Manifestation de colère des chômeurs de Saint-Louis... et justice de classe

Communiqué
12/02/2013

Les jeunes qui ont manifesté en l'espace de quelques jours à Saint-Benoît, à Saint-Pierre, au Chaudron et dans les quartiers de Bellevue et de la Palissade à Saint-Louis pour exiger un emploi, ont eu mille fois raison.

Ceux de Saint-Louis, en une journée de barrage de routes, ont contraint le maire de la commune à s'engager sur l'embauche d'une vingtaine d'entre eux en contrats aidés.

Ces fameux emplois dits d'« avenir » que le gouvernement a promis mais qui tardent à venir !

Sur les 5 000 prévus pour la Réunion, seuls 200 ont été signés !

Certaines collectivités, notamment la Région, se refusent à recruter sous prétexte d'incapacité à financer les 25% à la charge de l'employeur.

À la Réunion, 22 500 jeunes de moins de 25 ans sont sans emploi.

Quand bien même l'État tiendrait sa promesse de 5 000 « emplois avenir », 17 500 jeunes resteront sur le carreau !

C'est un travail pour tous qu'il faut !

Lutte Ouvrière dénonce également la condamnation de ce père de famille de Saint-Louis qui a quatre enfants et est au RSA, à dix mois de prison ferme pour avoir tronçonné quelques arbres.

La justice a été beaucoup plus clémente à l'égard du sieur Bernard de Palmas, un des plus gros propriétaires de l'île, qui est ressorti libre du commissariat alors qu'il vient de défricher 22 hectares de terre, bousillant au passage 47 espèces végétales, dont 30 endémiques, obstruant de nombreux cours d'eau avec risque d'érosion accrû et d'inondation pour les populations des bas de Sainte-Marie.

Voilà comment la justice assomme un travailleur condamné à la misère, qui revendique le droit de vivre dignement, et est d'une scandaleuse indulgence avec un capitaliste voyou.

Liberté et justice pour le manifestant de Saint-Louis !

Jean-Yves PAYET