Toulouse

Musée Bemberg : L'envers du décor

Brève
22/09/2020

A l'occasion des journées du patrimoine, les 16 salariés (sur 21), gardiens et guides-conférenciers, de la fondation Bemberg se sont mis en grève. Le musée va fermer 14 mois pour travaux, et la direction ne leur propose que le licenciement par rupture conventionnelle ou ... le licenciement économique ! Et c'est le grand flou pour une éventuelle reprise.

D'autres alternatives seraient pourtant possibles pendant la durée des travaux, d'autant que la fondation a quelques moyens : elle a acquis pour plusieurs millions d'euros de tableaux et elle reçoit régulièrement des fonds, largement de quoi couvrir les salaires. Quant au conseil d'administration où siègent la mairie et la DRAC (direction régionale des affaires culturelles) Midi-Pyrénées, ils se défilent.

Tout le week-end, les grévistes se sont adressés aux visiteurs pour dénoncer leur situation, avec un tract et une pétition massivement signée malgré la fermeture du musée. Non aux licenciements !

Toulouse - Aéronautique

Le PDG d’Airbus jette le masque

Brève
16/09/2020

Déjà, lors de sa visite à Toulouse, lorsque la ministre déléguée à l’industrie avait fait mine de recommander « pas de départs contraints », Guillaume FAURY, le PDG d’Airbus avait déclaré qu’il ne pouvait pas s’y engager.

Aujourd’hui, plus de doute. Dans son courrier à l’ensemble des salariés du groupe, il fait remarquer que les volontaires au départ n’étant pas assez nombreux, on ne pourra pas éviter les licenciements « secs. »

En fait, le « plan d’adaptation » qui vise à supprimer 15 000 emplois de par le monde et 5 000 en France (en plus de tous les intérimaires et autres sous-traitants déjà licenciés ou à venir) n’a pas d’autre but que de réduire de façon drastique les effectifs, de rationaliser, d’augmenter la charge individuelle et l’intensité au travail. Le maître mot, c’est augmenter la rentabilité, la compétitivité… pour que les marges et les profits soient au rendez-vous demain, lors de la reprise, et en augmentation !

Même gavés d’argent public, les patrons de l’aéronautique –comme les autres- n’en ont rien à faire du sort des travailleurs. Seuls comptent les intérêts des actionnaires. Pour sauver leur peau, les travailleurs ne peuvent compter que sur leur mobilisation collective.

Varilhes Ariège

Les salariés de MKAD face à la rapacité patronale

Brève
16/09/2020

Il y à 5 ans, la construction aéronautique exigeait des pièces de grande dimension en titane. Airbus exige... et Mecachrome et Aubert et Duval s'exécutent, flairant les profits. Ces derniers montent donc une nouvelle usine à Varilhes près de Pamiers, MKAD, à grands renforts d'aides européennes, départementales, etc...

Aujourd'hui non seulement sur les 80 emplois promis, ils ne sont que 50, mais Airbus passe au composite beaucoup plus léger. Airbus, Mecachrome, Aubert et Duval laisse tomber la nouvelle usine. Quant à la reprise des ouvriers dans l'usine de Pamiers, cela semble insurmontable aux yeux de ces patrons voyous !
Dans l'attente d'un hypothétique repreneur, ce sont 50 travailleurs qui sont menacés de licenciement en janvier. Des patrons rapaces et cyniques, bien à l'image de cette société capitaliste.

ARS Occitanie

Vraiment, il y a de quoi voir rouge !

Brève
16/09/2020

Avec la recrudescence du virus et le passage en zone rouge de plusieurs départements de la région, l'Agence Régionale de Santé Occitanie est à la recherche de personnel toutes catégories qui manque toujours dans les structures sanitaires.

Enfin des embauches ? Non, elle compte encore faire appel aux étudiants et aux retraités.

Alors que les EHPAD recommencent à compter les morts (huit en une semaine à Séverac d'Aveyron), le gouvernement continue à compter les sous… sauf pour sauver les profits des grandes entreprises.

AIRBUS Toulouse

Tous ensemble ! Aux actionnaires de payer

Brève
01/07/2020

Le « plan d’adaptation » concocté par la direction Airbus est tombé : 15 000 suppressions de postes sur le groupe (5 000 en France ; 5 100 en Allemagne ; 900 en Espagne ; 1 700 au Royaume-Uni ; 1 300 dans les autres sites Airbus dans le monde). Malgré les 15 milliards promis à la filière aéronautique, le PDG Faury justifie ce coup de hache sur les effectifs en affirmant : « il est essentiel de retrouver rapidement notre équilibre industriel et financier afin de pouvoir répondre à ce qui va se passer ensuite ». En clair : pour préserver les profits actuels et futurs des actionnaires, c’est aux travailleurs qu’ils veulent faire payer la note.

Le gouvernement estime le nombre de suppressions d’emploi… « excessif ». On va sans doute assister à une négociation bidon pour réduire le nombre des victimes. Mais quelle que soit l’issue de ces marchandages, c’est une déclaration de guerre aux travailleurs. Ceux-ci ne doivent compter que sur eux-mêmes et leur mobilisation collective pour s’y opposer, sans espérer quoi que ce soit du baratin gouvernemental ou des « négociations » à venir.

Cette nouvelle attaque à venir, fait suite à celles subies par les travailleurs de la sous-traitance. Cette attaque concerne donc les dizaines de milliers de travailleurs de l’aéronautique, qui n’ont que leur travail pour vivre. Ils n’ont pas d’autre choix que de se défendre, en saisissant toutes les occasions de s’organiser avec une revendication commune : répartition  du travail entre tous, que l’on soit chez Airbus ou chez les sous-traitants et y compris les intérimaires, et prendre sur les profits accumulés depuis des années pour payer tous les salaires et garantir les emplois.