Toulouse :  DERICHEBOURG : La bourse… et la vie

Echo d'entreprise
12/05/2020

Profitant de la crise sanitaire, la direction de ce sous-traitant aéronautique envisage de supprimer 700 des 1600 emplois à Toulouse. Elle vient de proposer un « accord de performance collective ». Le chantage est le suivant : soit les salariés acceptent de perdre définitivement le 13ème mois, les indemnités de transport, l’indemnité de repas (remplacée par des chèques repas) et le plan de licenciement qui devrait concerner 700 salariés serait reporté… au mois de septembre ; soit l’accord est repoussé et le plan sera appliqué… dès juin. En clair, « on vous laisse « choisir » de la date de votre exécution ».

C’est bien sûr inacceptable, d’autant que le groupe Derichebourg qui compte 36 000 salariés de par le monde n’est pas un groupe sur la paille. Mais comme pour tous ces parasites capitalistes, la seule chose intouchable, ce sont leurs profits.

Face à cette attaque et ce choix pourri, les travailleurs n’ont le choix que de se serrer les coudes, et relever collectivement le gant afin de défendre leur peau. Il n’y a aucune raison d’accepter ces licenciements, et par contre toutes les raisons d’exiger le contrôle par les travailleurs des comptes réels de l’entreprise. Et on vérifierait alors, qu’avec les profits accumulés depuis des années, les actionnaires peuvent très bien payer pour éviter ce plan de licenciement.