La Réunion

Fauchard pas fauché

Brève
29/05/2022

Lors d'une réunion organisée à Bercy en présence de représentants du patronat, Bruno Lemaire, le ministre de l'économie de Macron a lancé à destination de son auditoire : "Il faut que le travail paye, paye bien et garantisse à tous nos compatriotes la dignité dans leur existence. Les entreprises qui peuvent augmenter les salaires doivent augmenter les salaires".

Cela n'a pas eu l'heur de plaire aux patrons présents. François Asselin, le représentant de la CPME lui a répondu que les augmentations de salaires étaient impossibles, car « Une entreprise ne peut distribuer que ce qu'elle gagne ».

Didier Fauchard, le président du Medef Réunion a rajouté son grain de sel en rappelant que "les augmentations de salaires étant intégrées dans les salaires, elles sont pérennes et ne peuvent pas être remises en cause". Quelle tristesse ! Il préfère verser des primes aux salariés, car celles-ci "peuvent à tout moment être supprimées". Ben voyons !

Comme on peut le constater le gouvernement fait des propositions, démagogiques et qui ne l'engagent à rien, à quelques jours des élections législatives, mais le patronat dispose.

C'est lui qui décide du montant des salaires dans les entreprises... tant que les travailleurs n'exigent pas qu'ils ouvrent leurs livres de comptes, constatent que l'argent ne manque pas, et ne leur imposent pas, par la grève, le relèvement de tous les salaires !

La Réunion

Le fils TAK : annuler les majorations horaires des salariés pour augmenter les profits patronaux !

Brève
25/05/2022

Patrice Thien Ah Koon, fils du maire de droite du Tampon André Thien Ah Koon, et gérant de plusieurs sociétés commerciales et immobilières, s'est porté candidat au poste de député de la 3ème circonscription de La Réunion.

Il a réitéré pendant le débat télévisé organisé par Réunion la Première mardi 24 mai sa proposition de porter le Smic à 1.600 euros net en précisant : "Nos salariés ne sont pas assez payés et il existe une pénurie de main d'œuvre. Certains sont volontaires pour travailler davantage mais les heures supplémentaires coûtent trop cher. Il faut donc leur permettre de faire des heures en plus, payées en horaires normaux."

Pas question pour lui de prendre sur ses profits et ceux de ses homologues capitalistes pour augmenter les salaires. Non, aux travailleurs qui n'arrivent pas à vivre décemment de leur travail, il n'a rien d'autre à proposer que de travailler plus en faisant leur deuil des majorations dues en cas d'heures supplémentaires.

Ce projet, s'il était voté à l'assemblée nationale, reviendrait à ramener les salaires horaires vers le bas. Une provocation à la hauteur de l'appétit sans limite du patronat et que les travailleurs doivent combattre avec la dernière détermination.

Face à l'inflation provoquée par les fauteurs de vie chère capitalistes, il n'y a qu'une seule réponse acceptable pour le monde du travail, c'est l'augmentation des salaires, des retraites et des minima sociaux. Il faut prendre sur le capital accumulé par les exploiteurs !

La Réunion

Grève à la CANE

Brève
17/05/2022

Piquet de grève CANE 17 mai 2022

Depuis mardi 10 mai les travailleurs de la CANE (coopérative agricole du Nord-Est) sont en grève contre des conditions de travail exécrables et pour une augmentation de salaire de 500 euros.

Le conseil d’administration réuni le jeudi 12 a débarqué son président mais cela n’a en rien entamé la détermination des grévistes. C’est lui qui avait mis en place le directeur, toujours à son poste lui, habitué des méthodes brutales et des provocations à l’égard du personnel.

La quarantaine de grévistes se réunissent en assemblée générale chaque matin et organisent les actions pour faire connaître leur mouvement et y entraîner de nouveaux travailleurs.

« Nous voulons vivre de notre travail, non perdre notre vie à essayer de la gagner ! » disent-ils.

Ils ont raison !

La Réunion

Observatoire des prix : en misouk !

Brève
29/04/2022

En 2020 l’observatoire des prix avec participation de citoyens a été mis en place, après la mobilisation des gilets jaunes.

Trois ans après, les 15 citoyens qui y siègent encore ne peuvent que dénoncer son inefficacité à lutter contre la vie chère alors que 38 % de la population vit sous le seuil de pauvreté. Et un pas de plus est franchi dans l’opacité : les participants devraient signer un pacte de confidentialité avant d’assister aux réunions !

A juste titre ceci est dénoncé dans une manifestation devant la préfecture ce vendredi 29 avril.

Pour que les autorités à plat ventre devant les patrons de la grande distribution et les importateurs cessent de se moquer de nous il faudra imposer l’ouverture des livres de comptes, la transparence sur les affaires et les contrats et l’indexation des salaires, des retraites et des minima sociaux sur la hausse des prix.

La Réunion

Présidentielle : les patrons de l’Outre-Mer dictent leur politique

Brève
20/04/2022

Dans la dernière lettre hebdomadaire de son organisation, le président de la Fédération des Entreprises d'Outre-Mer (la FEDOM), Hervé Mariton, déclare ne pas vouloir choisir entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen.

Pour ce représentant du patronat des DOM les deux lui conviennent. « Ils ont, dit-il, repris la proposition de la FEDOM d'une loi de programmation destinée à bien fixer une stratégie de développement économique et les moyens qui seront mobilisés ». Une façon de bien faire comprendre au futur ou à la future élue à la présidence de la république que les patrons d'Outre-Mer attendent d'eux qu'ils consacrent tous les moyens financiers de l'État à faire fructifier leurs affaires.

Sans complexe, Mariton continue en se proposant d' « aider le futur président à écrire le contenu (de ladite loi) ». Discret petit rappel à Macron et Le Pen que c'est sous la dictée et le contrôle du patronat que les futures lois seront rédigées.

Pas question, précise-t-il enfin, d'entretenir de « trop grandes attentes de l'action des pouvoirs publics » chez les travailleurs en mal de pouvoir d'achat.

En clair, la consigne de la FEDOM c'est : « pas question d'augmenter le Smic ou d'appliquer les conventions collectives dans les DOM, cela, c'est notre domaine, on s'en occupe et donc rien ne doit bouger ! »

Voilà comment les vrais maîtres de la société s'adressent à leurs larbins politiques qui ne sont là que pour les servir et faire de la figuration !