Gironde (33)

Licenciements sous-traités

Brève
02/11/2009

Après avoir renvoyé 130 travailleurs intérimaires qu'elle avait placé chez Dassault, Labinal licencie maintenant un tiers des 45 CDI employés en sous-traitance sur le site de Dassault Mérignac.

Et comme il n'y a pas de petits profits, la direction de Labinal fait l'économie d'un plan social en obligeant les travailleurs à partir un par un, sous la menace de mutations forcées.

Pendant ce temps là, les actionnaires, de Labinal comme ceux de Dassault profitent : ceux de Labinal ont touché 20 millions d'euros de dividendes en 2008. Ceux de Dassault peuvent espérer encore plus, puisque le résultat net entre janvier et juin 2009 s'est établi à 118 millions d'euros.

Renvoyer la sous-traitance, c'est la méthode qu'emploie actuellement Dassault pour maintenir ou augmenter ses profits : la charge de travail de centaines d'employés est reportée sur ceux qui dépendent directement de Dassault. A Mérignac et à Martignas, les 75 employés de 3A, licenciés ou mutés à Toulouse, en ont déjà fait les frais avant l'été.

Les patrons justifient ces licenciements en cascade par la crise. Mais, répartir le travail entre tous en maintenant les salaires en prenant ce qu'il faut sur les profits est pourtant possible. Ce n'est pas la crise qui licencie, mais ce sont les patrons, qui entendent bien continuer à servir des dividendes aux actionnaires !

Dax (Landes)

SNCF : c'est dingue !

Brève
21/10/2009

C'est arrivé fin septembre à un passage à niveau près de la ville de Dax. Un train de marchandises est entré en collision avec un semi-remorque. Quelle était la cargaison de ce poids lourd ? Des traverses de chemin de fer !

Et cela dans le même temps où la Sncf vante le transport de marchandises par rail.

Castres (Tarn)

Fermeture de Dynamic : les salariés impliquent Carreman

Brève
19/10/2009

Vendredi 16 0ctobre, le tribunal de Castres a mis en délibéré la décision de mise en liquidation judiciaire de l'entreprise Dynamic ce qui signifie la perte de leur emploi pour 98 travailleurs.

Dynamic fabrique du textile d'habillement pour le groupe textile international « Carreman ».

Début 2006, Carreman se séparait juridiquement de son unité de production de Castres qui, rachetée par 4 de ses cadres, qui ont d'ailleurs gardé des responsabilités dans le groupe, est devenu « Dynamic ».

Seulement voilà, récemment Carreman a décidé d'acheter ailleurs le textile d'habillement utilisé dans ses autres unités de production, signant ainsi l'arrêt de mort de Dynamic.

François Morel, PDG de Dynamic et membre du groupe Carreman a défrayé la chronique, en mai en proposant à des travailleurs, depuis son fauteuil de New York, un reclassement en Inde avec un salaire mensuel de 69€. En réalité, la vente de son unité de production de Castres pour la « couler » ensuite est un plan de licenciements déguisé.

Pour les travailleurs de Dynamic, en tous cas, le responsable de leur mise au chômage, c'est Carreman ! Et après avoir obtenu des tribunaux la reconnaissance des liens de « Dynamic » avec « Carreman » sous la forme d'une « UES » (Unité Economique et Sociale), ils entendent bien demander des comptes à leurs anciens patrons.

Carreman est une multinationale du textile disposant d'entreprises dans le monde entier et notamment en Chine et en Inde. C'est sur les profits de ce groupe et les dividendes de ses actionnaires qu'il faut prendre de quoi assurer les salaires des travailleurs de Dynamic !

Bordeaux

De plus en plus de familles en galère

Brève
15/10/2009

A Bordeaux, le nombre de bénéficiaires de la Banque Alimentaire est passé en 18 mois de 20 000 personnes à près de 30 000. 45% en plus ! Les responsables de l'institution ont poussé un cri d'alarme : pas assez d'argent, pas assez de locaux et des bénévoles fatigués, « écrasés par l'afflux des gens en précarité ».

Dans la région, la hausse du chômage ces 12 derniers mois a atteint 22%, poussant des milliers de familles dans la précarité et dont un nombre croissant ne peut plus compter que sur ce genre d'institutions ne serait-ce que pour se nourrir.

Patronat et gouvernement font payer chèrement leur crise aux classes populaires. Mais qui sème la misère récoltera la colère.

Toulouse

Freescale, ce n'est qu'un début !

Toulouse

Brève
12/10/2009

Les travailleurs de Freescale ont repris le travail après 5 semaines de grève quasi-totale des secteurs de production, dont la fermeture est annoncée pour fin 2011 (830 emplois concernés).

Ils ont démontré que la lutte est possible, même quand on est le dos au mur. Ils n'ont pas obtenu satisfaction, même s'ils ont fait parler d'eux. Nous savons très bien que c'est une mobilisation générale du monde du travail qui fera reculer patronat et gouvernement, et qui pourra imposer l'interdiction des licenciements. Mais ils ont eu le courage de commencer. Ils ont fait appel à la solidarité des autres travailleurs qui de bien des manières ont manifesté leur sympathie.

Il y aura d'autres Freescale, d'autres Molex, d'autres Continental, etc. jusqu'à la nécessaire lutte d'ensemble. Car les travailleurs n'ont aucun intérêt à se résigner. Et ils ne peuvent compter que sur eux-mêmes et sur leur détermination.

Rien que pour cela, la grève des travailleurs de Freescale est un succès et une victoire contre la résignation, la soumission et le renoncement, qui ne servent que les partisans de ce système capitaliste. Ce n'est qu'un début !