Bordeaux, Toulouse, Tarbes, Montauban...

Journée du 12 octobre : mobilisation encore en hausse

Brève
14/10/2010

Que ce soit à Bordeaux, Toulouse, Montauban ou Tarbes, les manifestations de la journée du 12 ont été les plus importantes depuis début septembre.

A Bordeaux, le cortège était très dense du début à la fin. Plusieurs cortèges (SNCF, Centre Financier de la Poste, Hôpital Saint-André, ainsi que les lycéens) ont convergé vers la place de la Victoire. Toutes les entreprises importantes (Ford, Thalès, SNECMA, EADS, SNPE, CRAMA...) avaient leur banderole, sans compter les travailleurs de petites entreprises qui n'en avaient pas. Plusieurs milliers d'étudiants et de lycéens fermaient la marche et ont été chaleureusement applaudis à l'arrivée par les autres manifestants. Sur tous les visages se voyait la satisfaction de s'être retrouvés encore plus nombreux cette fois-ci.

A Toulouse aussi, ça a été la manifestation la plus longue et la plus nombreuse. Tout le monde était content de se retrouver si nombreux, et le sourire était sur toutes les lèvres. Là aussi les plus grosses entreprises étaient là (Airbus, Continental, Freescale, Thalès,...) mais aussi des plus petites. Le cortège était parsemé de groupes de lycéens cherchant leurs banderoles, et derrière celles-ci, quelques milliers de lycéens reprenant à tue-tête tous les slogans et en particulier : "on n'en veut pas, de cette société-là"

A Montauban, ce fut la manifestation la plus importante, et contrairement aux manifestations précédentes, des jeunes étaient présents. Une belle internationale a été chantée devant la mairie.

A Tarbes, le cortège était le plus gros et plus animé que les autres fois : bruit, pétards, chants... Là encore de nombreuses banderoles d'entreprise (Socata, Alstom, cheminots, communaux...), et la présence remarquée de plus d'un millier de jeunes.

Bref, un succès qui renforce le moral et la détermination des grévistes et manifestants, et qui en appelle d'autres.

Clinique Medipôle (Toulouse)

Le sport c'est bon pour la santé... des profits

Brève
14/10/2010

La clinique Medipôle Garonne (270 salariés) est une nouvelle clinique ultramoderne située au sud de Toulouse, en face du tout nouveau Cancéropôle : 14 blocs opératoires, IRM de dernière génération et centre de rééducation ultramoderne. Elle est aussi connue sous le nom de « clinique du sport » et se targue de détecter les "bobos des champions", mais elle pratique surtout la course à la rentabilité.

Les lits d'hospitalisation doivent être les plus rentables possibles. Un patient sortant est aussitôt remplacé par un autre et il arrive fréquemment que les entrants attendent dans le couloir que leur chambre soit libérée. Et pour le personnel du ménage et les aides soignantes, c'est un vrai marathon pour nettoyer au plus vite et préparer le lit. Le bloc opératoire tourne à plein régime aussi. Souvent le patient est attendu au bloc alors qu'il vient à peine de rentrer à la clinique !

Le service d'imagerie (radio, scanner, IRM), fleuron de la clinique, est indépendant de celle-ci et directement gérée par les radiologues qui se comportent comme de véritables petits chefs d'entreprise. Les temps pour réaliser les examens sont réduits au minimum : les manipulateurs radio appellent le patient en salle d'attente, bondée, ont à peine le temps de l'interroger correctement, réalisent au plus vite l'examen, sortent les clichés, ..., et au patient suivant.

On comprend mieux l'appellation de « clinique du sport » : pour le personnel c'est la course tous les jours...et on doit réaliser des exploits en permanence !

Continental (Toulouse)

Ce n'est qu'un début, mais un bon début...

Brève
13/09/2010

Ce lundi 13 septembre, la « consultation du personnel » organisée par la Direction a été l'occasion d'un meeting de solidarité et de lutte organisé aux portes de l'entreprise, par la CGT et la CFDT, syndicats majoritaires qui appelaient au boycott de cette consultation bidon.

