Toulouse

Grève au musée des Abattoirs

Brève
17/03/2019

Vendredi 15 mars 2019, une vingtaine d’agents, sur les trente-quatre qui travaillent au musée des Abattoirs de Toulouse, s’est mise en grève. Une première depuis l’ouverture de ce musée en 2000. Dégradation des conditions de travail, mépris de la part de la direction : le ras le bol s’accumule.

L’adjoint au maire délégué aux musées a jugé dans la presse « bien regrettable » que cette colère s’exprime publiquement, alors que débutait ce jour-là l'exposition Picasso. Une marque supplémentaire de mépris. Et les travailleurs du musée ont eu bien raison de ne pas faire passer leurs intérêts, après l'image de la mairie.

Toulouse

Des wagons d’or pour les grands groupes du BTP

Brève
15/03/2019

Jeudi 14 mars s’est ouvert une enquête au sujet de l’aménagement du quartier de la gare, « le Grand Matabiau ». Ce projet nommé Téso (Toulouse Euro Sud Ouest) prévoit la construction de 300 000 m² de bureaux, 50 000 m² de commerces, et 2500 logements, le tout surplombé par un gratte-ciel de 150 mètres de haut.

Encore un projet pour transformer les quartiers populaires qui entourent la gare en quartier d’affaires, où les prix des loyers vont exploser.

En tout cas, les vrais gagnants de ce projet, ce seront les Vinci, Bouygues, Lafarge, et autres capitalistes du BTP, qui empocheront des millions d’argent public pour ces travaux.

Toulouse

Airbus : le « risque » ce n’est pas pour les capitalistes !

Brève
10/03/2019

La presse économique s’inquiète pour les Etats qui avaient consenti des aides à Airbus pour l’A 380. Pour la France (premier prêteur), l’Allemagne, l’Espagne et le Royaume-Uni, l’ardoise s’élèverait à 3,3 milliards d’euros. Les remboursements avaient été adossés aux livraisons. Mais comme la production devrait s’arrêter fin 2021, 14 ans après son lancement, qu’en est-il des sommes qu’il reste à rembourser, … dont le montant n’est pas divulgué ?

Les propos de l’actuel PDG Tom Enders (sur le départ) ne laissent pas de doute sur sa volonté de se laver les mains des dettes contractées : il s’agissait d’un « partenariat à risque » se justifie-t-il, et les états savaient que si l'avion était un échec, ils mettaient leur argent en danger. C’est clair ! C’était cadeau si ça ne marchait pas ! Pas question d’écorner le bénéfice du groupe de 3,054 milliards d’euros pour 2018, en augmentation de plus de 29 % par rapport à 2017.

Faire du fric grâce au travail de plus de 130 000 salariés, être assisté rubis sur ongles par la bienveillance complice des Etats, envoyer promener les débiteurs, c’est cela le parasitisme capitaliste….

Toulouse

Aéro Technique Espace (ATE) : grève contre les conditions de travail

Brève
08/03/2019

Pour dénoncer la situation scandaleuse de leurs conditions de travail, toute l’unité de production de Cornebarieu , soit une cinquantaine de travailleurs, est en grève depuis jeudi 7 mars et jusqu’à ce week-end.

ATE est une entreprise de peinture, sous-traitante de l’aéronautique en particulier auprès d’Airbus et d’ATR. Dans l’atelier, les travailleurs sont continuellement en contact avec des produits contenant du chrome hexavalent. C’est un composé chimique cancérigène et mutagène que l’on trouve dans les peintures, sous-couches et mastics. Bien que l’utilisation de ce composé soit interdite depuis septembre 2017, certaines entreprises ont eu droit à des dérogations, notamment dans la filière aéronautique.

Sur le site de Cornebarrieu, la salle de peinture a été modifiée il y a quelques semaines, et les conditions d’aspirations et de filtration des composés toxiques sont devenues pour le moins insuffisantes. Ainsi, certains travailleurs devant travailler à leur ordinateur, dans leur bureau en dehors de la salle de peinture, gardent des masques à cartouche.

L'inspection du travail et la Carsat ont effectué des contrôles et ont estimé que le système d'aspiration était 10 fois inférieur aux normes de l'INRS (Institut National de Recherche et de Sécurité). Mais aucun travaux n’ont été fait.

On va au travail pour gagner sa vie, pas pour se faire empoisonner, et les travailleurs ne veulent pas se laisser faire : ils ont raison de se battre !

Seysses (banlieue toulousaine)

Maison d’Arrêt de Seysses : surpopulation insupportable

Brève
08/03/2019

À la Maison d’Arrêt de Seysses, jeudi 7 mars au matin, près d’une centaine de gardiens ont bloqué l’entrée de la prison, revendiquant une hausse des salaires et du recrutement. Ils réclament aussi la démission de Belloubet, garde des sceaux. À raison d’un surveillant pour plus de 130 détenus, le personnel estime ne plus pouvoir assurer la sécurité.

De leur côté, des dizaines de détenus ont refusé de réintégrer leurs cellules pour dénoncer leurs conditions de vie : la surpopulation a dépassé les 100 % et ils sont plusieurs centaines à devoir partager leur cellule à 3, avec un matelas au sol.

Être enfermé ou travailler, dans ces conditions indignes est intolérable et les salariés comme les détenus n’en veulent plus !