AIRBUS Toulouse

Tous ensemble ! Aux actionnaires de payer

Brève
01/07/2020

Le « plan d’adaptation » concocté par la direction Airbus est tombé : 15 000 suppressions de postes sur le groupe (5 000 en France ; 5 100 en Allemagne ; 900 en Espagne ; 1 700 au Royaume-Uni ; 1 300 dans les autres sites Airbus dans le monde). Malgré les 15 milliards promis à la filière aéronautique, le PDG Faury justifie ce coup de hache sur les effectifs en affirmant : « il est essentiel de retrouver rapidement notre équilibre industriel et financier afin de pouvoir répondre à ce qui va se passer ensuite ». En clair : pour préserver les profits actuels et futurs des actionnaires, c’est aux travailleurs qu’ils veulent faire payer la note.

Le gouvernement estime le nombre de suppressions d’emploi… « excessif ». On va sans doute assister à une négociation bidon pour réduire le nombre des victimes. Mais quelle que soit l’issue de ces marchandages, c’est une déclaration de guerre aux travailleurs. Ceux-ci ne doivent compter que sur eux-mêmes et leur mobilisation collective pour s’y opposer, sans espérer quoi que ce soit du baratin gouvernemental ou des « négociations » à venir.

Cette nouvelle attaque à venir, fait suite à celles subies par les travailleurs de la sous-traitance. Cette attaque concerne donc les dizaines de milliers de travailleurs de l’aéronautique, qui n’ont que leur travail pour vivre. Ils n’ont pas d’autre choix que de se défendre, en saisissant toutes les occasions de s’organiser avec une revendication commune : répartition  du travail entre tous, que l’on soit chez Airbus ou chez les sous-traitants et y compris les intérimaires, et prendre sur les profits accumulés depuis des années pour payer tous les salaires et garantir les emplois.

Toulouse

Hôpital Ducuing : « Du blé pour la santé, pas pour les financiers »

Brève
18/06/2020

A l'hôpital J. Ducuing (privé à but non lucratif), l'après Covid ressemble à l'avant. A la maternité, la direction invoque des difficultés financières pour augmenter le temps de travail la nuit et les soignants devraient travailler 94 heures de plus par an pour le même salaire. En mars et avril, c'est le service des urgences qui a dû fermer la nuit par manque de personnel, en pleine épidémie. Quant aux heures supplémentaires effectuées pendant la crise sanitaire, elles ne seront pas payées.

Après avoir participé en nombre à la manifestation du 16 juin, les salariés se sont rassemblés devant l'établissement, soutenus par des voisins et usagers. Alors que les milliards coulent à flots pour maintenir les profits du CAC40, les travailleurs de la santé n'ont aucune raison de voir sacrifier leurs emplois et leurs salaires.

CHU Toulouse

16 juin : "De l'argent pour l'hôpital, pas pour le capital !"

Brève
17/06/2020

À Toulouse, avec plusieurs milliers d'hospitaliers, de salariés de cliniques et Ehpad, soutenus par de très nombreux usagers, la manifestation du 16 juin pour la Santé a été un succès. Elle s'est terminée dans la cour de l'Hôtel-Dieu, sous les fenêtres de la direction générale du CHU.

Parmi les nombreux motifs de mécontentement, la prime Covid de 1 500 €, qui ne sera accordée qu'à 40 % du personnel, les autres devant se contenter de 500 €. La veille la CGT avait annoncé que le DRH et son adjointe feraient partie des heureux sélectionnés à 1 500 € ... pour leur gestion de la pénurie sans doute.

Mais plus qu'une prime aléatoire et qui divise, les hospitaliers veulent de vraies augmentations de salaire et des moyens pour les hôpitaux. Rendez-vous a été donné pour une nouvelle manifestation le 30 juin.

Toulouse

Une manifestation contre les meurtres racistes

Brève
04/06/2020

Plus de 2000 personnes, dont beaucoup de jeunes, se sont rassemblés à Toulouse le 3 juin, pour dénoncer les meurtres racistes et les violences policières aux Etats Unis mais aussi en France.

Les États-Unis se sont construits sur l’esclavage. Le racisme et la ségrégation ont servi au capitalisme américain d’outils politiques pour maintenir l’exploitation féroce de la main-d’œuvre devenue libre. Aujourd’hui, le racisme et les discriminations pèsent toujours sur les Noirs, cette partie des prolétaires qui ont les emplois les plus durs, les salaires les plus bas, les logements les plus délabrés, qui sont embauchés les derniers et licenciés les premiers, ayant ainsi le privilège de compter une majorité de chômeurs. Et ce sont eux qui ont été plus durement frappés que les autres par le coronavirus. Mais c'est bien parce que la société est divisée en classes, qu'existent les emplois mal rétribués, le chômage et les logements insalubres. Tout cela est le produit de la société capitaliste, la discrimination raciale permettant la surexploitation de larges fractions de la classe ouvrière au prétexte de leur couleur de peau. Quant aux travailleurs blancs, ils pâtissent également du racisme, car leur propre exploitation par le grand capital s’est appuyée sur cette division entre les Blancs pauvres et les Noirs pauvres.

Même si c’est à une autre échelle, les violences policières racistes existent aussi en France. Des milliers de manifestants sont descendus dans la rue à Paris mardi 2 juin pour exiger justice pour Adama Traoré. Toute l’institution policière est imprégnée de racisme et de haine des pauvres. Cela découle de sa fonction de maintenir l’ordre capitaliste contre les opprimés, et c’est pourquoi elle est systématiquement couverte par la hiérarchie.

À la base du racisme et de l’oppression, il y a le système capitaliste. Il faut souhaiter que la révolte actuelle trouve les voies pour s’en prendre à ce système lui-même. Les prolétaires des États-Unis, quelle que soit la couleur de leur peau, mais aussi tous ceux qui se situent de ce côté-ci de l’Atlantique, ont tout intérêt d’en finir avec un système économique et social en faillite.

CHU Toulouse

"De l'argent pour l'hôpital, pas pour le capital !"

Brève
26/05/2020

Mardi 26 mai, deux cents hospitaliers se sont rassemblés à Purpan, ainsi que sur les différents sites du CHU, pour un hommage aux soignants victimes du Covid 19. Alors que le ministre Olivier Véran vient de lancer son "Ségur de la Santé", ils dénoncent le manque de moyens à l'hôpital et appellent à manifester le 16 juin, journée de mobilisation nationale dans tout le secteur de la Santé, pour plus de personnel, plus de lits et de meilleurs salaires.

Le gouvernement distribue sans compter des milliards au patronat, mais pour la Santé, juste des promesses.