Devant plusieurs centaines de travailleurs de l'entreprise, dont des délégations venues de Foix et Boussens, devant aussi des délégations d'autres usines (Freescale, Thalès, Astrium, Airbus, Liebherr Aerospace...), des membres du comité de lutte de Continental Clairoix, des syndicalistes allemands et espagnols du groupe Continental, et un syndicaliste de Général Motors Strasbourg, y ont pris la parole.

Ils ont fait part de leur soutien total aux salariés qui refusent de céder au chantage à l'emploi, qu'eux-mêmes ont vécu dans leur entreprise. Leurs interventions ont été très applaudies, surtout quand les uns et les autres parlaient de la nécessaire solidarité entre les travailleurs, par-delà les usines ou les frontières.

Indépendamment du résultat de la consultation-bidon, ce n'est qu'un début, la lutte continue !

Continental - Toulouse

Face au chantage patronal, la mobilisation !

Brève
08/09/2010

La direction de Continental a décidé de faire payer les travailleurs, parce que d'après elle, l'horizon 2012 serait menaçant pour "la pérennité de l'ensemble des activités".

Pourtant Continental a fait et fait d'énormes bénéfices. En 2009 : 38 millions d'€ ; en 2010 : entre 50 et 60 millions d'€ ! Qu'à cela ne tienne, d'après elle, il faudrait réduire de 8% la masse salariale pour les 2000 salariés :blocage des salaires, augmentation du temps de travail, suppression de jours de RTT. Toujours d'après elle ce serait la condition pour que l'emploi soit préservé jusqu'en 2015, sauf ... "cas de force majeure". Drôle de garantie !

Les Assemblées générales de juin avec plusieurs centaines de travailleurs avaient stigmatisé ce qui n'était qu'un chantage pur et simple et ... un marché de dupes.

En cette rentrée la Direction a décidé d'organiser une "consultation du personnel" le lundi 13 septembre. Les syndicats CGT et CFDT ont décidé d'appeler au boycott de cette mascarade, en organisant une Assemblée Générale ce jour là, ainsi qu'un meeting de solidarité aux portes de l'entreprise où prendront la parole des membres du comité de lutte de Continental Clairoix ainsi que des syndicalistes venant d'entreprises européennes du groupe. Ils y invitent également les travailleurs de la zone, ceux de Thalès, de Freescale, de la Météo et d'EDF.

La grève massive pour le 7 septembre a montré qu'une grande partie des travailleurs est convaincue que la mobilisation contre le chantage patronal serait la vraie réponse aux projets du patron.

Blanquefort (région bordelaise)

Le fiasco de la reprise industrielle

Brève
07/09/2010

Hay, associé à HZ dans la reprise du site de Ford à Blanquefort a annoncé qu'il abandonnait purement et simplement et simplement son projet de reconversion industrielle dans l'éolien. Si bien que, en dehors de la production de boîtes à vitesse qui doit se terminer en 2011, il ne reste pas grand-chose.

Mais si HZ achemine l'usine vers la fermeture, cela ne l'empêche pas de puiser dans la caisse. C'est ainsi près de 7 millions que le repreneur a transféré vers ses actionnaires, au titre de ses bénéfices. 7 millions pour uniquement gérer l'existant et sans avoir mis un centime dans l'entreprise, l'affaire est bonne !

Pour que Ford réinvestisse dans l'usine pour sauver les emplois, comme disent les syndicats ou pour faire payer à Ford leur peau la plus chère possible comme le pensent à juste titre une partie des salariés de l'usine, les travailleurs devront compter sur leur mobilisation collective, en créant un vrai rapport de force dans l'usine, mais aussi dans la région bordelaise, en essayant d'entraîner les milliers de travailleurs concernés par cette fermeture.

Ils ont d'ores et déjà annoncé une manifestation au salon mondial de l'auto début octobre et cela peut être une première étape vers un tel rapport de force !