La Réunion

Saint-André : crèches, alertez les bébés !

Brève
16/12/2022

 

La municipalité (de gauche …) de Saint-André prévoit de privatiser la gestion des six crèches communales au prétexte que « la petite enfance, qui demande beaucoup de technicité, n’est pas un métier de base des collectivités », selon les propos du directeur général des services (DGS) de la mairie rapportés par Le Quotidien du 13 décembre dernier !

Tiens, tiens ! Au nom de quoi les collectivités n’auraient-elles pas à s’occuper des enfants ? Et surtout comment des structures privées orientées vers le profit seraient-elles plus à même de bien traiter le personnel et les petits ?

Toujours selon le DGS, si les employés titulaires conserveraient leur statut de la fonction publique territoriale, leurs camarades en CDI et CDD (un tiers des 114 employés concernés) verront, eux, leurs contrats transférés vers des structures privées.

En tout cas, les uns et les autres, quel que soit leur statut, ont beaucoup de souci à se faire car ces dernières années ont été émaillées de mobilisations contre les abus répétés des employeurs de crèches privées : retard dans le paiement des salaires, sous-encadrement des enfants pour cause de nombre insuffisant d'auxiliaires de puériculture, auxiliaires de puériculture chargées de fait de la gestion des crèches, manque d'hygiène, rupture dans les approvisionnements alimentaires des enfants, etc. En fait dans les crèches privées le profit passe avant tout.

Le sort des tout petits doit être garanti par un service public disposant des moyens financiers et humains à la hauteur des besoins. Ces moyens sont d'ailleurs aujourd'hui fournis par la finance publique (la CAF) et les parents.

Au lieu d'engraisser les requins du privé, l'argent de l'État devrait servir à financer les crèches communales et permettre aux parents de placer leurs jeunes enfants, en toute sécurité, dans des crèches gratuites

 

La Réunion

Université de La Réunion : internet... si tu paies !

Brève
15/12/2022

La direction du Crous a proposé récemment le déploiement du Wi-Fi sur l'ensemble des résidences universitaires de La Réunion « afin de rattraper le retard numérique avec la métropole », mais en imposant aux étudiants résidents à la fac de payer 7 euros chaque mois en plus de leurs loyers.

Cette décision brutale a soulevé une vague de protestations parmi les étudiants dont la grande majorité disposent de faibles moyens financiers, à tel point que certains sont amenés à se priver de repas le week-end car le restau U, qui leur facture leur repas à un euro, est fermé en fin de semaine.

Cette proposition a été repoussée par les élus étudiants au conseil d'administration du CROUS, suite à quoi le président de l'université est revenu à la charge en déclarant qu'il était « nécessaire de faire adopter ce point avant le 1er juillet 2023. Passé ce délai, l'ensemble des étudiants se verraient privés de connexion Wi-Fi jusqu'en 2026".

Un chantage inadmissible et d'autant plus scandaleux que l'État français sait trouver des dizaines de milliards pour subventionner les capitalistes, réunionnais y compris, ou ne trouve rien à redire à ce que Macron se paie un voyage aux frais de la princesse pour aller se montrer au mondial de foot au Qatar !

La Réunion

BQP : arnaque sur toute la ligne !

Brève
15/12/2022

Le Bouclier Qualité Prix, instauré à La Réunion en 2012 et destiné selon ses promoteurs à offrir aux consommateurs un panier de produits courants à un prix bloqué, s'avère troué de toutes parts outre le fait qu'il ne représente qu'une infime partie du panel de produits commercialisés par les grandes surfaces (153 sur des dizaines de milliers).

Suite à un contrôle de la DEETS, la préfecture a dû reconnaître qu'entre 14 et 27 % de ces produits étaient régulièrement en rupture dans les rayons obligeant ainsi les clients à se rabattre sur des produits plus chers pour se ravitailler.

Tous les moyens sont bons pour les capitalistes de la grande distribution pour arnaquer les classes populaires.

Face à l'envolée des prix, le seul bouclier contre la vie chère, c'est la lutte des travailleurs pour imposer au patronat l'augmentation générale des salaires et leur indexation sur la hausse réelle des prix !

La Réunion

Les profiteurs de la crise

Brève
26/11/2022

Le groupe français de transport maritime CMA CGM a réalisé un profit de 7 milliards d'euros au troisième trimestre de cette année.

C'est la principale compagnie qui transporte les marchandises à La Réunion.

Elle avait profité de la pandémie du Covid 19 pour augmenter le tarif de ses conteneurs de 650 % !

À ce titre, elle est responsable de l'enchérissement du coût de la vie et de l'appauvrissement des classes populaires de France et des DOM, comme le sont les compagnies pétrolières et la grande distribution.

La Réunion

JIR/CHANE PANE : quand les patrons se font la guerre, les travailleurs trinquent

Brève
05/10/2022

Dans son édition datée du 30 septembre, Jacques Tillier, l'éditorialiste, mais aussi président et directeur général du Journal de l'Île de La Réunion (le JIR), l'un des deux quotidiens de l'île, accusait son propre imprimeur, la société ICP Roto, dont le propriétaire est Alfred Chane Pane, d'avoir magouillé pour avoir obtenu du tribunal de commerce le rachat d'une autre imprimerie liquidée, Ah Sing, en lieu et place du JIR et de son associé.

Piqué au vif, le patron d'ICP Roto rappelait qu'il avait fait don au JIR de 150 000 euros et ne comprenait pas que celui qu'il avait nourri vienne lui mordre la main ! Il décidait alors de bloquer l'impression du JIR à partir du 30 septembre privant ainsi le journal de ses ventes depuis ce jour-là et ses lecteurs de leur journal.

Tillier crie aujourd'hui à l'atteinte à la « liberté de la presse » et se targue ,, malgré sa menace de licencier 25 salariés, d’avoir obtenu le soutien de la plupart des responsables politiques qu’il brocarde régulièrement.

Son directeur de la rédaction,lui, se grime en défenseur des salariés les plus précaires du JIR qui pourraient être les premières victimes de cette non-parution : « ses 28 chauffeurs-livreurs... des "VPCTi", pour vendeurs-colporteurs de presse, dont le statut de travailleurs indépendants les conduit, en cas de licenciement, directement sur la touche. Sans même avoir le "loisir" d’aller pointer à Pôle-Emploi. », dit-il avec le plus grand cynisme puisque c’est bien la direction du JIR qui organise cette précarité. Et nul besoin de rappeler les licenciements opérés dans la dernière décennie qui ne doivent rien à la censure mais tout à la préservation des profits des actionnaires.