Toulouse

Airbus : le « risque » ce n’est pas pour les capitalistes !

Brève
10/03/2019

La presse économique s’inquiète pour les Etats qui avaient consenti des aides à Airbus pour l’A 380. Pour la France (premier prêteur), l’Allemagne, l’Espagne et le Royaume-Uni, l’ardoise s’élèverait à 3,3 milliards d’euros. Les remboursements avaient été adossés aux livraisons. Mais comme la production devrait s’arrêter fin 2021, 14 ans après son lancement, qu’en est-il des sommes qu’il reste à rembourser, … dont le montant n’est pas divulgué ?

Les propos de l’actuel PDG Tom Enders (sur le départ) ne laissent pas de doute sur sa volonté de se laver les mains des dettes contractées : il s’agissait d’un « partenariat à risque » se justifie-t-il, et les états savaient que si l'avion était un échec, ils mettaient leur argent en danger. C’est clair ! C’était cadeau si ça ne marchait pas ! Pas question d’écorner le bénéfice du groupe de 3,054 milliards d’euros pour 2018, en augmentation de plus de 29 % par rapport à 2017.

Faire du fric grâce au travail de plus de 130 000 salariés, être assisté rubis sur ongles par la bienveillance complice des Etats, envoyer promener les débiteurs, c’est cela le parasitisme capitaliste….