Colomiers (banlieue toulousaine)

La mairie licencie une travailleuse

Brève
11/07/2018

A l’appel de la CGT, quelques dizaines de militants et travailleurs ont manifesté, le 10 juillet, devant la mairie pour dénoncer le licenciement scandaleux d’une travailleuse, ayant des problèmes de santé. La Ville n’a fait aucun effort pour lui trouver un poste adapté. Au contraire, elle a inventé une faute pour la mettre dehors.

La mairie qui se dit socialiste se conduit comme les patrons du privé : exercer des pressions pour pressurer toujours plus les travailleurs et au moindre problème de santé les rejeter au chômage, c’est-à-dire dans l’incertitude du lendemain.

Toulouse Capitole

Coup de colère des facteurs contre les suppressions d’emploi

Brève
29/06/2018

Dans le cadre de la journée du 28 juin, les postiers de Toulouse Capitole PDC (Plateforme Du Courrier) au centre ville, où travaillent 80 personnes, était en grève à 90 % du personnel prévu ce jour là. C'était la réponse des facteurs à la présentation d'une nouvelle réorganisation qui vise à supprimer au moins six emplois et à introduire la "méridienne" (pause déjeuner non payée qui remplace une pause de 20 minutes qui elle, était payée). Enfin, il est prévu des modifications d'horaires pour quasiment tout le personnel.
Fort du succès de la grève et du rassemblement d'une quarantaine de salariés devant le bureau, une AG a décidé, devant le mépris du directeur, de se retrouver le lendemain. Et vendredi 29, c'est à une trentaine que la grève a été reconduite jusqu'au lundi matin.
Pour le moment, la direction n'a pas reculé mais son intransigeance n'est pas passée ... comme une lettre à la poste. Ce mouvement a permis de relancer l'esprit de solidarité. Du coup, rendez vous est pris au cours de l'été pour s'organiser afin de maintenir la pression contre les suppressions demplois.

Toulouse

Hôpital J. Ducuing : les ASH ne sont pas à vendre

Brève
25/06/2018

Depuis début juin, les Agent de Service Hospitalier (ASH) de l'hôpital Joseph Ducuing, quartier St Cyprien, se battent contre leur externalisation à l'entreprise privée de bio-nettoyage Bioméga, à partir du 15 août. Elles refusent d'être ainsi "vendues", et de voir leurs conditions de travail se dégrader. Quant aux nombreuses CDD, elles seront licenciées dès la fin juin. Cela aura bien sûr des répercussions sur l'ensemble du personnel de l'hôpital et sur les patients qui seront moins bien pris en charge, avec un nombre d'ASH réduit.

Cet hôpital se veut être un hôpital militant, qui prend en charge les plus précaires. Mais vis-à-vis de son personnel, sa direction se comporte comme n'importe quel patron, au prétexte de sauver l'hôpital. Les ASH affrontent une direction qui ne répond que par le mépris. Mais elles ont bien raison de ne pas accepter le sort qu’on veut leur imposer.

Toulouse

SATYS-STTS : Les peintres peuvent être fiers d'avoir relevé la tête !

Brève
17/06/2018

Après 12 jours de grève totale, les peintres de SATYS-STTS (soous traitant de Airbus) ont repris le travail vendredi 14 juin. Le patron a proposé d’intégrer dans le salaire une prime de 80 € et d’échanger une pause (ils font une pause de ½ h toutes les 1 h ½ de travail) contre du travail effectif. Au total, cela correspond à une augmentation du taux horaire de 1,52 €. Ainsi, le taux horaire mini passera de 10,27 € à 11,52 €. Quant aux jours de grève, les retenues pourront être échelonnées, jusqu’à 4 mois.

On est loin de ce qu’ils réclamaient mais ils ont osé dire leur mécontentement en utilisant la seule arme des travailleurs : la grève. Pendant ces jours de grève, ils ont appris à se connaître, à s’organiser. Cela comptera pour l’avenir et le patron ne peut pas l’ignorer !

Tarbes (Hautes Pyrénées)

Front National : la justice magnanime

Brève
15/06/2018

En 2016, le responsable départemental du Front national (également conseiller régional) avait publié sur son blog Facebook l'adresse du lieu d'hébergement pour les migrants à Lourdes. C'est un policier qui lui avait communiqué le document, qui aurait dû rester note interne à la police. A la suite de ça, un engin incendiaire avait été déposé devant ce centre pour migrants, ne faisant heureusement aucune victime.

Le responsable FN et le policier, qui passaient en procès ce mardi 12 juin, ont eu respectivement une amende de 1000 et 500€. L'élu FN s'en est tiré avec une réprimande de la présidente. Ca va le faire trembler de peur !