La Poste - Paris 17ème :  Pour la sécurité… il faut insister !

Echo d'entreprise
02/04/2020

La masse de courrier a sensiblement baissé et La Poste a décidé de faire travailler les facteurs les mercredis, jeudis et vendredis de cette semaine et en principe des semaines qui viennent.

Les facteurs ne s’en plaignent pas. Mais, du coup, sans ceux qui gardent leurs enfants,  les jours travaillés ils ont du travail par-dessus la tête, comme c’était le cas avant l’épidémie du fait des suppressions d’emplois.

Visiblement, pour La Poste, il est important que les facteurs ne prennent pas l’habitude de travailler plus tranquillement.

Inversement, pour les facteurs, ce qui est important, c’est de faire en sorte de pouvoir travailler en toute sécurité et sans précipitation.

Il aura fallu du temps pour que les facteurs aient enfin ce qu’il faut pour assurer leur protection, masques, gels, liquide désinfectant. La direction de La Poste aurait donné comme consignes aux entreprises de ménage de désinfecter les locaux mais les agents du ménage à Paris 17 n’étaient pas au courant.

Entre le baratin des uns et le mépris des autres et inversement, le patronatvirus fait des ravages !

Pour La Poste cela ne presse pas… et ce n’est pas nouveau !

La Poste a donc fait le choix de ne pas distribuer tous les jours les quotidiens. Une partie des sociétés de presse s’en est plaint, mettant en avant la nécessité de l’information et le fait que La Poste l’ait fait sans concertation. Ceci dit, avant l’épidémie, à force de suppressions d’emplois, il y avait déjà des jours où les facteurs distribuaient en même temps plusieurs numéros d’un quotidien qui n’avait pas pu être distribué pendant plusieurs jours faute d’effectif suffisant.

Infirmière en colère - Noisy-le-Grand :  Un témoignage édifiant

Echo d'entreprise
02/04/2020

Je suis infirmière libérale à Noisy-le-Grand. Depuis quelques semaines, le quotidien au travail est particulièrement difficile. Pour faire nos tournées, nous manquons de masques FFP2, bien plus efficaces que les masques chirurgicaux pour nous protéger et protéger nos patients. L’Etat avait promis des masques, mais je n'ai eu que 18 masques chirurgicaux la première semaine de confinement, et rien du tout la deuxième. Heureusement, un patient travaillant à EDF nous a donné 10 masques FFP2. La troisième semaine, il a fallu que je me mette très en colère à la pharmacie pour qu'on me donne enfin 10 masques chirurgicaux et 6 FFP2.

Pour le gel hydroalcoolique, c’est aussi la débrouille. Pendant nos jours de repos, nous démarchons les pharmacies de Noisy et ses alentours (Torcy, Champs-sur-Marne) pour reconstituer un stock suffisant pour une semaine. Je manque aussi de charlottes et de surblouses.

Au lieu de nous concentrer sur notre travail de soignants, nous perdons notre temps et notre énergie à chercher du matériel de protection. Pour combien de temps encore ?

Hôpital Saint-Anne - Paris :  Il n'y a pas que les masques qui manquent

Echo d'entreprise
02/04/2020

Au GHU Psychiatrie Parisienne, en plus des protections qui manquent, masques, sur-blouses, il manque aussi de matériel de base.

Pour l'ouverture d'unités transformées pour accueillir des patients diagnostiqués Covid-19, que ce soit à la CMME (pôle hospitalo-universitaire) sur le site de Sainte-Anne, ou sur le site de Bichat, des chariots de soins et des chariots pour les repas sont indispensables, mais manquent.

Le personnel et les patients payent des années de politique d'économies sur le stockage de matériel.

RATP maintenance - Paris :  Confiquoi ?

Echo d'entreprise
02/04/2020

À la maintenance, que ce soit dans les ateliers ou en maintenance itinérante, la direction déplace plus de salariés que nécessaire. Par exemple à Bagneux, neuf salariés sont convoqués pour des urgences alors que deux ou trois suffiraient.

Ailleurs elle essaye d’avancer le travail. À l’atelier de la ligne 14, comme il y a un peu d’avance sur les visites de sécurité, la direction veut faire travailler les agents dans des « Révisions Générales ». Ces travaux impliquent qu'à leur tour, des salariés de l’atelier de Fontenay ne se contentent plus uniquement des travaux urgents.

Le cadre de l’atelier de Chanzy voudrait que les vérificateurs électriques qui sont en télétravail reviennent parce qu’il a peur que les salariés « prennent du retard ».

L’attention des salariés est centrée sur la crainte de participer au développement de l’épidémie.

Les chefs eux seraient-ils atteint d' un autre mal, bien connue celui là, l’anxiété vis-à-vis des « retards de production » ?

Société générale - La Défense :  Nos vacances, un besoin vital !

Echo d'entreprise
01/04/2020

La direction de la Société Générale vient de convoquer les syndicats dans le cadre d’une réunion CSE. Elle a demandé que nous prenions dix jours de congés effectifs avant le 17 mai, c’est-à-dire avant la fin des vacances scolaires.

Mais être enfermé chez soi ce n’est pas des vacances, c’est du confinement. Et au sortir du confinement, nous aurons besoin de ces congés pour nous remettre de l’isolement, aller voir notre famille, sortir avec les enfants, en un mot récupérer.

Nous obliger à prendre nos congés dès maintenant, c’est nous demander de faire les frais de la crise du Coronavirus. Alors les jours de récupération que sont nos congés, il faudra les exiger !

