La Réunion

Mayotte : les travailleurs en luttes

Brève
02/04/2019

À Mayotte, département pillé par le patronat et laissé à l’abandon par l’État néocolonial, les travailleurs, dans différents secteurs, sont en lutte pour les salaires et la dignité.

Début avril, la grève à la Sogea/SMAE (groupe Vinci) en est à sa quatrième semaine. Devant le mépris de leur direction les salariés grévistes sont déterminés à faire valoir leurs revendications. La multinationale milliardaire Vinci est également mise en cause par le Syndicat intercommunal des eaux (Sieam), qui l’accuse de facturer bien trop cher l’eau dont le tarif est presque deux fois plus élevé qu’à La Réunion !

 

Plusieurs dizaines d’enseignants du premier degré poursuivent leur mouvement à l’appel du SNUIPP FSU, entamé fin mars. Ils demandent la même indexation qu’à La Réunion : 53 % (40 % aujourd’hui à Mayotte). Mayotte est le département le plus cher de France, tout en étant celui qui compte la population la plus pauvre !

 

À la mairie de Koungou (32 000 habitants), le 1er avril, l’intersyndicale a appelé les agents à la grève illimitée notamment contre la mise aux placards de fonctionnaires, contre les discriminations ou les intimidations et pour le versement de certaines primes. Le même jour, chez le concessionnaire SMCI (Peugeot), la CGT Ma appelait les salariés à cesser le travail pour une durée illimitée pour le respect du personnel, pour l'application de la grille salariale de la Convention collective nationale automobile, pour des primes supplémentaires, pour la réintégration et l'arrêt des sanctions contre un salarié.

 

Vive la lutte des travailleurs mahorais !

La Réunion

Mayotte : vie chère et profits capitalistes

Brève
19/03/2019

Selon l’Observatoire des prix de Familles rurales, le panier moyen objet du Bouclier Qualité Prix à Mayotte coûte aux consommateurs 73% plus cher que la moyenne nationale.

Parmi les 77 produits du panier, dont le coût passe cette année de 210 à 193 euros, tout ou presque est importé d’Europe. Cette légère baisse n’écorne pas le moins du monde les profits de la filière (industriels, transporteurs et grande distribution) en situation de quasi monopole et qui paye ses employés une misère ! Sans compter les ruptures d’approvisionnement sur les produits surveillés et les habituelles hausses sur les produits hors bouclier.

Le seul bouclier valable serait d’imposer l’ouverture des livres de comptes et des comptes en banque de toutes ces entreprises qui exploitent la population mahoraise à l’abri du sacro-saint principe du secret des transactions commerciales et financières.

La Réunion

Mayotte : grève pour les salaires chez Sogéa et SMAE

Brève
19/03/2019

Grève SMAE

Depuis le12 mars, deux cents travailleurs sur les trois cents de la Sogéa et de la Société mahoraise des eaux (SMAE), faisant partie du groupe Vinci sont en grève pour les salaires, les conditions de travail et pour exiger plus de respect de la part de l’encadrement venu souvent de l’extérieur de l’île.

Outre les payes misérables, ces sociétés font de splendides profits en augmentant leurs tarifs, ponctionnant ainsi encore plus les usagers et les collectivités.

La direction propose une augmentation des salaires de 1,2%, soit de 15 à 25€ par mois. Les grévistes veulent 250€.

Il faut augmenter les salaires pas les profits !

La Réunion

Quand Valérie Pécresse prend exemple sur Didier Robert pour le traitement des ordures...

Brève
01/03/2019

En déplacement à La Réunion pour quelques jours, la présidente de la région Île-de-France, Valérie Pécresse a signé avec le président de la région Réunion, Didier Robert, un partenariat destiné, paraît-il, à « établir » un pont entre les deux îles », pas moins !

Pas avare de discours démagogique, Pécresse a vanté l'île de La Réunion pour son « expertise dans le domaine du traitement des déchets ».

Didier Robert n'a pas moufté, il a accepté le compliment si peu mérité.

À La Réunion, le tri sélectif n'est en effet pratiqué que pour moitié de ce qu'il est en métropole et 70 % des déchets ménagers et assimilés vont à l'enfouissement dans deux décharges, une à Saint-Pierre, l'autre à Sainte-Suzanne, qui sont à deux doigts de la saturation et qu'il n'y a pour l'heure aucun plan de traitement des ordures défini pour l'ensemble du département pour les années qui viennent !

Ah la belle équipe de bonimenteurs !

La Réunion

Avortements forcés à La Réunion dans les années 1960 : le mépris colonial à l'œuvre (film à voir le 7 mars sur France ô)

Brève
15/02/2019

Dans les années soixante, alors qu'en France l'avortement était interdit, le pouvoir gaulliste préconisait le contrôle des naissances à La Réunion et pratiquait la déportation en métropole de centaines de jeunes réunionnais de familles pauvres au prétexte de lutter contre la « surpopulation » de l’île.

À Saint-Benoît, dans la clinique privée du docteur Moreau, des médecins pratiquèrent à cette époque des milliers  d'avortements et de stérilisations forcés (on cite le chiffre de 3000) de femmes pauvres.

Ces agissements inhumains et scandaleux permirent au propriétaire de la clinique de Saint-Benoît, mais aussi aux médecins avorteurs, de se constituer des fortunes avec la complicité des responsables de la Sécurité sociale qui leur payèrent des millions pour ces actes chirurgicaux abusifs et se gardèrent bien de porter plainte contre les responsables de ce trafic honteux.