RATP - Ile-de-France

Au niveau pollution, la direction ne manque pas d'air

Brève
15/02/2021

Depuis longtemps, toutes les études montrent que l’air du métro est saturé de particules fines, qui viennent en partie du freinage des trains. Et les taux de particules dans l’air sont encore plus élevés dans le RER, où les trains sont plus lourds et le freinage plus puissant.

Mais, face à un enjeu de santé publique qui concerne des millions de voyageurs quotidiens et des dizaines de milliers de salariés, la RATP ne se donne même pas les moyens de mesurer vraiment le problème. Sur les quelque 300 stations et gares du réseau, il n’existe que trois points de mesure de la pollution de l’air. Et encore, celui de la station Auber, le seul du RER, est à l’arrêt depuis plus d’un an.

 

Ecoles - Le Pré-Saint-Gervais

Non aux fermetures de classes

Brève
12/02/2021

Samedi 6 février au Pré-Saint-Gervais, en Seine-Saint-Denis, une manifestation, sous la forme d’une chaîne humaine faisant le lien entre deux écoles où sont prévues des suppressions de classes, a rassemblé 200 à 300 personnes.

Une institutrice a rappelé que, dans le primaire, deux suppressions de classes, c’est au pire 50 élèves qui vont s’entasser dans les classes restantes.

En effet l’académie de Seine-Saint-Denis envisage pour la rentrée de septembre 2021 de fermer 187 classes dans le primaire. Par ailleurs elle prévoit d’en ouvrir 88 ailleurs et d’en dédoubler 128, surtout en maternelle. Entre ce plus et ces moins ce sont toujours des moyens largement insuffisants qui sont prévus alors que la situation des élèves est alarmante.

Au Pré-Saint-Gervais, sous prétexte que les effectifs diminueraient de quelques unités l’an prochain – ce qui reste à prouver d’ailleurs – deux classes élémentaires seraient supprimées, ainsi que deux divisions dans le collège Jean-Jacques-Rousseau.

Ce premier rassemblement est un encouragement à ne pas accepter ces mesures dictées par les instructions du gouvernement.

Mairie de Paris

Non à l'allongement du temps de travail

Brève
04/02/2021

Six syndicats de la ville de Paris ont déposé un préavis de grève jeudi 4 février, date de la journée interprofessionnelle de mobilisation, pour protester contre un projet d’allongement des horaires.

Actuellement, les agents parisiens travaillent 1 550 heures par an. Si le nouveau projet était adopté, la durée du travail serait portée à 1 607 heures, soit huit jours de repos en moins. La ville de Paris, gérée par la gauche, les écologistes et le Parti communiste, prétend que cette décision est imposée par la loi de transformation de la fonction publique d’août 2019. En réalité, la mairie de Paris espère récupérer l’équivalent de 1 800, voire 2 000 emplois supplémentaires, sans avoir à embaucher personne.

Ce projet rencontre une forte opposition des agents qui refusent toute augmentation du temps de travail. Ils ont raison ! S’il manque du monde, la ville de Paris n’a qu’à embaucher.

Enseignement professionnel - Paris

Des baisses drastiques de moyens

Brève
04/02/2021

En ce moment, parviennent dans les établissements scolaires du second degré les dotations horaires globales (DHG), le volume d’heures d’enseignement prévues par le rectorat pour la rentrée prochaine. À Paris à la rentrée prochaine, la baisse est considérable : 156 postes et 2070 heures de cours seront supprimés à l’échelle de la ville.

Alors que les lycées généraux et technologiques accueilleront 3030 élèves supplémentaires, l’an prochain, 42 emplois seront supprimés, ainsi que 758 heures qui s’ajoutent aux 750 perdues en 2020. Tous les niveaux sont touchés, mais l’enseignement professionnel, qui ne représente que 15 % des élèves, concentre à lui seul plus d’un tiers des suppressions de postes, avec 750 heures et une cinquantaine de postes qui disparaissent, soit en moyenne un poste par établissement. Plusieurs établissements connaissent une véritable saignée, perdant l’équivalent de trois à six postes.

Alors que le ministre Blanquer prétend que rien n’est plus important que la scolarité des élèves, il démolit leurs conditions d’étude pour de sordides économies budgétaires.

 

Bagnolet

Graine de tortionnaires

Brève
04/02/2021

Le 24 janvier à Bagnolet, en Seine-Saint-Denis, des crapules d’extrême droite ont retiré la plaque biographique du couple Audin dans le parc qui porte leur nom pour mettre à la place une pancarte OAS.

Josette et Maurice Audin, militants du PCF, s’étaient engagés aux côtés du peuple algérien qui luttait pour son indépendance. Le 11 juin 1957, Maurice Audin était arrêté par les paras. Il fut torturé, puis égorgé sur ordre du général Aussaresses.

Si l’OAS a été dissoute il y a fort longtemps, cet acte prouve que cette organisation criminelle compte encore des nostalgiques des tortionnaires, soixante ans après.