Hôpital Bichat - Paris :  :  Des femmes de ménage sans protection

Echo d'entreprise
01/04/2020

Une semaine après le début du confinement, aucun moyen de protection n’avait été mis en place pour les femmes de ménage employées par la société de sous-traitance Atalian.

Nettoyant chaque jour les quelque 950 lits de l’hôpital, ces travailleuses n’avaient ni gel, ni masque, ni gants. Aucune information sur les chambres accueillant les malades du Covid-19 ne leur était même donnée par leurs responsables.

Lundi 23 mars, face à ce danger et ce mépris, elles ont convoqué leurs chefs à une réunion inopinée. Tant que la société de ménage ne leur fournirait pas les moyens de protection nécessaires, elles ne reprendraient pas le travail. La réponse ne s’est pas fait attendre.

Chacune des femmes de ménage dispose depuis ce jour d’une boîte de gants, de masques, de gel hydroalcoolique et de blouses jetables. Même cela, il aura fallu l’imposer.

Hôpital Raymond Poincaré (Garches) :  Il faudra leur faire payer

Echo d'entreprise
01/04/2020

Le personnel du SAMU a monté une tente devant les anciennes urgences. Il s'agit de pouvoir mettre quelques heures des patients sous respirateurs en attendant que des lits soient libres quelque part.

Voilà le résultat de 40 ans de fermetures de services d'urgences et de réanimation.

Fedex - Roissy :  L'irresponsabilité criminelle de la direction

Echo d'entreprise
01/04/2020

L’entreprise de transport international de fret Fedex emploie sur la zone de l’aéroport Roissy environ 2500 salariés. Les possibilités immenses d’une telle entreprise, capable de faire circuler des colis entre 220 pays avec ses 600 avions, ne sont pas mises à profit pour transporter des masques ou des médicaments mais continuent à servir à transporter toute sorte de marchandises loin d’être prioritaires.

Mardi 24 mars, un travailleur intérimaire de l’entreprise est mort du Covid-19 et, depuis, de nombreux autres salariés sont atteints. La direction de l’entreprise est responsable et coupable car, depuis le début de la crise, elle se moque de la santé des travailleurs. D’abord, elle a continué à faire venir au travail les salariés du bassin de Creil où de nombreux cas de Covid-19 avaient été détectés. Ensuite, elle a laissé les travailleurs quotidiennement s’agglutiner par centaines dans le même hall avant de passer les portiques de sécurité et, elle leur a fait poser les doigts sur les mêmes appareils de prise d’empreintes sans les faire nettoyer. Les salariés ont aussi continué à travailler sans aucune protection (ni gants ni masques) côte à côte et à se restaurer, durant leurs pauses, assis les uns à côté des autres autour de grandes tables. Finalement au bout d’une semaine de confinement du pays, l’entreprise s’est contentée d’installer quatre distributeurs de gel hydroalcoolique pour tout le site, à l’entrée et à la sortie. Et l’organisation du travail ne permet toujours pas de respecter les mesures de distanciation malgré quelques aménagements de postes. Enfin, après la contamination avérée de travailleurs, Fedex n’a même pas procédé à une véritable désinfection des postes de travail et des outils de travail : dans certains cas la « désinfection » a consisté à passer un simple coup de lingette !

Etant donné le danger qu’on leur fait courir, de plus en plus d’embauchés ne se rendent plus au travail. Du coup, la direction a fait appel à encore plus d’intérimaires en les faisant parfois travailler sur deux vacations de 17H30 à 5H du matin. Sous la pression des syndicats, les boîtes d’intérim ont annoncé en début de semaine qu'elles n'enverraient plus d’intérimaires à Fedex. Mais seulement deux jours après, certaines d'entre elles demandent aux intérimaires de retourner travailler chez Fedex sous prétexte que le site aurait été désinfecté et que quelques mesures de protection auraient été prises.

Les patrons de l'intérim comme ceux de Fedex, obnubilés par leurs profits, veulent coûte que coûte poursuivre l’activité quitte à contaminer des travailleurs et, à faire d’eux, des propagateurs du virus malgré eux.

AXA France :  L'occasion fait le larron

Echo d'entreprise
31/03/2020

À AXA France, Assurances, nous sommes depuis deux semaines en travail à distance, confinés à nos domiciles.

La direction sautant sur l’occasion que lui offrent les ordonnances du gouvernement vient de nous annoncer qu’elle nous impose de prendre des congés. Sous prétexte de difficultés économiques (!), elle va nous voler 1 à 2 jours par semaine suivant les services, de congés payés, JRTT/JRA, jours sur notre compte épargne temps, et ce sur le mois d’avril, pouvant aller jusqu’à 10 jours. C’est elle qui décide quels services sont en baisse d’activité et le nombre de jours imposés.

AXA est une multinationale du CAC 40 qui, depuis des années, additionne les milliards de bénéfices. La direction, dans sa note, ose nous dire qu’il s’agit de solidarité. Avec qui ? Les actionnaires de toute évidence.

Hôpital Saint-Antoine - Paris :  Testés positif... à la colère

Echo d'entreprise
31/03/2020

Jour après jour, les cas de Covid-19 se multiplient dans les équipes. Alors l’anxiété monte forcément… mais la colère aussi ! Car cette situation aurait pu être évitée.

Il y a une semaine des équipes entières étaient sans masques, et encore maintenant il en manque largement, tant la direction les distribue au compte-gouttes.

Si elle veut prendre des risques, libre à elle. Mais alors qu’elle vienne bosser dans les services.