Toulouse

Matraques et lacrymogènes contre les grévistes

Brève
25/05/2019

Jeudi 23 mai, plusieurs dizaines d’enseignants en grève contre la réforme Blanquer se sont rassemblés sur la place Saint-Etienne devant la préfecture de Haute-Garonne, en tenant une banderole : « L’école tombe par terre, c’est la faute à Blanquer ! »

Il n’a pas fallu plus qu’un peu de littérature pour que les forces de l’ordre interviennent immédiatement à coups de matraque et de gaz lacrymogène. S’en sont suivies onze interpellations et placements en garde à vue !

Heureusement, les vidéos prises sur place ont rapidement circulé et c’est à bien plus d’une centaine qu’un rassemblement s’est formé devant le commissariat central pour exiger la libération des manifestants, qui a finalement eu lieu trois heures plus tard, la police ayant bien du mal à justifier une quelconque raison pour les poursuivre.

En une semaine, c’est à deux reprises que la police s’est livrée à de la violence contre des enseignants en lutte, assortie de plusieurs gardes à vue sans autre motif que de tenter d’intimider ceux qui n’acceptent pas les mesures du gouvernement contre l’école publique. Mais à entendre les acclamations et les chants qui ont accompagné la libération des interpellés, c’est plutôt raté.

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