Bordeaux

Les cheminots contre les restructurations de la SNCF

Brève
17/11/2009

La direction SNCF ne cesse de réorganiser, de restructurer, de regrouper des secteurs pour en supprimer d'autres. Derrière l'argument de la concurrence ouverte et généralisée avec d'autres entreprises ferroviaires utilisant le réseau ferré, l'objectif numéro un c'est la rentabilité.

Au total, ce sont depuis 2002, 21500 emplois qui ont été supprimés, « l'équivalent de 30 usines Molex et de 8 usines Continental ». La fin du « wagon isolé », va se traduire par des centaines de milliers de camions supplémentaires sur les routes et la fermeture de 8 des 11 triages existants, dont à Bordeaux celui d'Hourcade, avec des centaines d'emplois remis en cause. Et il y a aussi les menaces sur les emplois à Périgueux dans les ateliers de Chamiers, au fret à Bayonne et à Hendaye.

Afin de dénoncer les restructurations de la SNCF, le syndicat CGT des cheminots bordelais appelle à un rassemblement mercredi 18 novembre.

Lutte Ouvrière sera présent pour affirmer que face à la guerre déclarée du patronat et du gouvernement contre le monde du travail, c'est la mobilisation de toute la classe ouvrière qui est nécessaire. Imposer la fin des suppressions d'emplois dans le public comme l'interdiction des licenciements dans le privé, c'est une question de survie.

Rassemblement mercredi 18 novembre, à 11h, sur le parvis de la Gare St Jean

Perpignan (Pyrénées-Orientales)

Carrefour définitivement condamné pour paiement en dessous du SMIC

Brève
11/11/2009

Depuis plusieurs années des dizaines de travailleurs de Carrefour Claira (près de Perpignan) sont aux prises avec leur patron pour obtenir que leurs salaires ne soient pas inférieurs au SMIC.

Pour atteindre le SMIC, les patrons de la plupart des enseignes de la grande distribution (dont Carrefour est le N° 1 en Europe) incluaient le temps de pause dans le salaire horaire pour pouvoir dire qu'ils appliquaient le SMIC.

Cette arnaque concerne des centaines d'employés du commerce dans le département des Pyrénées Orientales, des dizaines de milliers au niveau national.

Le Conseil des Prud'hommes de Perpignan a condamné et Carrefour a payé.

27 employés de Carrefour Claira ont donc gagné au total plus de 30.000 euros de rattrapage des salaires.

Au niveau national, ce sont des dizaines de milliers de salariés du commerce qui sont concernés et des centaines d'employés ont attaqué devant les tribunaux.

C'est une bataille juridique gagnée. On sait bien que face à la guerre que nous mène le patronat c'est en se mobilisant massivement que nous obtiendrons une vraie augmentation des salaires ! Mais en attendant c'est un point de marqué par le camp des travailleurs.

Toulouse (Haute-Garonne)

EDF/GDF : un premier recul de la Direction

Brève
10/11/2009

Depuis fin octobre, les salariés d'EDF/GDF, à l'initiative de la CGT, ont engagé une action reconductible jusqu'au retrait des sanctions, en priorité celui des licenciements prononcés contre quatre de leurs collègues suite au mouvement d'avril-mai contre des externalisations, mouvement qui avait abouti au report du projet d'externalisation et à des embauches.

Des piquets de grève ont été organisés devant la direction ErDF à Toulouse Basso Cambo, et devant le siège de la direction de GrDF. Il s'agit d'une grève tournante qui concerne plusieurs départements de la région. Des coupures d'électricité ont aussi eu lieu.

Après plusieurs jours à ce rythme, la Direction centrale du groupe EDF a reculé : elle a réintégré deux des agents licenciés, et un troisième aura sa paie maintenue jusqu'à sa retraite dans 18 mois.

La direction maintient toujours sa décision de licenciement pour le quatrième. Mais les salariés d'EDF/GDF, même s'ils ont obtenu un premier recul, gardent la rage et sont déterminés à aller jusqu'au bout pour faire céder leurs directions quant aux licenciements.

Une nouvelle journée d'action de tous les travailleurs est prévue le jeudi 12 novembre à Toulouse.

Montauban (Tarn et Garonne)

Mouvements contre la dictature patronale

Brève
02/11/2009

Eurosérum s'est implantée à Montauban en 2008, en reprenant l'entreprise Sodiaal Industrie avec ses 95 salariés. Filliale du groupe Entremont Alliance, Eurosérum est leader mondial en séchage de lactosérum (petit lait provenant de la fabrication de fromage). A Montauban l'activité principale est la fabrication de lait infantile, notamment pour Blédina.

Mardi 20 octobre, plus de la moitié des travailleurs a débrayé et envahi la réunion du Comité d' Entreprise. Lundi 26 octobre, lors d'un nouveau débrayage, une quinzaine de salariés s'est adressée à la population (diffusion de tract et pétitions) relayée par les médias locaux.

L'origine du mécontentement c'est l'annonce par la Direction d'une remise en cause de certains acquis et son intention de contraindre les travailleurs aux nouvelles règles qu'elle compte imposer d'ici la fin de l'année. Pour ne prendre que deux exemples : la majoration des heures de nuit passerait de 40% à 25%, et les tickets resto de 6 € à 1,7€.

Depuis son arrivée, la Direction d'Eurosérum refuse toute discussion en essayant de sanctionner la moindre opposition salariale. Après avoir d'abord tenté de licencier le délégué syndical CGT, il aura fallu plus d'un an de palabres pour que les accords d'entreprise soient comparables à ce qu'ils étaient avec Sodiaal. Ce qu'elle remet en cause aujourd'hui.

Pour les travailleurs, il n'en est pas question ! Les salariés se sont réunis le jeudi 29 octobre en Assemblée Générale. Ils ont décidé que chacun mettrait le patron aux Prud'hommes s'il persistait à passer en force.

Gironde (33)

Licenciements sous-traités

Brève
02/11/2009

Après avoir renvoyé 130 travailleurs intérimaires qu'elle avait placé chez Dassault, Labinal licencie maintenant un tiers des 45 CDI employés en sous-traitance sur le site de Dassault Mérignac.

Et comme il n'y a pas de petits profits, la direction de Labinal fait l'économie d'un plan social en obligeant les travailleurs à partir un par un, sous la menace de mutations forcées.

Pendant ce temps là, les actionnaires, de Labinal comme ceux de Dassault profitent : ceux de Labinal ont touché 20 millions d'euros de dividendes en 2008. Ceux de Dassault peuvent espérer encore plus, puisque le résultat net entre janvier et juin 2009 s'est établi à 118 millions d'euros.

Renvoyer la sous-traitance, c'est la méthode qu'emploie actuellement Dassault pour maintenir ou augmenter ses profits : la charge de travail de centaines d'employés est reportée sur ceux qui dépendent directement de Dassault. A Mérignac et à Martignas, les 75 employés de 3A, licenciés ou mutés à Toulouse, en ont déjà fait les frais avant l'été.

Les patrons justifient ces licenciements en cascade par la crise. Mais, répartir le travail entre tous en maintenant les salaires en prenant ce qu'il faut sur les profits est pourtant possible. Ce n'est pas la crise qui licencie, mais ce sont les patrons, qui entendent bien continuer à servir des dividendes aux actionnaires !