La Réunion

Mayotte : des pouvoirs publics odieux

Brève
10/06/2018

Depuis le début du mouvement de lutte contre l'insécurité à Mayotte, mi-février, le juge des libertés et de la détention du tribunal de grande instance aurait été saisi de plus de sept cents demandes de prolongation de rétention de personnes étrangères en situation irrégulière. Mais depuis le 21 mars l'Union des Comores refuse de réadmettre ses ressortissants expulsés de Mayotte et les places manquent en centre de rétention de Mamoudzou.

Dans ces conditions, ces demandes ne devraient aboutir qu’à la libération des personnes interpellées, décision que les pouvoirs publics se refusent à assumer.

Aussi le syndicat de la magistrature dénonce la politique démagogique du chiffre en appelant à l’arrêt des interpellations de clandestins à Mayotte.

Cela reste certes un geste symbolique, mais il souligne le mépris dans lequel préfet et gouvernement tiennent la population.