La Réunion

Le « plan choc » du patronat ou comment profiter de l’argent public

Brève
29/05/2020

Les patrons ne sont jamais à cours de formules quand il s’agit de demander des aides et des subventions.

Ainsi, sous prétexte « d’éviter une crise sociale », leur représentant du Medef Didier Fauchard propose que l’État débloque des fonds pour l’embauche de 10 000 contrats aidés.

Le Medef voudrait en effet, dès le 1er juillet, pouvoir disposer de jeunes de moins de 30 ans ayant au minimum le niveau bac+3 pour une durée de trois ans minimum... payés au Smic, pris en charge à 40 % par l’État !

Autres trouvailles du Medef : une aide de 10 000 euros pour les entreprises qui prendraient un apprenti avant le 31 décembre. Et aussi, afin, prétend-il, d’éviter des licenciements, le syndicat patronal suggère de mettre les salariés en formation et de les payer par le fonds national pour l’emploi (FNE-formation).

Décidément, les patrons n’en ont jamais assez !

La Réunion

Plus facile de s'en prendre aux plus pauvres qu'aux plus riches !

Brève
04/04/2020

La bousculade qui a eu lieu cette semaine dans une surface commerciale de Saint-Benoît et a mis aux prises des clients pour s'arracher des caisses de cuisses de poulets surgelées vendues en promotion a fait le buzz sur les réseaux sociaux et les commentaires des journaux en ligne.

Elle a provoqué toute une litanie de propos désapprobateurs, voire racistes, à l'encontre des clients concernés.

Les personnes concernées ont sans aucun doute pris et fait prendre à tous un risque inconsidéré pour l'enjeu, que beaucoup peuvent juger bien mince, de pouvoir mettre la main sur des produits soldés.

Les accuser, eux, c'est faire l'impasse sur la responsabilité bien plus grande de ceux qui ont jeté en pâture cette nourriture vendue à bas prix aux plus pauvres sans avoir pris la peine de mettre en place au préalable le minimum de mesures de sécurité pour éviter ce genre de débordement prévisible.

Car, bien entendu, il est possible de mobiliser du personnel et des agents de sécurité supplémentaires pour distribuer en toute sécurité lesdits produits. Mais cela aurait eu pour conséquence une dépense supplémentaire pour le propriétaire dudit commerce.

Or le but des patrons est de faire du bénéfice au moindre coût. Alors fi de la sécurité des clients comme du personnel pourvu que l'argent rentre dans les caisses.

Les plus dangereux dans cette affaire ne sont pas ceux qui ont été publiquement incriminés !

La Réunion

EDM Mayotte : honteuses retenues de salaires !

Brève
02/04/2020

L'intersyndicale de Mayotte (CGTMa, FO, CFE-CGC et Unsa) dénonce l’irresponsabilité vengeresse de la direction d’EDM (Électricité de Mayotte).

Les salariés ont mené un mouvement de grève du 27 janvier au 14 février 2020. Un accord de fin de conflit a été signé le 14 février 2020 prévoyant entre autres, la transformation de 10 jours de grève en congés. Or, sans aucune communication préalable du service RH la direction a décidé unilatéralement de retenues sur salaires allant jusqu’à la moitié du salaire du mois de mars des salariés qui s’étaient mobilisés, mettant en difficulté des familles, en pleine crise du Covid-19.

 Pendant les beaux discours sur « l’union nationale » la rage contre les travailleurs continue...

La Réunion

Ne se ficheraient-ils pas un peu de nous ?

Brève
29/03/2020

Depuis la crise du coronavirus, les prix des marchandises en grande surface et chez les marchands des fruits et légumes ont explosé. Le kilo de tomate se vend à près de 4 euros, l’ail (de chine) entre 8 et 10 euros le kilo, l’oignon ( de Madagascar) à 9 euros,etc.

Les patrons de la grande distribution se gardent bien de communiquer là-dessus et se bornent à répéter sur les médias qu’il n’y a pas de rupture de stocks, que les rayons sont approvisionnés.

Aucune explication non plus à attendre des élus de la Chambre d’agriculture qui se sont contentés de demander à la préfecture et aux mairies de laisser se tenir les marchés forains de peur que les productions agricoles restent sur pied.

Alors, qu’est-ce qui justifie cette envolée des prix ? Où est la transparence sur la formation des prix et des profits de la grande distribution ?

À défaut, en février 2007, après le passage du cyclone Gamède, la préfecture avait pris un arrêté pour bloquer les prix des produits alimentaires pendant 10 jours. C’est donc possible !

Dans la crise actuelle, c’est ce qu’il faudrait faire pour éviter les abus ...mais pas seulement pour quelques jours.

Sans doute la préfecture attend-t-elle un gros coup de colère avant de se réveiller !

La Réunion

Mort d’un exploiteur

Brève
29/03/2020

Maurice Cérisola est mort le 28 mars. Tout le gratin patronal et les leaders de la droite dont Michel Fontaine et Didier Robert ont rendu hommage à ce capitaliste qui fut entre autre directeur de l’abattoir Crête d’Or, président de l’Adir (Association pour le développement Industriel de La Réunion), etc. Rien d’étonnant car il était l’un des leurs.

Mais en revanche, parmi les travailleurs, beaucoup pourraient s’étonner que Maurice Gironcel, dirigeant du PCR « accompagne par ses pensées » « ce grand défenseur de l’économie réunionnaise » et Olivier Hoarau maire PLR (le mouvement d’Huguette Bello) du Port soit « triste » de la disparition de « cet homme de valeurs ». Cela montre à quel point  ces politiciens soi-disant de gauche et leurs partis respectifs sont liés à ce patron et à la classe capitaliste au nom d’une fumeuse « unité réunionnaise ».

Ils s’obstinent à défendre la collaboration de classe à l’heure où la crise sanitaire du coronavirus jette une lumière plus crue que jamais sur l’irresponsabilité des patrons, des banquiers et des actionnaires. Ils se rangent dans le camp des ennemis des travailleurs. Alors qu’au contraire il y a urgence à réveiller la conscience de la lutte de classe à mener pour extirper le virus destructeur de l’exploitation capitaliste.