La Réunion

Avortements forcés à La Réunion dans les années 1960 : le mépris colonial à l'œuvre (film à voir le 7 mars sur France ô)

Brève
15/02/2019

Dans les années soixante, alors qu'en France l'avortement était interdit, le pouvoir gaulliste préconisait le contrôle des naissances à La Réunion et pratiquait la déportation en métropole de centaines de jeunes réunionnais de familles pauvres au prétexte de lutter contre la « surpopulation » de l’île.

À Saint-Benoît, dans la clinique privée du docteur Moreau, des médecins pratiquèrent à cette époque des milliers  d'avortements et de stérilisations forcés (on cite le chiffre de 3000) de femmes pauvres.

Ces agissements inhumains et scandaleux permirent au propriétaire de la clinique de Saint-Benoît, mais aussi aux médecins avorteurs, de se constituer des fortunes avec la complicité des responsables de la Sécurité sociale qui leur payèrent des millions pour ces actes chirurgicaux abusifs et se gardèrent bien de porter plainte contre les responsables de ce trafic honteux.

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