La Réunion

Le capitalisme : un régime anarchique et dévoreur d'argent public

Brève
16/05/2019

La Nouvelle Route du Littoral est, dit-on, la route qui coûtera le plus cher au kilomètre construit au monde !

1,6 milliards d'euros avaient été provisionnés par la Région, l'État et l'Europe en 2013 au démarrage du chantier de cette nouvelle route sur mer devant remplacer l'actuelle route « en corniche » reliant sur une distance de 13 kilomètres Saint-Denis, la capitale, à la ville du Port.

Ce chantier pharaonique a été attribué à un groupement de groupes capitalistes du BTP au nombre desquels on compte Vinci et Bouygues. Celui-ci vient de réclamer une rallonge de 378,4 millions d'euros au prétexte de « variations de métrés, de sous-dimensionnement de l'offre, des variations liées à la contexture des sols ou des travaux supplémentaires de phasage ».

On s'achemine vers un doublement du coût initial de la route ce qui porterait le prix de revient du kilomètre à la bagatelle de 250 millions d'euros... alors que le chantier est aujourd'hui en carafe pour cause de manque de roches massives !

Qui nous fera croire que ces mastodontes du BTP auraient accepté de prendre la responsabilité d'un tel chantier sans programmer les travaux à réaliser et donc leur coût ?

La politique du tout automobile ne profite qu'aux capitalistes des concessions automobiles, pétrolières, de l'assurance, des banques et du BTP qui présenteront au final la note à payer à la population laborieuse. C'est scandaleux !

La Réunion

Caroupaye dans le viseur de la Sécu

Brève
16/05/2019

La Sécurité sociale a demandé l'ouverture d'une procédure collective à l'encontre du patron transporteur Caroupaye pour 900 000 euros de cotisations impayées.

Ce patron qui a bénéficié, comme tant d'autres de ses homologues, du gâteau offert par le chantier de la Nouvelle Route du Littoral, en y transportant les roches massives nécessaires à sa construction à prix d'or, a « oublié » de payer son dû à l'organisme d'assurance sociale !

Soutien actif du président de Région, il a bénéficié de la part de la collectivité d'aides financières non négligeables.

Les patrons se sentent aujourd'hui tellement sûrs d'eux, tellement convaincus d'être au-dessus des lois qu'ils se permettent de s'exonérer de leurs obligations sociales les plus élémentaires.

Il semble que cette fois le sieur Caroupaye se soit cependant pris les pieds dans le tapis...

La Réunion

Pour en finir avec le chômage, il faut mettre le capitalisme au rencart !

Brève
29/04/2019

Au premier trimestre 2019, le nombre total des chômeurs (catégories A, B et C) a encore augmenté à La Réunion pour s'établir à 168 760.

Dans cet ensemble, 58,6 % sont des chômeurs de longue durée. Le nombre de ces derniers a augmenté de 8,5 % en un an mettant en évidence un déficit d'offres d'emploi dans le département.

Et ce sont les 39 220 seniors au chômage qui sont le plus à la peine pour retrouver un travail.  Macron prétend pourtant vouloir continuer à les faire travailler deux ans de plus, jusqu'à 64 ans, pour avoir le droit de prendre leur retraite.

Voilà qui augure de bien mauvais jours pour les travailleurs de plus de 50 ans privés d' emploi.

Imposer au patronat le partage du travail entre tous, sans diminution de salaire, et au minimum le retour à la retraite à 60 ans, voilà la solution !

La Réunion

Migrants Sri-Lankais : toujours rejetés

Brève
15/04/2019

Vendredi dernier un nouveau bateau de migrants venant du Sri-Lanka, avec à son bord 120 personnes environ dont 16 femmes et 13 enfants, a accosté à Sainte-Rose.

C’est la sixième embarcation qui arrive sur l’île depuis mars 2018.

Une fois arrivés sur les côtes françaises de l’Océan Indien, tous subissent le même sort : mise en centre de rétention avant leur passage en justice et leur expulsion de La Réunion.

Les autorités ne veulent pas de migrants qui fuient la misère, la répression ethnique et politique.

Les pays impérialistes dont la France sèment la guerre et le chaos sur la planète mais ne veulent pas que leurs victimes viennent frapper à leur porte.

La Réunion

Sopema OI : grève victorieuse sur les salaires

Brève
15/04/2019

Mardi 9 avril, les ouvriers et chauffeurs de l'entreprise Sopema O.I. de La Possession se sont mis en grève illimitée pour leurs salaires et le respect des instances représentatives du personnel que leur patron ignorait délibérément depuis leur mise en place.

Sur un effectif de 25 salariés, 15 cessaient le travail, un ouvrier étant en accident de travail, les seuls restant à travailler étant les cadres.

Ces travailleurs avec des bas salaires (1654 € brut pour 25 ans d'ancienneté), revendiquaient une augmentation égale pour tous de 700 € brut mensuelle, le versement de la prime de qualité promise en 2016 avec effet rétroactif et l'instauration d'une prime de 0,5 % sur le chiffre d'affaire de l'entreprise qui dépassait les 11 millions d'euros l'an passé.

Le deuxième jour de grève, la direction se disait prête à concéder 4 % d'augmentation des salaires, proposition que les grévistes unanimes ont refusée déclarant que le calcul de leur manque à gagner avait été exprimé en euro et pas en pourcentage.

La grève était reconduite et bloquait de fait la production de produit surgelés (viande, poisson) vers les magasins de détail « L'îlot du surgelé » appartenant aussi à leur patron... et dont les travailleurs vinrent manifester leur solidarité avec les grévistes.

Jeudi 11 avril en fin d'après-midi  le patron  concédait une augmentation de salaire de 150 € brut, la prime de qualité avec effet rétroactif et l'engagement de respecter dorénavant les organismes paritaires.