Il y a 100 ans : l'Internationale ouvrière décidait d'une journée des femmes

Brève
07/03/2010

C'est en mars 1910 que les militantes de l'internationale ouvrière et leur dirigeante Clara Zetkin, au nom des femmes membres des partis socialistes du monde entier, décidèrent d'organiser une journée internationale des femmes.

Il s'agissait pour elles d'organiser le prolétariat féminin, de faire entrer les ouvrières dans les syndicats et les partis ouvriers y compris aux postes dirigeants, de combattre sans relâche les préjugés sexistes dans la classe ouvrière.

Ce "féminisme ouvrier" traitait de la situation et des revendications des femmes prolétaires. Aujourd'hui encore l'égalité des droits est loin d'être acquise.

Même officialisée par les pouvoirs publics, la journée du 8 mars reste une occasion de montrer notre solidarité avec toutes les femmes qui luttent pour leur émancipation

Chômage saisonnier : les travailleurs réduits à la portion congrue

Brève
07/03/2010

Il n'est pas bon d'être un travailleur saisonnier. D'abord parce qu'on n'a pas de travail toute l'année, ensuite parce qu'aux Assedic on n'a le droit le plus souvent qu'à une allocation de misère.

L'allocation chômage du travailleur saisonnier est en effet minorée par rapport à celle des autres chômeurs. Un travailleur payé au SMIC touche lorsqu'il est au chômage 882,69 euros par mois, ce qui est déjà peu. En revanche, le saisonnier touche moins de 600 euros. Ainsi un coupeur de cannes qui a travaillé 70 heures par mois durant toute la campagne sucrière touche une allocation mensuelle d'environ 200 euros !

Depuis des années les gouvernements n'ont cessé de diminuer la période d'indemnisation et le montant des allocations chômage des saisonniers, sous prétexte que les caisses sont vides. Pourtant, ils ont su trouver les milliards que demandaient les patrons, ceux-là même qui créent le chômage et la précarité.

Eh bien, qu'on prenne sur leurs profits pour payer ceux qu'ils privent de travail !

Ils nous pompent...l'air !

Brève
06/03/2010

Les capitalistes distributeurs de carburants à La Réunion se plaignent de la stagnation des prix des carburants depuis... 3 mois.

L'ancien préfet leur aayant promis de revoir les prix tous les mois, les pétroliers commencent à trouver le temps long !

A 1,29 euro le litre d'essence et 0,98 le gas oil les pétroliers prétendent qu'ils vont bientôt perdre de l'argent.

Avec les milliards de bénéfices de Total et plus de 10 millions par an depuis plusieurs années pour la Société Réunionnaise de Produits Pétroliers on a peine à le croire.

« RÉUNIONNAIS DE LA CREUSE » LE SCANDALE EST TOUJOURS LÀ

Brève
18/12/2009

Mardi 15 décembre le tribunal administratif de Saint-Denis a rendu sa décision dans l'affaire qui opposait une trentaine de « Réunionnais de la Creuse » contre le Conseil général. Le tribunal a débouté les plaignants de leur demande d'indemnisation au motif qu'il y avait prescription quadriennale.

C'est ce même motif qui, pour débouter « les Réunionnais de la Creuse » des requêtes qu'ils avaient introduit à l'époque contre l'Etat, avait été retenu par la Cour administrative d'appel de Bordeaux en mars 2007 et par le Conseil d'État en juillet 2008.

Le tribunal administratif donne donc raison au Conseil général de la Réunion. Cela signifie que l'État et le Conseil général ne seront peut-être jamais inquiétés pour leurs responsabilités dans la déportation de 1641 d'enfants réunionnais vers la Métropole, entre 1963 et 1982.

Ces « Réunionnais de la Creuse » qui pour plusieurs d'entre eux se trouvent aujourd'hui dans une situation matérielle et morale très difficile espèrent que le verdict de la Cour européenne de justice qu'ils ont déjà saisie reconnaîtra leurs droits et leur sera plus favorable.

Ils méritent le soutien de tous.

Non aux contrats précaires pour les salariés de l'ARAST

Brève
18/12/2009

Après la liquidation de l'Arast (Association réunionnaise d'accompagnement social territorialisé) par le tribunal de Grande Instance de Saint-Denis le 27 novembre dernier, l200 salariés se sont retrouvés au chômage. Le Conseil général qui jusqu'alors soutenait financièrement l'Arast avait refusé de sauver cette association qui rencontrait des difficultés.

Aujourd'hui, Nassimah Dindar la présidente du Conseil général vient d'annoncer la signature d'une trentaine de contrats seulement pour une durée limitée à six mois. Elle parle de créer 1000 contrats au total toujours limitée à six mois.

Après parfois des dizaines d'années de travail et de dévouement auprès des plus faibles, ces travailleurs et travailleuses en seraient réduits à accepter des CDD de six mois, une solution qui de toute façon laisserait sur le carreau plusieurs centaines de salariés.

Les travailleurs de l'Arast assuraient une mission de service public. Leurs emplois et salaires doivent être garantis.