La Réunion

Venue de Macron

Brève
21/10/2019

 

Les capitalistes revendiquent…

 

Macron et des ministres viennent se pavaner à La Réunion les 23, 24 et 25 octobre. Ils prêteront une oreille bienveillante aux jérémiades des capitalistes à commencer par ceux de la canne et du rhum.

Ainsi le patron de Tereos océan Indien, et président du Syndicat du sucre, Philippe Labro, attend que Macron s’engage à lui verser les fameux 28 millions de façon perenne car, dit-il, « l’aide de l’État est indispensable ». Et, à l’instar de tous les champions de la libre entreprise qu’aucun scrupule n’étouffe, il insiste lourdement sur le fait qu’il faut arrêter de « culpabiliser sur les aides »  ces gros sous d’argent public sur l’utilisation desquels ils ne veulent aucun contrôle sous prétexte que c’est une affaire privée !

Les patrons, avides de toujours plus de profits, n’ont aucune gêne pour demander des sommes énormes au gouvernement ami.

 

… il est temps de remettre les choses à l’endroit !

 

Les travailleurs, les chômeurs, les retraités ont, eux, des besoins vitaux et immédiats :

300 euros d’augmentation, pas de salaires, de pensions et d’ allocations en dessous de 1800 euros !

Il n’est pas question que ces revendications là passent à la trappe. Car enrichir les riches et appauvrir les pauvres ça suffit !

La Réunion

Branle-bas de combat pour la venue de Macron à La Réunion

Brève
21/10/2019

Deux ans après la campagne présidentielle pendant laquelle il était venu faire son cinéma à La Réunion en essayant de se forger une image de politicien à l'écoute du peuple, Macron y revient pour trois jours entouré de pas moins de 1500 policiers et gendarmes (6 escadrons mobilisés dont un qu'on a fait venir de Lyon!).

Au cas où cela ne suffirait pas pour assurer sa sécurité et celle de ses ministres, 4 blindés légers sont prêts à intervenir.

On ne sait jamais, car comme le déclare le nouveau préfet dans un arrêté pris le 19 octobre, en vue de sa présence dans le chef lieu le 24 octobre, le chef de l'État peut être exposé à « un risque d'actes de terrorisme en raison de la nature de l'événement et de l'ampleur de sa fréquentation ». Pas moins !

C'est pourquoi toute la zone entourant la préfecture est interdite à la circulation, et sont proscrits « l'usage de dispositifs sonores portatifs ou émanant de véhicules non dûment autorisés », une zone qui n'est autre que la destination finale de la manifestation annoncée par l'Intersyndicale des travailleurs de La Réunion !

Faut-il comprendre que Macron a les oreilles délicates et que les cris des travailleurs le terrorisent au point d’avoir besoin d’être autant rassuré ?

La Réunion

Quand capitalistes et préfet travaillent de conserve...

Brève
15/10/2019

Le nouveau préfet de La Réunion, Jacques Billant, était présent à l'assemblée générale de l'ADIR (l'association patronale pour le développement industriel).

Ayant été interpellé par son président, Daniel Moreau, le patron de Royal Bourbon (production de conserves) qui se plaignait de l' « affaiblissement du soutien public à l'industrie », il lui a répondu que « l'industrie avait été favorisée dans la distribution d'aides sélectives, mais j'ai entendu vos remarques, nous serons attentifs à l'agroalimentaire » !

Voilà comment les problèmes se règlent en haut lieu. Il suffit aux patrons de siffler pour que le représentant de l'État se mette au garde à vous !

La Réunion

Eau potable à Mayotte : un luxe et bientôt... un rêve !

Brève
11/10/2019

À Mayotte au moins un tiers de la population n’est toujours pas raccordée à l’eau au robinet : certains s’approvisionnent sur des bornes fontaine (installées après une épidémie de choléra il y a quelques années), d’autres dans des rivières ou des puits. Selon une experte, dans un quartier de Tsoundzou, commune de Mamoudzou, les gens puisent dans une rivière pleine de déchets : ils sont tous malades ! En fait, quelle que soit la source d’approvisionnement une grande partie des habitants se plaint fréquemment de nuisances plus ou moins graves : maux de ventre, vomissements ou diarrhées.

L’Agence régionale de Santé se contente d’assurer qu’au vu des prélèvements effectués, l’eau du robinet et des bornes fontaines (60 seulement en état de marche sur 100) est de bonne qualité.

Pour ceux qui sont connectés au réseau, les coupures sont très fréquentes. Elles peuvent parfois durer des mois. Ainsi, pendant l’hiver 2016/2017, une partie des habitants n’a eu accès à l’eau potable au robinet qu’un jour sur trois. Actuellement, la production est au maximum. Les deux retenues collinaires de Dzoumogné et de Combani sont en train d’être vidées. Conséquence : le distributeur SMAE, filiale de Vinci, procède déjà à des coupures par endroits et cela ne va pas s’arranger, s’il ne pleut pas en forte quantité très prochainement.

Après les coupures de 2016/2017, les autorités, jamais avares de belles promesses, avaient prévu, dans leur « plan d’urgence eau », de construire une troisième retenue collinaire, d’ouvrir une nouvelle usine de désalinisation, de relier les réseaux du Nord et du Sud et de réhabiliter quatre forages. Cela n’a toujours pas été fait. Et ce alors que la consommation d’eau augmente tous les ans.

L’eau est une machine à profit pour une grande multinationale, qui exploite les travailleurs mahorais et facture l’eau beaucoup plus cher que partout ailleurs en « France ».

En attendant c’est la population qui paie l’incurie manifeste des pouvoirs publics et ce sont les actionnaires de Vinci qui empochent.

C’est ça le capitalisme pourrissant.

 

 

 

La Réunion

Grève à la Blanchisserie de Mayotte

Brève
17/09/2019

Lundi 9 septembre des salariés de la Blanchisserie de Mayotte, entreprise de vingt salariés, se sont mis en grève. Soutenus par FO, ils réclamaient une augmentation de salaire de 50% (la direction proposait 15%), la majoration des heures supplémentaires, l’embauche de 4 personnes, la mise en place de la prime à la participation et de la prime pénibilité, et enfin la mise en place de jours fériés chômés et payés supplémentaires.

La Blanchisserie de Mayotte a une grande activité : ses plus importants clients sont l’hôpital de Mayotte (1,4 tonne de draps par jour), la « DDASS », des hôtels, la Colas, la Légion étrangère, la base navale, Air Austral...

Les salariés travaillent du lundi au samedi, il n’y a pas de jours de récupération, l’employeur ayant  dérogé aux 35h, les conditions de travail sont éprouvantes : pas de postes assis, températures élevées et charges trop lourdes qui détruisent les dos.

Mardi, l’employeur a lâché une augmentation de salaire pour les agents de base, les 35h payées 39, la mise en place des primes et de six jours fériés, trois embauches.

La grève, c’est l’arme des travailleurs : la preuve !