Mérial (Toulouse)

Les travailleurs en grève pour les salaires

Brève
26/01/2010

Vendredi 15 janvier, environ 220 travailleurs de MERIAL se sont mis en grève à la production à l'appel de FO et la CGC (les seuls syndicats de l'usine). C'était leur première grève pour les salaires. Ils demandaient une augmentation de 54 euros bruts.

MERIAL, à Toulouse, est une entreprise de production de produits vétérinaires qui emploie 370 salariés, détenue à 100% par le groupe SANOFI (3ème laboratoire pharmaceutique mondial). Les actionnaires de MERIAL et de SANOFI continuent, malgré la crise à encaisser les bénéfices, et à ne vouloir rien céder en augmentation des salaires.

Ainsi lors des négociations salariales la direction est restée sur sa position de 30 euros bruts pour les plus bas salaires, qui sont la majorité dans l'usine de production de Toulouse.

Malgré la modestie de leur revendication par rapport à la taille du groupe et surtout de ses bénéfices, la direction ne voulait toujours rien céder au bout de 5 jours de grève totale. Les travailleurs disaient au piquet de grève que si la direction ne cédait rien c'était vraiment pour une question de « principe patronal », mais "nous aussi on a nos principes" !

Et s'ils ont suspendu la grève à la demande des responsables syndicaux de FO, jeudi soir, sans que leur revendication soit satisfaite, ils ont le moral et sont fiers d'avoir enfin pu exprimer leur mécontentement et démontrer que sans eux aucune production ne sort.

Comme ils le disaient "c'est une première expérience pour le jour où tout le monde s'y mettra car il y en a vraiment marre des bas salaires".

Hôpital des Enfants (CHU Toulouse) :

L’ARH n’a pas de cœur

Brève
26/01/2010

Prétextant un manque de conformité des locaux, l'Agence Régionale de l'Hospitalisation a brutalement décidé, en pleines vacances de Noël, de fermer le service de chirurgie cardiaque pédiatrique de l'Hôpital des Enfants, obligeant les enfants à aller se faire opérer à Bordeaux, Marseille ou Paris.

Pourtant, la mise en conformité était presque terminée et toutes les conditions de sécurité étaient assurées. Cette annonce a plongé dans le désarroi les familles qui ne savent pas où va être opéré leur enfant - souvent des nouveaux nés et prématurés - ni si elles pourront être à ses côtés aussi facilement qu'auparavant.

Suite à cette fermeture, début janvier un enfant a dû être transféré en urgence sur Marseille. L'hélicoptère cloué au sol par les intempéries, il a fallu cinq heures de route pour le transporter : bonjour la sécurité !

Depuis, une quinzaine d'opérations non urgentes ont été déprogrammées et d'autres enfants ont été transférés, dont ceux que «La chaîne de l'Espoir », une association qui permet à des enfants en provenance de pays pauvres de se faire opérer d'une malformation cardiaque, avait prévu de faire opérer.

Un rassemblement a eu lieu pour dénoncer cette situation scandaleuse et aberrante, avec du personnel de santé, les familles et associations, et une pétition circule. Mais pour l'instant, l'ARH et le ministère font la sourde oreille, au mépris des enfants, des familles et des équipes chirurgicales qui craignent la fermeture définitive de ce service.

La sécurité a déjà servi de prétexte à l'annonce de fermeture de 182 blocs opératoires dans des hôpitaux de proximité, on voit ici que même les grands hôpitaux ne sont pas à l'abri.

Marmande (Lot et Garonne)

Creuzet manifeste

Brève
20/01/2010

200 salariés du sous-traitant Creuzet Aéronautique ont de nouveau manifesté mardi à Marmande pour obtenir une prime de 500 euros et une hausse de salaire de 3%.

