Muret (31) - Centre de détention

Premier cas de coronavirus et inquiétude maximum

Brève
29/03/2020

Un détenu du centre de détention de Muret est tombé malade et a été testé positif au Covid-19 le 26 mars. Dans ce centre de détention, il y a environ 600 prisonniers et près de 300 salariés. Alors, comme dans tout le milieu carcéral, c’est la panique. En effet, la surpopulation carcérale, l’entassement des détenus dans des cellules exiguës et mal aérées, sont des facteurs aggravant les risques.

Une mesure a été prise, c’est la suspension des parloirs. Cela se justifie du point de vue sanitaire mais cela augmente les tensions ! Mais, malgré les demandes du personnel, l’administration ne fournit pas de masques : le 26 mars, il y avait un stock de 5000 masques… pour la région !

C’est dangereux pour les détenus comme pour le personnel. Mais les coupables ne sont pas en prison !

Pamiers (Ariège)

La grande misère du médico-social

Brève
28/03/2020

Le domaine Guilhot, près de Pamiers fait partie de l'L’Unapei - une fédération de 550 associations de défense des intérêts des personnes handicapées mentales et de leurs familles. Dans ce centre qui accueille des personnes handicapées le personnel manque de toutes les protections les plus élémentaires. C’est dire que le retour à domicile décidé par l’association est vécu presque comme un soulagement par les familles, car même si cette « solution » est problématique, les risques encourus sont moindres en étant confiné à la maison.

Aujourd’hui, l’Unapei lance un appel aux dons, « Fonds d’urgence covid 19 ». Il s’agit de fournir du matériel de protection au personnel médico-social (masques, blouses, sur-blouses, gel hydroalcoolique, etc. Mais aussi d’apporter un soutien aux familles.

L’Unapei reconnaît que « les professionnels du secteur médico-social se mobilisent dans l’ombre alors même qu’ils font face à un véritable manque de moyens ». Alors que le gouvernement envisage de débloquer des centaines de milliards d’euros pour les entreprises, les associations qui prennent soin des personnes handicapées sont contraintes à faire la manche !

Un société qui arrive à une telle aberration est vraiment au bout du rouleau.

Rijk Zwaan France semences Aramon-Gard

Les plantes bien avant les ouvriers.

Brève
25/03/2020

Chez RZF, suite à l’épidémie de Covid 19 et aux directives du gouvernement, la direction a demandé à tous ceux qui le pouvaient de rester travailler chez eux.

Mais pour les ouvriers de production et de laboratoire ce n’est pas le même traitement : ils doivent continuer à venir travailler sur place, dans les hangars, les serres, ou encore sur des plateformes pour la mise en pots.

On leur a demandé de travailler le plus possible à 1 mètre les uns des autres, ce qui n’est pas des plus facile… il leur a été distribué un flacon de gel à chacun, mais pas de masque…

La pause déjeuner et passée de 1 h 30 à 30 minutes, mais tout le monde doit toujours manger à la cantine…

Ces mesures on été mises en place par la direction de façon obligatoire et elle se lamente car l’entreprise tourne au ralenti et elle n’arrête pas d’organiser réunion de crise sur réunion de crise…

Chez RZF, la santé des graines passent avant celle des travailleurs !

Toulouse

Airbus et le virus du profit

Brève
19/03/2020

Macron s’est bien gardé d’imposer la fermeture des entreprises dont l’activité n’est pas vitale. Du coup, le patronat ne joue pas le jeu et peut continuer à faire ses affaires.

En début de semaine, des ouvriers d’Airbus estimaient qu’il fallait arrêter les chaînes de montage, car il y avait des cas avérés de contamination sur les chaînes. La plupart était venu à l'usine pour connaître les modalités concernant l'arrêt de la production, mais la direction tardait à prendre une décision. Elle a d’abord fait la sourde oreille en osant répondre que c’était par « équité » avec ceux qui continuaient à travailler en télétravail, que la production devait continuer. Devant l’inquiétude légitime des travailleurs qui menaçaient de ne plus se rendre à l’usine, ce que certains commençaient d’ailleurs à faire, elle a finalement décidé de « suspendre l’activité » dans ses usines à Toulouse mais aussi à Nantes, à Marignane, en Espagne, en Allemagne et aux USA, et cela jusqu’à lundi 23 mars. Sauf les livraisons qui doivent continuer, et en envisageant même de prendre ces jours, sur la banque de temps des salariés.

De toute façon, quatre jours pour « renforcer les mesures d’hygiène » et « mettre en place une organisation permettant une distanciation », ce n’est pas cela qui rassure ceux qui connaissent le travail. La meilleure organisation ce serait de permettre à tous les salariés de rester chez eux, en étant payé à 100%. Il n’y a pas de raison que dans cette « guerre contre le virus », les actionnaires d’Airbus ne mettent pas la main à la poche, d’autant qu’elle est bien remplie.

Les patrons ont une banque à la place du cerveau : les profits d’abord, la guerre contre le coronavirus après.

Toulouse

Extraits d’un communiqué du DAL 31

Brève
18/03/2020

« Le gouvernement se targue d’une mesure en faveur des plus vulnérables, la prolongation de 2 mois de la trêve hivernale (jusqu’au 31 mai) et en même temps le ministre du logement réinvente les « léproseries » : les sans-logis contaminés, seront placés dans des centres dédiés aux personnes atteintes par le virus.

C’est à dire qu’au lieu de réquisitionner les innombrables logements vides pour protéger les sans-abris de la contamination, le gouvernement les laisse à la rue jusqu’à ce qu’ils soient contaminés ?

À Toulouse aucune solution n'est mise en place par la municipalité́ en faveur des personnes vivant dans la rue. La Préfecture a annoncé l'ouverture d'ici une dizaine de jours d'un lieu comprenant ...18 lits ! C'est trop peu et trop tard ! Sans compter que rien n’est mis en place dans les lieux d’accueils pour personnes précaires concernant l'alimentation ou le lavage des mains !

Face à ces annonces nous revendiquons des mesures d’urgence pour les personnes les plus vulnérables :

-La réquisition des logements et bâtiments vides pour loger l'ensemble des sans-abris à Toulouse, y compris les 1500 personnes confinées dans les chambres d'hôtel du dispositif d'urgence et les centaines qui sont en gymnase actuellement ;

-Un moratoire sur la part du loyer supérieure à 20% du revenu des locataires ;

-Le rétablissement intégral des APL et leur renforcement, couplé à une vraie baisse des loyers ;

-Un moratoire sur les factures impayées d’énergie, d’eau, de téléphone et d’internet pour cause de revenus insuffisants ou en baisse. »