CHU Toulouse

Grève en néonatologie

Brève
11/01/2019

Les soignants du service de Néonatologie de l'Hôpital des Enfants à Purpan, sont en grève depuis le 1er janvier. Dans ce service, spécialisé dans la prise en charge des bébés grands prématurés ou porteurs de lourdes pathologies pour tout le secteur Midi-Pyrénées, le sous-effectif est permanent et le personnel épuisé. Cet été déjà, 8 lits avaient été fermés par manque de matériel et de personnel.

Les grévistes réclament l'embauche d'une dizaine de puéricultrices, le remplacement des absences et des plannings corrects, afin de pouvoir assurer correctement les soins spécifiques essentiels au bon développement de ces nouveau-nés.

Mais pour la direction l'effectif est au complet, d'après les normes de l'Agence Régionale de Santé. Des normes qui font peu de cas des soignants et des soignés.

Colomiers-Toulouse

De l’argent, il y en a dans les poches du patronat

Brève
31/12/2018

Les gilets jaunes ont à nouveau manifesté samedi 29 décembre. A Toulouse, ils étaient près de 2 000.

Il faut dire que malgré les annonces de Macron pour désamorcer le mouvement, le mécontentement ne peut que demeurer. Par, exemple, concernant la prime exonérée de tout impôt jusqu’à 1 000 € que pourraient verser les entreprises à leurs salariés, c’est loin d’être gagné. Ainsi, à Colomiers, une soixantaine de salariés de Carrefour Supply Chain (ex-Logidis) ont fait grève le 21 décembre au matin, suite au refus du groupe de verser la moindre somme alors qu’il a touché, rien qu’en CICE, 300 millions net de l’Etat. La CGT Carrefour qui a organisé cette grève revendique un salaire minimum de 1 800 € net et le versement d’une prime exceptionnelle de 1 000 €.

Bref, ce sont bien les salaires qu’il faut augmenter partout. Et contre la classe capitaliste qui se gave et ne veut rien lâcher, seule la mobilisation de tous pourra payer.

Toulouse

École privée : le sabre et le goupillon

Brève
17/12/2018

La Fondation "Espérance Banlieues", liée à la droite catholique traditionaliste a ouvert une école primaire privée hors contrat, "Les Constellations" dans le quartier de la Cartoucherie. Elle a eu le soutien de la mairie pour trouver un local... qui appartient à l'armée, et 3 élus à l'inauguration !

C'est la 16ème du genre en France. Subventionnée par des entreprises et fondations diverses parmi lesquelles on retrouve le groupe pharmaceutique Pierre Fabre, le comité d'entreprise d'Airbus, le Crédit Agricole et la BNP Paribas, "Espérance banlieues" prétend apporter une réponse au décrochage scolaire dans le quartiers populaires.

En réalité, la potion administrée aux élèves sent le rance : uniforme bordeaux pour les filles, vert pour les garçons, lever du drapeau français devant les élèves par un enfant "méritant", pour "montrer que l'on est en France, donner l'amour du pays".

Face aux fléaux sociaux que sont le chômage et la misère pour les classes populaires, et pendant qu'il n'y a plus d'argent pour l'école publique, la "bonne société bourgeoise" en revient toujours à ses fondements pour maintenir son ordre social : le privé, le nationalisme et la religion.

Toulouse

Des fauteuils roulants sur la piste

Brève
17/12/2018

Vendredi 14 décembre, une quinzaine de personnes dont la moitié en fauteuil roulant et certains en gilets jaunes ont réussi à pénétrer sur les pistes de Blagnac. L'aéroport a été paralysé pendant près de deux heures et les avions déroutés.

Les manifestants voulaient dénoncer les mensonges du gouvernement sur la revalorisation de l'allocation adulte handicapé et sur une nouvelle loi qui fait reculer l'accessibilité des bâtiments.

Macron avait fait du handicap un thème de sa campagne, mais les personnes handicapées ont vite compris qu'avec lui, c'étaient surtout les profits qui devaient être soignés !

Pamiers (Ariège)

Panne chez Aubert et Duval : aux actionnaires d’en subir les conséquences, pas aux salariés

Brève
14/12/2018

A l'usine Aubert et Duval, une des presses accuse une panne très grave. Une des lignes de production s'arrête au fur et à mesure puisqu'aucune pièce ne sort plus de cette presse.

Cela se traduit par le non renouvellement de centaines de contrats d'intérim et sans doute à venir, par du chômage technique pour les embauchés.

Pour la direction du groupe, il n'a jamais été question de prendre sur la fortune de la famille Duval. Pourtant par l'exploitation de milliers d'ouvriers elle s'est hissée au 71ème rang selon le magazine Challenge, avec 1400 M€. Il n'a pas été non-plus question de prendre sur les profits d’Eramet. Les seuls à être une « variable d’ajustement » dans cette société, ce sont les travailleurs et en première ligne les intérimaires.

Aucun actionnaire n'a mis la main à la poche, car les profits de ces parasites sont sacrés. Qu'ils ne s'étonnent pas s'ils récoltent la colère !