La Réunion

Migrants Sri-Lankais : toujours rejetés

Brève
15/04/2019

Vendredi dernier un nouveau bateau de migrants venant du Sri-Lanka, avec à son bord 120 personnes environ dont 16 femmes et 13 enfants, a accosté à Sainte-Rose.

C’est la sixième embarcation qui arrive sur l’île depuis mars 2018.

Une fois arrivés sur les côtes françaises de l’Océan Indien, tous subissent le même sort : mise en centre de rétention avant leur passage en justice et leur expulsion de La Réunion.

Les autorités ne veulent pas de migrants qui fuient la misère, la répression ethnique et politique.

Les pays impérialistes dont la France sèment la guerre et le chaos sur la planète mais ne veulent pas que leurs victimes viennent frapper à leur porte.

La Réunion

Sopema OI : grève victorieuse sur les salaires

Brève
15/04/2019

Mardi 9 avril, les ouvriers et chauffeurs de l'entreprise Sopema O.I. de La Possession se sont mis en grève illimitée pour leurs salaires et le respect des instances représentatives du personnel que leur patron ignorait délibérément depuis leur mise en place.

Sur un effectif de 25 salariés, 15 cessaient le travail, un ouvrier étant en accident de travail, les seuls restant à travailler étant les cadres.

Ces travailleurs avec des bas salaires (1654 € brut pour 25 ans d'ancienneté), revendiquaient une augmentation égale pour tous de 700 € brut mensuelle, le versement de la prime de qualité promise en 2016 avec effet rétroactif et l'instauration d'une prime de 0,5 % sur le chiffre d'affaire de l'entreprise qui dépassait les 11 millions d'euros l'an passé.

Le deuxième jour de grève, la direction se disait prête à concéder 4 % d'augmentation des salaires, proposition que les grévistes unanimes ont refusée déclarant que le calcul de leur manque à gagner avait été exprimé en euro et pas en pourcentage.

La grève était reconduite et bloquait de fait la production de produit surgelés (viande, poisson) vers les magasins de détail « L'îlot du surgelé » appartenant aussi à leur patron... et dont les travailleurs vinrent manifester leur solidarité avec les grévistes.

Jeudi 11 avril en fin d'après-midi  le patron  concédait une augmentation de salaire de 150 € brut, la prime de qualité avec effet rétroactif et l'engagement de respecter dorénavant les organismes paritaires.

La Réunion

Mayotte : les travailleurs en luttes

Brève
02/04/2019

À Mayotte, département pillé par le patronat et laissé à l’abandon par l’État néocolonial, les travailleurs, dans différents secteurs, sont en lutte pour les salaires et la dignité.

Début avril, la grève à la Sogea/SMAE (groupe Vinci) en est à sa quatrième semaine. Devant le mépris de leur direction les salariés grévistes sont déterminés à faire valoir leurs revendications. La multinationale milliardaire Vinci est également mise en cause par le Syndicat intercommunal des eaux (Sieam), qui l’accuse de facturer bien trop cher l’eau dont le tarif est presque deux fois plus élevé qu’à La Réunion !

 

Plusieurs dizaines d’enseignants du premier degré poursuivent leur mouvement à l’appel du SNUIPP FSU, entamé fin mars. Ils demandent la même indexation qu’à La Réunion : 53 % (40 % aujourd’hui à Mayotte). Mayotte est le département le plus cher de France, tout en étant celui qui compte la population la plus pauvre !

 

À la mairie de Koungou (32 000 habitants), le 1er avril, l’intersyndicale a appelé les agents à la grève illimitée notamment contre la mise aux placards de fonctionnaires, contre les discriminations ou les intimidations et pour le versement de certaines primes. Le même jour, chez le concessionnaire SMCI (Peugeot), la CGT Ma appelait les salariés à cesser le travail pour une durée illimitée pour le respect du personnel, pour l'application de la grille salariale de la Convention collective nationale automobile, pour des primes supplémentaires, pour la réintégration et l'arrêt des sanctions contre un salarié.

 

Vive la lutte des travailleurs mahorais !

La Réunion

Mayotte : vie chère et profits capitalistes

Brève
19/03/2019

Selon l’Observatoire des prix de Familles rurales, le panier moyen objet du Bouclier Qualité Prix à Mayotte coûte aux consommateurs 73% plus cher que la moyenne nationale.

Parmi les 77 produits du panier, dont le coût passe cette année de 210 à 193 euros, tout ou presque est importé d’Europe. Cette légère baisse n’écorne pas le moins du monde les profits de la filière (industriels, transporteurs et grande distribution) en situation de quasi monopole et qui paye ses employés une misère ! Sans compter les ruptures d’approvisionnement sur les produits surveillés et les habituelles hausses sur les produits hors bouclier.

Le seul bouclier valable serait d’imposer l’ouverture des livres de comptes et des comptes en banque de toutes ces entreprises qui exploitent la population mahoraise à l’abri du sacro-saint principe du secret des transactions commerciales et financières.

La Réunion

Mayotte : grève pour les salaires chez Sogéa et SMAE

Brève
19/03/2019

Grève SMAE

Depuis le12 mars, deux cents travailleurs sur les trois cents de la Sogéa et de la Société mahoraise des eaux (SMAE), faisant partie du groupe Vinci sont en grève pour les salaires, les conditions de travail et pour exiger plus de respect de la part de l’encadrement venu souvent de l’extérieur de l’île.

Outre les payes misérables, ces sociétés font de splendides profits en augmentant leurs tarifs, ponctionnant ainsi encore plus les usagers et les collectivités.

La direction propose une augmentation des salaires de 1,2%, soit de 15 à 25€ par mois. Les grévistes veulent 250€.

Il faut augmenter les salaires pas les profits !