Aéroport de Roissy

Des milliers de suppressions d'emplois

Brève
14/03/2021

Une marche pour l’emploi doit avoir lieu le 18 mars dans la zone aéroportuaire de Roissy où des menaces pèsent sur l’emploi de 20 ou 30 000 salariés.

Avec la baisse de l’activité, les vols sont regroupés sur les deux principaux terminaux de l’aéroport, les autres ont été fermés. Les commerces et activités liées se sont arrêtés et les salariés sont en chômage partiel. Les directions en ont profité pour faire du chantage pour arracher des accords d’activité partielle de longue durée (APLD) et de performance collective (APC) imposant des reculs sur les horaires et les primes ou des baisses de salaire.

Dès le début de la crise, entre dix et quinze mille salariés en intérim, CDD ou contrats pro ont perdu leur emploi. Après la suppression des emplois précaires, ces patrons multiplient les licenciements, avec PSE, par rupture conventionnelle individuelle ou collective.

Les travailleurs sont encore nombreux à être présents sur la plateforme. Sans eux, qu’ils soient personnel de bord ou au sol, bagagistes, agents de piste, d’accueil, de sûreté ou de ménage, les avions ne peuvent pas voler. Durant toutes les années où le trafic aérien était en croissance rapide, les profits pleuvaient. Pourquoi serait-ce aux travailleurs de faire des sacrifices au lieu de prendre sur les profits, actuels et passés ?

Sanofi - Vitry

Le mécontentement grandit

Brève
14/03/2021

À Sanofi Vitry, dans le Val-de-Marne, comme dans l’ensemble des différents sites du groupe, le mécontentement est palpable. Les conditions de travail se dégradent avec de plus en plus de tâches et de moins en moins de collègues pour les faire.

Au centre de production, les 113 embauches effectuées par la direction, dont 55 sont en contrats CDD et intérim, sont insuffisantes en regard de la charge de travail. En Recherche, les travailleurs vivent un énième plan de suppression d’emplois. L’annonce de 0 % d’augmentation de salaire au moment même où la direction se félicitait de super résultats, 12 milliards d’euros de bénéfices en 2020, a renforcé le mécontentement.

Le 4 mars plus de 200 travailleurs dont de jeunes collègues se sont rassemblés devant le Centre de recherche. Rejoints par des camarades d’entreprises voisines et un cortège de travailleurs sans papiers, ils sont partis en manifestation autour du site pour réclamer l’arrêt des suppressions d’emplois, l’amélioration des conditions de travail et l’augmentation des salaires.

Dassault - Argenteuil

La deuxième dose s'impose

Brève
06/03/2021

À l’usine Dassault d’Argenteuil, dans le Val-d’Oise, le directeur, son adjoint et le chef du personnel sont tous les trois sur le flanc, positifs au Covid.

La principale préoccupation des travailleurs est la loi du silence instaurée par la direction sur la situation sanitaire dans l’usine. Jusqu’à présent, c’était motus et bouche cousue. L’important était d’assurer coûte que coûte le chiffre d’affaires. Il a fallu qu’un cluster d’une vingtaine de travailleurs d’un bureau d’outillage survienne pour qu’enfin l’information circule.

Face à cette situation, la direction générale temporise, osant même déclarer qu’il serait peut être bon... d’ouvrir les fenêtres afin d’aérer ! L’an passé, à la même époque, les travailleurs s’étaient fait respecter par la grève et la direction avait été contrainte de fermer l’usine. Si les directeurs sont prêt à risquer leur santé, voire leur vie, pour la famille Dassault, après tout c’est leur affaire.

Mais il n’est pas question pour les travailleurs d’y laisser leur peau.

SNCF - Saint Lazare

Coup de colère

Brève
06/03/2021

Mardi 24 février, en apprenant l’agression d’un de leurs collègues la veille au soir, les conducteurs de train de la région de Paris Saint-Lazare ont spontanément cessé le travail. Ils se sont rassemblés sur leurs lieux d’embauche de Cergy, Achères, Paris Saint-Lazare notamment, ou encore dans les locaux de coupure.

Des discussions ressortait le sentiment d’isolement après la suppression de nombreux postes d’agents commerciaux. Les incidents se multiplient du fait des aiguillages défectueux, des problèmes d’alimentation électrique, de pannes matérielles sur les engins.

Les motifs de colère sont nombreux, notamment contre la productivité accrue que la direction cherche à imposer aux conducteurs de Saint-Lazare comme à l’ensemble des travailleurs de la SNCF.

Tous étaient fiers d’avoir marqué le coup. La solidarité exprimée lors de cette journée a redonné confiance à beaucoup.

RATP - Bus

Pour quelques billets de plus !

Brève
22/02/2021

Après s’être opposée jusqu’en avril 2020 au port du masque parce qu’il créerait un climat anxiogène pour les voyageurs et gênerait la conduite, la direction de la RATP avait été contrainte de prendre des mesures, dont la suspension de la vente des tickets à bord des bus. Alors que les formes plus contagieuses du Covid progressent, elle revient sur ces mesures de protection.

Bien des conducteurs placent leurs espoirs dans une intervention de l’inspection du travail. Ce n’est pas à des experts de décider des risques que les travailleurs ont à prendre ou non. L’avis de ceux qui sont en première ligne doit prévaloir.

Une pétition circule et des conducteurs se sont mis en grève le 15 février contre cette décision consternante, qui met en danger leur santé et celle de leur entourage. La colère s’accumule face à une direction irresponsable, prête à tout pour grappiller quelques sous.