Toulouse

Une fois de plus, les lycéens ont raison

Brève
08/12/2009

500 lycéens ont manifesté jeudi 3 décembre dans les rues de Toulouse contre la réforme des lycées.

Cette réforme a été repoussée l'an dernier suite, entre autre, à un mouvement lycéen dont le gouvernement pouvait craindre qu'il ne devienne contagieux. C'est maintenant Luc Chatel qui essaye de remettre le couvert. L'objectif premier est la diminution du nombre d'heures enseignées pour faire passer les 16 000 suppressions de postes prévus dans l'Education Nationale à la rentrée prochaine.

Toulouse

Face au manque de personnel, les brancardiers ne baissent pas les bras.

Brève
08/12/2009

Au CHU, il manque au moins 16 brancardiers (sur les 250 actuellement en poste), ne serait ce que pour que les malades n'attendent pas des heures dans les couloirs après un examen.

Lorsque la direction a décidé de n'embaucher que trois agents, et sur un nouvel horaire particulièrement pénible (16 h - 24 h), le ras-le-bol a éclaté, le 16 novembre. Les brancardiers ont décidé de débrayer une heure par jour avec manifestations, rassemblements et distributions de tracts aux usagers, actions suivies par 45 à 50% des brancardiers. Ils réclament la remise à niveau des effectifs, la suppression des nouveaux horaires, ainsi que la titularisation des précaires à temps plein. Car comme dans bien d'autres services, il y a en effet 10% de précaires, qui de surcroît, travaillent à mi-temps. Après leur formation et au bout de 2 ans maximum, la direction s'en débarrasse. Et ça recommence avec d'autres.

Au bout de 10 jours la direction a déclaré avoir fait le maximum en accordant deux postes supplémentaires, mais par mutation, c'est à dire sans réelle création d'emploi. Par contre elle renonçait aux nouveaux horaires.

Les brancardiers qui ont arrêté leur mouvement, ont montré la marche à suivre : pour obtenir le personnel suffisant et dans tous les secteurs de l'hôpital, c'est tous ensemble qu'il faudra ruer dans les brancards.

Toulouse

GrDF-ErDF : la lutte continue !

Brève
30/11/2009

Depuis le 22 octobre, les travailleurs d'ErDF et GrDF, ont engagé une action reconductible jusqu'au retrait des sanctions contre plusieurs de leurs agents, avec comme priorité l'annulation du licenciement de 4 salariés.

Après plusieurs jours de lutte, piquets de grève, et coupures d'électricité, la Direction centrale du groupe EDF a engagée une démarche visant à trouver des solutions. Cela s'est traduit par la réintégration de 2 agents licenciés d'ErDF, au sein du groupe EDF. Ils seront réintégrés dans d'autres centres de la région

Les 2 autres agents concernés, 1 qui est déjà licencié, l'autre en instance de licenciement, sont des agents de GrDF. La direction de GrDF ne veut pas revenir pour l'instant sur ses décisions.

Pour soutenir leurs collègues sanctionnés, et pour montrer leur détermination, les travailleurs occupent un local de GrDF, rue Sébastopol, depuis mercredi 4 novembre, jour et nuit. Le 19 novembre, un temps fort était organisé, plusieurs centaines de salariés de Grdf et Erdf, de toute la région, étaient venus soutenir leurs collègues.

Vendredi dernier (27 novembre), la Direction de Grdf, s'appuyant sur un référé du Tribunal de Toulouse, a fait appel aux CRS, qui sont venu déloger manu militari les salariés qui occupaient le local. Lorsque ces agents ont voulu rejoindre les locaux syndicaux, ceux-ci ont été violemment évacués par les CRS, et un salarié a dû être hospitalisé.

Les travailleurs ne baissent pas les bras et restent décidés à continuer le combat et demandent toujours l'annulation des licenciements et des sanctions.

Sud Ouest

Sncf : le Grand bon en arrière

Brève
23/11/2009

Réseau ferré de France (RFF) supprime l'électrification de nombreuses lignes secondaires. Ainsi, deux voies ferrées électrique entre Bayonne et Saint-Jean-Pied-de-Port et entre Pau et Oloron ne voient plus circuler que des Diesels. RFF va y démonter les caténaires et autres installations électriques en 2010 car elles sont jugées trop coûteuses.

C'est le développement durable de la pollution.

Toulouse

Procès de l'explosion AZF : circulez, y'a rien à voir !

Brève
20/11/2009

32 morts, 20 000 blessés graves, des paralysés, des aveugles , des sourds, 60 000 appartements touchés, la quart d'une ville endommagé, et ... pas de coupable : relaxe pour tous !

Cette relaxe générale des prévenus dans le procès de l'explosion de l'usine AZF a abasourdi et révolté à juste titre les victimes, leurs familles et plus généralement la population des quartiers sinistrés.

Les peines demandées à l'issue d'un procès spectacle de quatre mois, étaient déjà insignifiantes, et ne concernaient que les seconds couteaux et pas le vrai responsable, le donneur d'ordre TOTAL. Mais même ce minimum leur a été épargné.

Tout aussi ahurissants que le délibéré du Tribunal sont les attendus du jugement. Il affirme que Grande Paroisse a fait de graves fautes organisationnelles qui ont conduit au mélange de produits incompatibles. Il affirme que le scénario de la catastrophe a été parfaitement reconstruit par l'enquête scientifique. Il affirme que le collège d'expert a parfaitement démontré les mécanismes de l'explosion. Il affirme d'autre part que Total a cherché à disqualifier le collège d'expert avec des méthodes malhonnêtes. Il reconnaît que Total a mis en place dans les heures qui ont suivi la catastrophe une commission d'enquête interne qui a effacé les traces, qui a travaillé à travestir la vérité. Et le tribunal conclut ... à la relaxe, faute de la preuve certaine !

Il faut croire que Total est au dessus de la justice, au dessus de la police, au dessus des lois. Total a donc tous les droits. Ce jugement donne un blanc-seing aux industriels. Désormais ils peuvent tuer, blesser, détruire des villes en toute impunité. Ils sont donc intouchables, ils font ce qu'ils veulent.

Total est la première puissance industrielle européenne, là est le vrai pouvoir. Devant la scène il y a des marionnettes, une justice, un gouvernement, et derrière la scène il y a ceux qui tirent les ficelles, il y a le vrai pouvoir, il y a le pouvoir économique d'une poignée de profiteurs. Ce sont ces grands groupes industriels comme Total, tout comme ces grands groupes financiers, qui dirigent la société en coulisses.

Cette dictature est déjà insupportable quand elle se traduit par des vagues de licenciements, le spectre de la misère pour les familles et la ruine de régions entières. Elle est révoltante quand elle fait exploser une usine en ravageant le quart d'une grande ville.

Le procès devait être pédagogique. D'une certaine façon il l'a été. La conclusion de cette infamie, c'est que la population devra se faire justice elle-même, par ses luttes et ses mobilisations, en imposant son contrôle direct sur les agissements et les décisions de tous ces grands groupes pour les empêcher de nuire. Et en imposant leur expropriation s'ils ne s'y soumettent pas.