Semperit - Argenteuil :  Nathalie Artaud soutient les salariés

Article de presse
06/07/2017

Nathalie Arthaud (LO) est venue apporter son soutien à ces ouvriers menacés de perdre leur emploi d’ici à la fin de l’année.

Pour ce premier « jeudi de la colère », les salariés de Semperit d’Argenteuil ont mobilisé du monde. Famille, amis, militants politiques locaux de gauche et même une ancienne candidate à l’élection présidentielle, Nathalie Arthaud, sont venus apporter leur soutien à ces ouvriers menacés de perdre leur emploi d’ici à la fin de l’année. « On parle beaucoup de GM & S, Whirlpool mais des usines comme celle-là de 90 salariés qui sont des filiales de grands groupes qui prospèrent, il y en a plusieurs dans le pays qui ferment et dont on ne parle qu’au niveau local », constate la porte-parole de Lutte ouvrière.

Vendredi dernier, la direction du groupe a annoncé la fermeture de ce site Argenteuillais au bénéfice d’une délocalisation de son activité en Pologne. « Cette nouvelle nous est tombée sur le coin de la figure, peste Peggy, 42 ans, épouse d’un des ouvriers. On est inquiet pour notre avenir, nos enfants et le quotidien ! On se demande comment avec mon seul salaire de fonctionnaire on va remplir le frigo », poursuit-elle en rage.

Cette fermeture entraînera la suppression de 64 postes permanents, selon la direction, 88 selon les syndicats en comptant les emplois non directement liés à la production. Si pour les salariés, il ne s’agit ici que de « licenciements boursiers », la direction, elle, motive sa décision notamment par « la faiblesse du carnet de commandes de sa filiale SFBT (Sempertrans France Belting Technlogy) » et une perte « d’un quart de son chiffre d’affaires en 4 ans ». 

Les deux camps ne sont donc parvenus à aucune entente ce jeudi matin lors du nouveau comité d’entreprise extraordinaire. Les représentants syndicaux CGT - FO ont d’ailleurs quitté « manu-militari » la séance car ils refusent d’entendre parler de fermeture et de plan de sauvegarde de l’emploi. La députée (LREM) de la circonscription, Fiona Lazaar, les a rencontrés en fin de matinée. Elle a pris rendez-vous avec le cabinet de la ministre du Travail.

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