La Réunion

Renforcer le camp des travailleurs

Brève
27/05/2019

À La Réunion la liste Lutte ouvrière Contre le grand capital, le camp des travailleurs a recueilli 2101voix (contre 1983 voix en 2014). Le nombre certes modeste est tout de même en progression.

Ces votes portent la conviction que les exploités, ceux qui n'ont ni capitaux ni rentes et n'ont que leur travail pour vivre, peuvent se constituer en une force politique opposée aux partis de la bourgeoisie. Ainsi s’exprime une minorité consciente que les combats à venir devront opposer clairement la force collective des travailleurs à la grande bourgeoisie et aux gouvernements à son service.

Cela est précieux dans ces temps troubles où le RN a réussi à détourner à son profit l'écœurement provoqué dans les classes populaires par la politique des gouvernements qui se succèdent depuis des décennies.

Renouer avec la lutte de classe et rompre avec les divisions inoculées dans le monde du travail c’est la seule voie possible pour nous préparer un avenir.

 

 

 

 

La Réunion

Vu dans la campagne

Brève
24/05/2019

Sur bien des panneaux électoraux on ne voit que l'affiche Lutte ouvrière collée par les militants comme ici à Mayotte et à Mafate (incrustation).

La Réunion

Traversée Anjouan-Mayotte : l'hécatombe continue

Brève
22/05/2019

Un nouveau drame s'est produit entre Anjouan et Mayotte dimanche 19 mai. Un kwassa-kwassa transportant sept adultes et sept enfants a chaviré avant de toucher terre faisant deux adultes noyés et un disparu.

La misère qui règne aux Comores ne peut que pousser toujours plus ses habitants à fuir le pays, même au risque d'y perdre leur vie.

La clique qui siphonne en permanence les fonds de l'État comorien est bien sûr responsable de cette situation.

Mais l'est tout autant le gouvernement français qui mène la guerre aux pauvres des Comores fuyant cette vie inhumaine en les expulsant sans ménagement de Mayotte et en affichant son intention de porter à 30 000 par an les reconduites à la frontière !

Cependant il ne parviendra pas à empêcher ceux qui n'ont plus rien à perdre de tenter le tout pour le tout pour échapper à la misère, car c'est le fossé entre nations riches et pauvres qui est à l'origine de ces drames humains.

Cette situation ne prendra fin que si les travailleurs de l'Océan Indien arrachent le pouvoir aux capitalistes et aux politiciens véreux à leur service et instaurent un autre ordre social, basé sur le travail, l'entraide et le respect.

La Réunion

Le capitalisme met notre santé en danger

Brève
16/05/2019

Plusieurs médecins du CHU de la Réunion ont été contaminés par des patients porteurs de la rougeole. La direction de l'établissement de soin a alors rappelé 400 de ses agents pour vérification de leurs vaccinations. 100 ont dû être vaccinés en urgence qui ne l'étaient pas !

En 2019, à La Réunion, seulement 85 % de la population est vacciné contre cette maladie fortement contagieuse. Or pour éviter le risque d'une épidémie, ce taux devrait être de 95 %.

Voilà qui montre bien l'incapacité du pouvoir à mettre en œuvre une politique de santé efficace.

La politique de déstabilisation des services publics menée par l'État français et ses relais locaux va jusqu'à mettre en danger la santé non seulement des plus pauvres, mais aussi aujourd'hui du corps médical.

C'est à cela qu'on peut mesurer la régression sociale que nous impose le pouvoir capitaliste aujourd'hui. Le mettre hors d'état de nuire serait une mesure de salubrité publique !

La Réunion

Le capitalisme : un régime anarchique et dévoreur d'argent public

Brève
16/05/2019

La Nouvelle Route du Littoral est, dit-on, la route qui coûtera le plus cher au kilomètre construit au monde !

1,6 milliards d'euros avaient été provisionnés par la Région, l'État et l'Europe en 2013 au démarrage du chantier de cette nouvelle route sur mer devant remplacer l'actuelle route « en corniche » reliant sur une distance de 13 kilomètres Saint-Denis, la capitale, à la ville du Port.

Ce chantier pharaonique a été attribué à un groupement de groupes capitalistes du BTP au nombre desquels on compte Vinci et Bouygues. Celui-ci vient de réclamer une rallonge de 378,4 millions d'euros au prétexte de « variations de métrés, de sous-dimensionnement de l'offre, des variations liées à la contexture des sols ou des travaux supplémentaires de phasage ».

On s'achemine vers un doublement du coût initial de la route ce qui porterait le prix de revient du kilomètre à la bagatelle de 250 millions d'euros... alors que le chantier est aujourd'hui en carafe pour cause de manque de roches massives !

Qui nous fera croire que ces mastodontes du BTP auraient accepté de prendre la responsabilité d'un tel chantier sans programmer les travaux à réaliser et donc leur coût ?

La politique du tout automobile ne profite qu'aux capitalistes des concessions automobiles, pétrolières, de l'assurance, des banques et du BTP qui présenteront au final la note à payer à la population laborieuse. C'est scandaleux !