La Réunion

Les Mahorais: Français... sur le papier !

Brève
01/04/2021

Il y a dix ans, Mayotte devenait le 101ème département français.

Quelle situation prévaut aujourd'hui dans cette île dont la moitié est âgée de moins de 17 ans ?

Eh bien si l'on commence par l'éducation nationale qui devrait être obligatoire, moins de la moitié des jeunes concernés y a droit. Les écoles, les classes et les professeurs manquent cruellement.

800 classes de primaire manquent à l'appel pour scolariser les enfants, selon les normes nationales.

Alors que chaque année, plus de 2000 lycéens mahorais obtiennent leur baccalauréat, il n'existe qu'un millier de places disponibles pour les accueillir dans des formations supérieures à Mayotte, ce qui les oblige à s'expatrier à La Réunion ou en métropole.

Sur le plan social que l'État français a cumulé les déficits. Ainsi 77 % de la population mahoraise vit en-dessous du seuil de pauvreté et l'espérance de vie est inférieure de 8 ans à la moyenne nationale. 40 % des habitations sont construites en tôle, 30 % n'ont pas accès à l'eau potable. Le Smic est toujours inférieur de 20 % au Smic national et les principales aides sociales sont toujours plafonnées à 50 % des autres départements français.

Si les travailleurs et les pauvres de Mayotte ont droit au mépris de l'État français, il n'en va pas de même du patronat qui profite au maximum de ses aides de toutes sortes, des bas salaires et n'hésite pas à pratiquer des prix exorbitants sur les produits de première nécessité.

La Réunion

Quand les banques saignent les plus démunis

Brève
19/03/2021

Par une note récente de l'Iedom (l'équivalent à La Réunion de la Banque de France) on apprend que le taux d'intérêt moyen pratiqué par les banques dans l'île pour taxer les découverts est de 13,54 % (5,34 % au niveau national).

Non seulement les banques ne rémunèrent pas les comptes courants de dépôts mais elles trouvent en plus le moyen de se faire du fric en frappant au porte-monnaie les plus pauvres. Car ce sont bien eux, qui du fait de leurs bas revenus, se retrouvent souvent dans le rouge. Et à La Réunion c’est 38 % de la population qui vit en-dessous du seuil de pauvreté !

Le système capitaliste est un charognard.

La Réunion

Le Chaudron : trente ans après les émeutes de 1991, rien de changé fondamentalement

Brève
03/03/2021

Il y a trente ans, le quartier du Chaudron s'embrasait suite à la décision du pouvoir «socialiste » d'interdire la chaîne de télé privée Freedom. Les émeutes duraient du 27 février à la mi-mars de 1991 sans discontinuer.

À la revendication de la liberté d'expression sur les ondes s'ajoutaient celles de l'augmentation des salaires (« Non aux salaires soldés ! » tel était un des slogans des manifestants) et du travail pour tous, l'amélioration des conditions de vie et de logement.

Face à la colère populaire qui commençait à gagner d'autres quartiers du chef-lieu, tel les Camélias, mais aussi ceux du Port, le pouvoir n'a su que dépêcher dans les quartiers révoltés toujours plus de CRS et Rocard, le Premier Ministre de Mitterrand, a trouvé encore le moyen de se moquer de la population pauvre de La Réunion en déclarant qu'il « n'était pas le Père Noël » !

Freedom a fini par être légalisé et continue à émettre aujourd'hui en ménageant sur ses ondes les groupes capitalistes qui sont ses annonceurs et donc ses financeurs !

Les habitants du Chaudron, eux, n'ont eu le droit qu'à une seule chose, le relookage extérieur de certains de ses immeubles, et encore pas tous, loin s'en faut. Beaucoup de locataires de la SIDR n'ont eu droit à aucun ravalement, aucune réparation, aucune remise aux normes de leur appartement depuis des dizaines d'années !

Alors les quelques travaux effectués, le vernis posé ne permet même pas de cacher la misère qui se cache derrière les murs !

La Réunion

Chaudron : coup de colère contre les provocations policières

Brève
03/03/2021

La semaine passée, la presse et les médias réunionnais ont fait leurs choux gras des échauffourées qui se sont produites dans le quartier du Chaudron à Saint-Denis.

Cette colère a éclaté suite à un nouveau couvre-feu annoncé par le préfet dans un quartier où plus de la moitié de la population vit en-dessous du seuil de pauvreté et s'entasse dans des immeubles en béton, souvent à plusieurs générations dans un même logement où on étouffe de chaleur.

Le ras-le-bol des jeunes du Chaudron a été aussi provoqué par les nombreux PV administrés par la police aux habitants qui prenaient l'air sans masques devant leurs immeubles.

Ce sont ces provocations de l'État qui ont mis le feu aux poudres dans ce quartier où la population respecte très largement les gestes barrières. Exposer la population du Chaudron à la vindicte populaire, la frapper au porte-monnaie alors qu'elle est souvent démunie de tout, ne fera qu'accroître sa haine du système en place !

La Réunion

Mayotte : En pleine crise sanitaire les expulsions continuent !

Brève
28/02/2021

En plein confinement, la préfecture de Mayotte et la mairie de Mamoudzou ont pris la décision de déloger les habitants des bangas.

Depuis une semaine, les gendarmes évincent manu militari les occupants de ces baraques de fortune du nord et du sud de la capitale.

Le 26 février, ces opérations ont provoqué des affrontements entre gendarmes et habitants des bangas du lotissement de Trevani pour la plupart des Comoriens en situation irrégulière.

À Mayotte, la chasse aux migrants comoriens ne connaît pas de trêve ; le département bat même le record de France des reconduites à la frontière. Mais en pleine flambée de l’épidémie du coronavirus, mettre les plus pauvres parmi les pauvres à la rue, est criminel !