La Réunion

Les conséquences de la suppression des contrats aidés dans plusieurs communes

Brève
29/06/2018

Invité sur le plateau d'Antenne Réunion mercredi 27 juin, le maire de Saint Denis, Christian Annette, a reconnu que cette année, suite aux suppressions massives de contrats aidés (de 650 en 2017, ils sont tombés à 450 cette année dans le chef-lieu), un tiers des centres aérés seront supprimés dans sa commune.

Il avait appelé à voter Macron au premier tour de la présidentielle et a confirmé son choix lors de cet interview en expliquant qu' « Il fallait que la France se réforme » et qu'il espérait en voir les fruits bénéfiques pour la population en fin de l'actuel mandat présidentiel !

En attendant, nombre d'enfants scolarisés du chef-lieu dont les parents travaillent et ne disposent que de revenus limités n'auront donc d'autre choix que de passer leurs vacances enfermés chez eux.

Un horizon bouché, voilà tout ce que sont capables de leur proposer les tenants du système capitaliste !

À Sainte Marie, les mêmes causes produisant les mêmes effets, la mairie de droite a décidé de supprimer la moitié de ses centres de loisirs pendant les vacances scolaires de juillet/août. Là aussi, ce sont les enfants des familles les plus pauvres qui seront affectés par la suppression des contrats aidés. Contrats aidés que la droite, par le biais des associations à sa botte, n'hésitait pas à manipuler toutes ces dernières années dans de grands rassemblements sur le site de Bois Madame pendant les périodes électorales... 

À Sainte Suzanne, mairie PCR, les centres de loisirs ouvriront comme l'an passé trois semaines en juillet-août, mais le nombre de places sera sensiblement réduit. Les Atsem qui ne travaillaient pas pendant les vacances scolaires ont appris lors d'une « réunion de travail » à laquelle elles étaient conviées mercredi 20 juin qu'elles devraient remplacer les animateurs embauchés pendant ces périodes de vacances. Les cadres de direction leur ont déclaré qu'ayant bénéficié d'une formation pour cela, celles qui refuseraient de faire ce travail supplémentaire seraient obligées de rembourser le coût de la formation... Elles seront tenues d'effectuer des journées de 11 heures par jour (de 7 à 18 h), soit 55 heures hebdomadaires, dès le début juillet et cela pendant  trois semaines ! Du travail supplémentaire, mais a priori sans rémunération supplémentaire ! Nos gestionnaires de gauche préfèrent s'asseoir sur les horaires maxima et ce qui reste du  Code du Travail.

Comme une acceptation de la politique de Macron !