La Réunion

Caroupaye dans le viseur de la Sécu

Brève
16/05/2019

La Sécurité sociale a demandé l'ouverture d'une procédure collective à l'encontre du patron transporteur Caroupaye pour 900 000 euros de cotisations impayées.

Ce patron qui a bénéficié, comme tant d'autres de ses homologues, du gâteau offert par le chantier de la Nouvelle Route du Littoral, en y transportant les roches massives nécessaires à sa construction à prix d'or, a « oublié » de payer son dû à l'organisme d'assurance sociale !

Soutien actif du président de Région, il a bénéficié de la part de la collectivité d'aides financières non négligeables.

Les patrons se sentent aujourd'hui tellement sûrs d'eux, tellement convaincus d'être au-dessus des lois qu'ils se permettent de s'exonérer de leurs obligations sociales les plus élémentaires.

Il semble que cette fois le sieur Caroupaye se soit cependant pris les pieds dans le tapis...

La Réunion

Pour en finir avec le chômage, il faut mettre le capitalisme au rencart !

Brève
29/04/2019

Au premier trimestre 2019, le nombre total des chômeurs (catégories A, B et C) a encore augmenté à La Réunion pour s'établir à 168 760.

Dans cet ensemble, 58,6 % sont des chômeurs de longue durée. Le nombre de ces derniers a augmenté de 8,5 % en un an mettant en évidence un déficit d'offres d'emploi dans le département.

Et ce sont les 39 220 seniors au chômage qui sont le plus à la peine pour retrouver un travail.  Macron prétend pourtant vouloir continuer à les faire travailler deux ans de plus, jusqu'à 64 ans, pour avoir le droit de prendre leur retraite.

Voilà qui augure de bien mauvais jours pour les travailleurs de plus de 50 ans privés d' emploi.

Imposer au patronat le partage du travail entre tous, sans diminution de salaire, et au minimum le retour à la retraite à 60 ans, voilà la solution !

La Réunion

Migrants Sri-Lankais : toujours rejetés

Brève
15/04/2019

Vendredi dernier un nouveau bateau de migrants venant du Sri-Lanka, avec à son bord 120 personnes environ dont 16 femmes et 13 enfants, a accosté à Sainte-Rose.

C’est la sixième embarcation qui arrive sur l’île depuis mars 2018.

Une fois arrivés sur les côtes françaises de l’Océan Indien, tous subissent le même sort : mise en centre de rétention avant leur passage en justice et leur expulsion de La Réunion.

Les autorités ne veulent pas de migrants qui fuient la misère, la répression ethnique et politique.

Les pays impérialistes dont la France sèment la guerre et le chaos sur la planète mais ne veulent pas que leurs victimes viennent frapper à leur porte.

La Réunion

Sopema OI : grève victorieuse sur les salaires

Brève
15/04/2019

Mardi 9 avril, les ouvriers et chauffeurs de l'entreprise Sopema O.I. de La Possession se sont mis en grève illimitée pour leurs salaires et le respect des instances représentatives du personnel que leur patron ignorait délibérément depuis leur mise en place.

Sur un effectif de 25 salariés, 15 cessaient le travail, un ouvrier étant en accident de travail, les seuls restant à travailler étant les cadres.

Ces travailleurs avec des bas salaires (1654 € brut pour 25 ans d'ancienneté), revendiquaient une augmentation égale pour tous de 700 € brut mensuelle, le versement de la prime de qualité promise en 2016 avec effet rétroactif et l'instauration d'une prime de 0,5 % sur le chiffre d'affaire de l'entreprise qui dépassait les 11 millions d'euros l'an passé.

Le deuxième jour de grève, la direction se disait prête à concéder 4 % d'augmentation des salaires, proposition que les grévistes unanimes ont refusée déclarant que le calcul de leur manque à gagner avait été exprimé en euro et pas en pourcentage.

La grève était reconduite et bloquait de fait la production de produit surgelés (viande, poisson) vers les magasins de détail « L'îlot du surgelé » appartenant aussi à leur patron... et dont les travailleurs vinrent manifester leur solidarité avec les grévistes.

Jeudi 11 avril en fin d'après-midi  le patron  concédait une augmentation de salaire de 150 € brut, la prime de qualité avec effet rétroactif et l'engagement de respecter dorénavant les organismes paritaires.

La Réunion

Mayotte : les travailleurs en luttes

Brève
02/04/2019

À Mayotte, département pillé par le patronat et laissé à l’abandon par l’État néocolonial, les travailleurs, dans différents secteurs, sont en lutte pour les salaires et la dignité.

Début avril, la grève à la Sogea/SMAE (groupe Vinci) en est à sa quatrième semaine. Devant le mépris de leur direction les salariés grévistes sont déterminés à faire valoir leurs revendications. La multinationale milliardaire Vinci est également mise en cause par le Syndicat intercommunal des eaux (Sieam), qui l’accuse de facturer bien trop cher l’eau dont le tarif est presque deux fois plus élevé qu’à La Réunion !

 

Plusieurs dizaines d’enseignants du premier degré poursuivent leur mouvement à l’appel du SNUIPP FSU, entamé fin mars. Ils demandent la même indexation qu’à La Réunion : 53 % (40 % aujourd’hui à Mayotte). Mayotte est le département le plus cher de France, tout en étant celui qui compte la population la plus pauvre !

 

À la mairie de Koungou (32 000 habitants), le 1er avril, l’intersyndicale a appelé les agents à la grève illimitée notamment contre la mise aux placards de fonctionnaires, contre les discriminations ou les intimidations et pour le versement de certaines primes. Le même jour, chez le concessionnaire SMCI (Peugeot), la CGT Ma appelait les salariés à cesser le travail pour une durée illimitée pour le respect du personnel, pour l'application de la grille salariale de la Convention collective nationale automobile, pour des primes supplémentaires, pour la réintégration et l'arrêt des sanctions contre un salarié.

 

Vive la lutte des travailleurs mahorais !