Cahors

Hôpital : vous avez dit urgence ?

Brève
22/01/2020

A la gériatrie de l’hôpital de Cahors, on a l’illustration parmi d’autres des conséquences des restrictions budgétaires : pour un étage de 15 chambres, il n’y a qu’une infirmière et deux aides-soignantes. Ce qui fait que la tournée des chambres finit à 17 heures au lieu de 14 heures. Et il arrive que la journée de travail puisse être allongée de 1h à 1h30, faute de personnel. Quant aux moyens insuffisants, cela va jusqu’aux draps qui manquent pour changer régulièrement les lits des malades. Alors, c’est le drap du dessus qui sert comme drap du dessous, c’est-à-dire que les lits sont à moitié propres.

Faute de moyens et de personnel, le quotidien est de plus en plus difficile à gérer. Et ce n’est pas l’enfumage du « plan d’urgence pour l’hôpital » annoncé par la ministre Buzyn, qui calmera la colère justifiée des hospitaliers.

Toulouse

"Pas de bébé à la consigne"

Brève
15/01/2020

Depuis plusieurs mois les travailleurs de la petite enfance (crèches, assistantes maternelles, auxiliaires de puériculture) sont mobilisés contre une réforme du mode d'accueil des enfants qui prévoit entre autres une réduction du nombre d'encadrants et des surfaces d'accueil des enfants.

Mardi 14 janvier, les grévistes ont manifesté place du Capitole avant de rejoindre les milliers de manifestants contre la réforme des retraites.

Du berceau à la retraite, on est tous attaqués. Les bébés ne sont pas des sardines, c'est le gouvernement qu'il faut mettre en boite !

Toulouse

AZF : Total coupable… mais pas condamné !

Brève
19/12/2019

Après 18 ans de procédure, la cour de cassation a confirmé le deuxième jugement en appel condamnant le directeur de l’usine et la filiale Grande Paroisse, pour l’explosion de l’usine AZF le 21 septembre 2001. Rappelons que cette catatrophe avait fait 31 morts, des milliers de blessés et des dizaines de milliers de sinistrés dans les quartiers populaires de Toulouse.

Malgré l’avalanche d’experts et d’avocats à la solde de Total, malgré les agissements de la commission d’enquête interne de Total qui a effacé les preuves, malgré les montagnes de rumeurs complotistes distillées par les officines de l’industriel, la justice a tranché. Les effectifs insuffisants, l’appel à une sous-traitance non contrôlée, la non maîtrise des déchets, la recherche du profit maximum au mépris des règles de sécurité, c’est cette irresponsabilité qui a conduit à ce que la justice appelle « la mise en danger de la vie d’autrui ».

Mais le seul vrai responsable et coupable, le donneur d’ordre, c’est à dire le groupe Total, n’est pas inquiété et peut continuer à sévir. Comme l’affirmait un sinistré : En matière de « justice », l’expropriation reste le meilleur remède à cette maladie qui s’appelle « le profit avant tout ».

Toulouse

Police partout, justice nulle part

Brève
09/12/2019

Une militante combative de la cause des handicapés et militante gilet jaune, vient d'être condamnée à 2 mois de prison avec sursis, et interdite de manifestation pendant un an dans le département. Elle a été accusée de violence envers deux policiers... avec son fauteuil roulant !
Un comble, une injustice et surtout la volonté d'intimider.
C'est cela leur "nouveau monde" : la justice contre ceux qui se révoltent et la vraie violence du côté des armes policières qui arrachent les mains et éborgnent les manifestants !

Toulouse

Manifestation contre les violences faites aux femmes

Brève
23/11/2019

Samedi 23 novembre, de 1500 à 2000 personnes, dont de très nombreux jeunes, ont manifesté à Toulouse pour dénoncer les violences faites aux femmes et l'inertie des pouvoirs publics.

Une femme continue de mourir tous les deux jours sous les coups de son conjoint ou ex-conjoint, parmi les 200 000 victimes annuelles de violences conjugales. Depuis début 2019, 137 en sont mortes.

Toute la société, toutes les instances de pouvoirs sont imprégnées de préjugés, dont ceux justifiant une prétendue "domination masculine", qui va jusqu'à la violence et au meurtre.

Alors oui : « femmes exploitées, femmes discriminées, femmes assassinées : c’est cette société qu’il faut changer »