La Réunion

Maurice : dictature des barbus, lâcheté de l’État bourgeois

Brève
16/06/2018

Cette année la « marche des fiertés » organisée pour le respect des droits des homosexuels qui devait se tenir samedi 2 juin à Port Louis a dû se disperser face à la contre-manifestation organisée par les extrémistes musulmans. Ces derniers, menaçant physiquement les homosexuels et même de mort leur porte-parole, brandissaient des pancartes assimilant les pratiques homosexuelles à de la bestialité et les déclarant proscrites par leur religion.

Face à ce déferlement de haine contre une minorité déjà victime quotidiennement des préjugés enracinés dans la population, le gouvernement n'a su envoyer que quelques policiers en nombre notoirement insuffisant pour protéger les homosexuels.

La presse rappelait que les préjugés à leur encontre étaient aussi bien portés par la hiérarchie catholique. Son chef, Mgr Maurice Piat, ayant déclaré, en 2017, se demander à propos de la dépénalisation de la sodomie dans ce pays « si cela ne visait pas à faire plaisir à une clientèle moderne et à prendre des distances avec des principes moraux, à s'éloigner d'une relation homme/femme qui doit rester ouverte au don de la vie ». Une façon indirecte de qualifier les relations homosexuelles d'anormales...

Ces réactionnaires religieux prétendent encore en 2018 imposer leurs vues à la population y compris dans les relations entre individus. Et l'on peut remarquer à cette occasion que les homosexuels ne peuvent même pas compter sur la protection d'un État qui se dit démocratique, mais laisse impunément des retardés imposer leur loi, alors qu'il sait jouer de la matraque quand il s'agit de travailleurs en grève !