Ariège

Le conseil Départemental rackette les pauvres

Brève
18/09/2018

Pour faire des économies, le conseil départemental dirigé par le "socialiste" Nayrou a décidé qu' à partir du 1er juillet, les personnes handicapés qui reçoivent la Prestation Compensatoire du Handicap devront contribuer à hauteur de 2,97 à 4,29 € de l’heure. La mesure touche 250 personnes et rapportera 257 000 €. Cette mesure s’en prend aux personnes handicapées, dont certaines ont jusqu'à 6 heures d'aide par jour. Les plus démunies vont se retrouver en EHPAD, alors qu'elles auraient pu continuer à vivre chez elle, et d'autres vont devoir réduire le nombre d'heures. Cela risque d'entraîner des réductions d'effectif dans les associations d'aide à la personne.

L'Ariège est le seul département d'Occitanie qui impose une telle attaque aux personnes fragilisées. Le président invoque… les économies nécessaires. Mais cela ne l’empêche pas de subventionner les investissements dans les stations de ski par exemple. Et il n’est pas question d’économies quand il s’agit de financer à hauteur de 548 000 € la construction d'un rond point pour que les camions puissent atteindre facilement une carrière de marbre à Aubert (commune de Moulis), propriété de ROCAMAT, une grande entreprise d'exploitation de marbre qui loue le site à ESCAVAMAR… Les économies c’est pour les patrons qui ne versent pas un centime.

Dans cette société, le profit capitaliste dicte sa loi aux politiciens au pouvoir, en s'attaquant aux plus vulnérables pour quelques euros... qu’ils s’appellent Macron ou Nayrou.

Saint Estève (Pyrénées Orientales)

Grève' à la clinique "La Pinède"

Brève
17/09/2018

Depuis maintenant douze jours, les travailleurs de la clinique La Pinède, à Saint-Estève, sont en grève pour réclamer des augmentations de salaire et surtout des embauches, pour faire face au sous-effectif permanent qui rend leurs conditions de travail insupportables.

La direction de cet établissement privé, qui fait partie d'un grand groupe du CAC40, ORPEA, leader de son domaine en Europe (plus de 800 établissements, 3 milliards d'euros de chiffre d'affaire, et 200 millions d'euros de bénéfices, en hausse régulière de 10 % par an), fait la sourde oreille.

Mais les salariés mobilisés multiplient les actions pour rendre public leur mouvement et recueillent le soutien d'autres travailleurs, de militants, et de tous ceux que la politique de rentabilité à tout prix des établissements de santé à but lucratif révolte.

Toulouse

AZF, 17 ans après : Total toujours aussi coupable !

Brève
17/09/2018

lors de la commemoration du 21 septembre 2017

De procès en procès, de calomnies en rumeurs, Total persiste à nier sa culpabilité dans l’explosion de son usine, le 21 septembre 2001, qui a fait 31 morts, 22 000 blessés, et des dizaines de milliers de logements détruits ou endommagés dans les quartiers populaires de Toulouse. La justice l’a pourtant condamné à deux reprises pour des manquements manifestes à la sécurité. Ce grand groupe qui s’estime au dessus des lois et de la justice veut faire casser le dernier jugement. Il persiste à justifier cette priorité patronale : faire du profit… avec des « risques calculés ». Sauf que ces risques, ce ne sont pas les actionnaires qui les prennent mais les travailleurs et les riverains.

Lutte Ouvrière s’associe à la commémoration qui aura lieu à 10h au rond point du 21 septembre (La Pointe) pour affirmer une nouvelle fois que « Total coupable, les pouvoirs publics complices, les profits ne doivent pas faire la loi ».

Tarbes

Grève dans les déchetteries : non à la vidéosurveillance

Brève
16/09/2018

Les employés des déchetteries de l'agglomération tarbaise étaient en grève samedi 15 septembre. Des caméras viennent d'y être installées, officiellement pour lutter contre les vols et les incivilités, mais elles fonctionnent aussi en journée et les employés craignent à juste titre d'être « fliqués». Mais la colère grondait déjà depuis cet été : la direction a refusé les horaires aménagés alors que pendant les vagues de chaleur, la température est montée jusqu'à 50° sur les quais et 40° dans les bureaux.

La direction, pour l'instant, ne veut rien entendre et les travailleurs sont bien décidés à ne pas en rester là !

Nîmes

Les facteurs : pas d'accord.

Brève
07/09/2018

Dans la zone d'activité au sud de Nîmes, le "Mas des abeilles", prés de 30 facteurs ont manifesté mardi 4 septembre leur opposition envers la réforme que la direction de la Poste veut leur imposer. Aujourd'hui en commençant le travail, pour la plupart, à 6h du matin, le facteur terminait sa journée à 13h30 et il avait ainsi son après midi de libre.

Avec la réforme il commencerait plus tard , s'arrêterait à midi et reprendrait le travail l'après-midi.

Et comme le faisait remarquer une factrice dans le Midi libre : " Soit on sera obligé de rentrer manger au "Mas des Abeilles", soit on devra se débrouiller à l’endroit où on se trouve et donc sécuriser les véhicules avec le courrier et les colis, un manque total de bon sens !" 

En se battant les facteurs du "Mas des abeilles" comptent bien ne pas laisser passer , sans réagir, cette réforme. Et cela d'autant que la Poste a le toupet d’écrire qu'elle agit "dans le respect de la qualité de vie au travail et de l’équilibre vie personnelle – vie professionnelle" ; comme avec des petits enfants qui ne savent pas ce qui est bien pour eux, un comble !