour d'un an se trouvent de nouveau rejetés dans la clandestinité faute d'avoir obtenu un rendez-vous de renouvellement dans les délais légaux.

Cette situation doit cesser. Tous les travailleurs sans-papiers doivent être régularisés.

Hôtel Accor Batignoles - Paris

Le patron est fermé comme une huître !

Brève
07/04/2021

Depuis vingt mois, cet hôtel trois étoiles de 706 chambres est à l'arrêt. Les femmes de chambres qui y travaillent sont en grève. Elles tiennent le coup. Une d'elles raconte : "C'est le ras le bol qui sort, j'ai une dignité". Elles évoquent  leur travail : "On doit nettoyer vingt, trente  ou parfois quarante chambres dans la journée". En respectant nos horaires, c'est impossible. Alors on fait des heures supplémentaires qui ne sont pas rémunérées".
 
Ce travail éreintant est bien connu du patron sous-traitant. Ce dernier et le patron d'Accor ne veulent pas entendre parler des 7,24 euros pour déjeuner que toucheraient ces travailleuses si elles étaient réintégrées. Pas plus que du nettoyage de leurs tenues de travail et d'une cadence ralentie pour que toutes les femmes puissent respirer.

Et pourquoi ne pas embaucher ?
 
 

Commémoration de la Commune - Paris

“Défiez-vous autant des ambitieux que des parvenus”

Brève
25/03/2021

La maire de Paris, Anne Hidalgo, a organisé, jeudi 18 mars, une petite sauterie pour commémorer les 150 ans de la Commune, devant un public trié sur le volet et protégé par des policiers. Ceux qui voulaient réellement rendre hommage au premier État ouvrier de l’histoire n’avaient pas leur place dans ces célébrations, organisées par des défenseurs d’un ordre social que les communards ont tenté de renverser.

De leur côté, les élus Les Républicains à la mairie de Paris ont poussé des cris d’orfraie à l’idée de commémorer une révolution ouvrière. Toute honte bue, l’adjointe PCF chargée de la Mémoire au conseil de Paris les a rassurés, déclarant qu’il n’était bien sûr « pas question de glorifier les violences engendrées par la révolte ».

La Commune de Paris délivrait déjà des conseils salutaires : « Ne perdez pas de vue que les hommes qui vous serviront le mieux sont ceux que vous choisirez parmi vous, vivant votre vie, souffrant des mêmes maux. »

Lycée Doisneau - Corbeil-Essonnes

En grève

Brève
24/03/2021

70 élèves en plus et l'équivalent de 3 postes d'enseignants en moins, voilà ce qui est annoncé pour la rentrée prochaine au lycée Doisneau de Corbeil. Fatigués de toute absence de dialogue, la colère l'a emporté chez les enseignants sur la résignation et une grève massive a eu lieu ce jeudi.

Tout au long de la journée, les 50 à 60 grévistes actifs ont pu mesurer le mépris de la hiérarchie départementale (qui a envoyé la police menacer de verbaliser le "rassemblement illégal" organisé devant l'Inspection d'Académie à Evry) ou de l'Académie qui n'a pas pris la peine de répondre aux demandes de rendez-vous. Mais ils ont aussi renforcé leur confiance dans l'action collective à travers de multiples AG où tout a été discuté et décidé collectivement.

Et du coup, la grève est reconduite jeudi ! Un exemple qui pourrait, espèrent-ils, donner des idées à d'autres.

Lycée Angela Davis- Saint-Denis

Annulation des sanctions !

Brève
23/03/2021

Quatre enseignants du Lycée Angela Davis sont visés par des sanctions disciplinaires. Le jour de la convocation de deux d’entre eux au Rectorat de Créteil, lundi 22 mars, de nombreux enseignants du lycée, en grève, les ont accompagnés.

Leur direction a monté des dossiers à charge, avec des motifs futiles voire totalement inventés, contre des personnes impliquées dans les mobilisations de ces derniers mois, notamment pour l’application d’un protocole sanitaire correct en novembre.

Il est évident que le but est de faire des exemples et d’intimider tous ceux qui osent contester les mesures imposées autant par la direction que par le ministère. La manœuvre a échoué, comme l’a montré la mobilisation du lundi 22 mars. Il n’en demeure pas moins que toutes les procédures doivent être annulées.