C’EST EN SE FAISANT ENTENDRE QUE LES CLASSES POPULAIRES POURRONT IMPOSER LEURS REVENDICATIONS 

Communiqué
23/02/2012

Après la deuxième nuit d'émeutes survenues dans les villes de Saint-Denis, Le Port et Saint-Benoît, le préfet ainsi que des élus de droite et de gauche ont multiplié les appels au calme, fustigeant ceux qui appellent à manifester « dans la situation difficile dans laquelle se trouve la Réunion ».

Tous ces gens sont avant tout soucieux des intérêts patronaux et craignent que les travailleurs, les pauvres, manifestent et descendent dans les rues pour dire leur ras-le-bol.

Le préfet propose de « rechercher » « par le dialogue » « avec les acteurs légitimes de la vie politique, économique et sociale de La Réunion, des réponses concrètes aux revendications exprimées à propos de la vie chère ». Ce ne sont là que des mots qui n'engagent à rien mais qui montrent que les gouvernants craignent les colères populaires.

Alors, autant que celles-ci s'expriment et que les travailleurs, les chômeurs, les jeunes, les retraités disent haut et fort leurs besoins : la création de milliers d'emplois, la construction de logements, des augmentations de salaires, des retraites décentes, des minimas sociaux qui le soient également....

Et cela, c'est par leurs mobilisations qu'ils pourront l'imposer !

Jean-Yves PAYET