Depuis le 17 décembre, les salariés procèdent régulièrement à des débrayages ainsi qu'à des actions coup de poing. La direction ne propose qu'une prime de 200 euros bruts et aucune revalorisation salariale, alors que les salaires sont bloqués depuis deux ans et que, malgré la crise, les comptes de l'entreprise sont au beau fixe.

La crise, un prétexte pour Creuzet pour augmenter ses bénéfices sur le dos des salariés !

Freescale (ex-Motorola) - Toulouse

Les travailleurs n'abdiquent pas

Brève
20/01/2010

AG, débrayages, et un jour de grève ont montré que les travailleurs ne désarmaient pas en ce début d'année 2010.

C'est le 22 avril 2009 que la direction de Freescale (ex-Motorola) annonçait son intention de licencier tout le secteur de la production du site de Toulouse, c'est-à-dire 821 salariés sur les 1600 que l'entreprise comptait encore. Parallèlement, le secteur téléphonie a été fermé, avec 270 licenciements à la clé.

Début septembre, la grève a pratiquement paralysé la production pendant cinq semaines. Pour majoritaire qu'il ait été chez les ouvriers, ce mouvement est resté isolé. Les grévistes n'ont pas obtenu ce qu'ils demandaient, mais ils ont eu quand même une augmentation sensible de la prime de départ. Les plus bas salaires ont ainsi vu leur indemnité multipliée par deux.

Malgré la pluie d'avertissements qui a suivi la fin de la grève et la demande de licenciement d'un délégué (refusé par l'inspection du travail et une majorité du Comité d'Entreprise), l'agitation n'a cependant pas cessé dans les cinq équipes de production, et la fraternité des grévistes est intacte.

Lundi 11 janvier, une AG a regroupé 140 travailleurs, essentiellement des deux équipes de production en 2x8. Une journée complète de grève a été votée pour jeudi 14 la nuit et vendredi 15 en 2x8 : la participation fut bonne. La revendication a été redéfinie de la façon suivante : une prime fixe de 60 000 €, plus 6 mois de salaires, le calcul de l'Indemnité Conventionnelle identique à celle des cadres (bien plus avantageuses), et un dispositif de type préretraite pour les seniors. La mobilisation s'est poursuivie sur les deux équipes de week-end par des AG et des débrayages.

Il s'agit de maintenir la pression pendant toute la procédure officielle de validation du plan dit "social". Et on peut parier que d'ici la fermeture, la morgue patronale fournira bien d'autres occasions pour que la colère des travailleurs se manifeste à nouveau.

EDF-GDF Toulouse (Haute-Garonne)

Une direction revancharde

Brève
19/01/2010

Vendredi 15 janvier, près d'une centaine de personnes sont venir soutenir un agent de ERDF-GRDF Midi-Pyrénées, délégué du personnel CGT. Il est menacé d'un mois de mise à pied pour avoir revendiqué une opération "Robin des Bois" de rétablissement de l'électricité, effectuée en avril 2009, au nom de la CGT Energie Midi-Pyrénées, dans une maison squattée par un couple de RMistes et leur petite fille.

Cette opération avait été menée durant le conflit du printemps dernier contre le projet d'externalisation de plusieurs services et de suppressions de sites.

A l'issue de ce mouvement de grève du printemps 2009, et qui s'était soldé par le retrait du projet et la création de 129 postes dont 76 embauches, la direction régionale d'ERDF-GRDF avait déclenché pas moins de 52 procédures disciplinaires, dont 4 licenciements. Deux agents ont été réintégrés et un troisième aura sa paye maintenue jusqu'à la retraite, mais le quatrième est toujours licencié.

Le mois de mise à pied requis à l'encontre du délégué s'inscrit aussi dans cette volonté de la direction de faire payer le plus cher possible aux salariés le fait de l'avoir bousculée au printemps dernier.

Le combat continue pour retirer la mise à pied, ainsi que toutes les autres sanctions. Une nouvelle journée d'action est prévue le vendredi 22 janvier.