La Réunion

Avortements forcés à La Réunion dans les années 1960 : le mépris colonial à l'œuvre (film à voir le 7 mars sur France ô)

Brève
15/02/2019

Dans les années soixante, alors qu'en France l'avortement était interdit, le pouvoir gaulliste préconisait le contrôle des naissances à La Réunion et pratiquait la déportation en métropole de centaines de jeunes réunionnais de familles pauvres au prétexte de lutter contre la « surpopulation » de l’île.

À Saint-Benoît, dans la clinique privée du docteur Moreau, des médecins pratiquèrent à cette époque des milliers  d'avortements et de stérilisations forcés (on cite le chiffre de 3000) de femmes pauvres.

Ces agissements inhumains et scandaleux permirent au propriétaire de la clinique de Saint-Benoît, mais aussi aux médecins avorteurs, de se constituer des fortunes avec la complicité des responsables de la Sécurité sociale qui leur payèrent des millions pour ces actes chirurgicaux abusifs et se gardèrent bien de porter plainte contre les responsables de ce trafic honteux.

La Réunion

La justice complice des marchands de sommeil

Brève
15/02/2019

Fin décembre, les locataires des logements sociaux du groupe La Prise appartenant à la SHLMR et situés dans le quartier Jean Petit à Saint-Joseph ont saisi le juge des référés pour cause d'habitations indécentes. Livrés récemment, ces HLM présentent déjà des moisissures aux murs et aux plafonds rendant leur occupation dangereuse (suintement d'eau à proximité des prises de courant) et mettant la santé de leurs habitants en danger (personnes âgées et asthmatiques).

Afin de faire bouger plus rapidement la direction de la SHLMR les locataires ont donc décidé de faire constater les avaries par huissier avec l'aide de la CNL et ont porté l'affaire devant le juge des Référés. Celui-ci, contre toute attente, a débouté les demandeurs au prétexte qu'ils n'apportaient pas la preuve que le désordre résultait bien d'un défaut de construction ! (Le Quotidien du 14 février 2019). Entre temps, la CAF a suspendu leurs allocations logements en raison de l'indécence constatée et la SHLMR continue de les harceler en leur demandant de lui payer les loyers impayés !

La CNL compte faire appel de ce jugement inique. Mais voilà à quel cynisme des décideurs la population laborieuse victime  d'abus patents doit faire face quotidiennement dans la société capitaliste !

La Réunion

GHER : l'équilibre budgétaire avant la santé des patients

Brève
15/02/2019

Le Groupement Hospitalier Est Réunion possède à Saint-André une unité de soins de suite et de réadaptation (USSR) où séjournent majoritairement des personnes âgées. Sur une vingtaine de chambres, seules huit sont climatisées, et encore, suite aux demandes réitérées des représentants du personnel dont les premières remontent à quinze ans...

Beaucoup de ces personnes hospitalisées et fragiles se retrouvent donc dans des chambres où l'atmosphère est étouffante et où, aux dires même de la direction du GHER, « l'hyperthermie peut devenir un problème de santé supplémentaire » (Le Quotidien du 12 février 2019).

Le GHER compte-t-il procéder au renforcement de la puissance électrique nécessaire au fonctionnement des clims ? Rien n'est moins sûr ! Sa direction vient de répondre aux syndicats qu'elle a en effet  « des investissements très limités », mais qu'elle sait les prioriser ! Autant dire que sa priorité ce ne sont pas les malades et le personnel !

Les directions du  CHU et de l'ARS de La Réunion  se sont  en effet fixés un but valable pour tous les établissements de santé publics réunionnais, c'est de combler le déficit du CHU  en supprimant des dizaines d'emplois et en limitant au maximum ses investissements dans les services.

Alors peu leur importe si les patients âgés souffrent gravement de chaleur à l'USSR de Saint-André !

La Réunion

Pour manger sain, y a comme un couac !

Brève
04/02/2019

Suite à la demande de la députée PS Éricka Bareigts de mettre fin à l'expédition vers l'île de La Réunion de « produits de dégagement » (cuisses de poulets de mauvaise qualité et à un très bas prix entravant de surcroît l'écoulement de la production de éleveurs locaux, le ministre de l'Agriculture lui a déclaré que le gouvernement allait prendre une ordonnance pour mettre fin à cette situation.

Les producteurs locaux se sont bien sûr réjouis de cette décision.

Vont-ils pour autant embaucher plus dans leurs exploitations et usines d'abattage, rien n'est moins sûr.

Vont-ils pour autant occuper la place du marché laissée libre par les importateurs de viande de mauvaise qualité ? Rien n'est moins sûr aussi, car, comme le déclarait au Quotidien la responsable de l'Ariv, organisation professionnelle de la volaille : « On ne peut pas empêcher les 30 % de chômeurs de La Réunion de se rabattre sur ces produits bon marché ».

Eh oui, ce n'est pas avec des demi-salaires et bien souvent des allocations chômage de quelques centaines d'euros que l'on peut s'offrir de bons produits alimentaires. Alors la seule solution valable est d'interdire les licenciements et d'imposer au patronat l'augmentation générale des salaires, en un mot de... voler dans les plumes du patronat !

La Réunion

Mayotte: il faut la liberté de circulation pour tous !

Brève
31/01/2019

Actuellement les personnes recevant un titre de séjour à Mayotte ne peuvent pas quitter l’île. L’amendement d’un député LR de Mayotte a été rejeté par les députés LREM, y compris la députée macroniste mahoraise. Cet amendement demandait que les étrangers bénéficiant d’un titre de séjour leur permette de circuler sur tout le territoire national.

De la part des Républicains (LR), l’amendement proposé n’était motivé que par des raisons politiciennes, vis-à-vis des macronistes. Mais que les tenants de Macron le rejettent illustre combien les uns et les autres se battent avec la peau des migrants et des plus pauvres.

Non à la transformation de Mayotte en camp de rétention !