Montpellier (Hérault)

France Télécom : les salariés réagissent

Brève
07/10/2009

Le personnel de France Telecom est entré en mouvement pour dénoncer la situation sociale catastrophique de l'entreprise qui pousse certains travailleurs à se donner la mort. Le mercredi 23 septembre 2009, le personnel de la Gestion des Ressources Clients de Nîmes (Gard) a interrompu une réunion de la direction pour demander l'embauche de trois CDD en fin de contrat en CDI et le retour chez eux des anciens d'Alès. Suite à leur mobilité forcée depuis deux ans d'Alès vers Nîmes, leur trajet quotidien s'est allongé de deux heures, ils n'en peuvent plus, plusieurs sont en déprime et huit d'entre eux en arrêt maladie.

Des débrayages et des rassemblements ont eu lieu à Montpellier : mardi 29 septembre sur les sites Rabelais et Thémis, mercredi 30 septembre une trentaine ont participé à la prise de service sur le site marché gare et une centaine à midi sur le site Croix d'Argent.

Jeudi 1er octobre, c'est dans toute la France que des débrayages ont eu lieu en hommage à Jean-Pierre Rouanet, qui s'est suicidé dernièrement à Annecy : à Montpellier, il y en a eu 100 participants à Croix d'Argent et 60 au Marché Gare, mais aussi à Béziers et à Perpignan Bacchus.

Mardi 6, un rassemblement d'une centaine de salariés a eu lieu à Montpellier Croix d'Argent, notamment pour préparer la suite. Le lendemain mercredi 7, environ 75 % du personnel des plateformes de Croix d'Argent était en grève. Sur l'ensemble des services de Montpellier, il y a eu au minimum 60 % de grévistes, et c'est à presque 200 que ceux de France Télécom se sont retrouvés à la manifestation interprofessionnelle.

Des embauches massives à France Télécom sont nécessaires pour de bonnes conditions de travail pour tous, et pour un bon service rendu aux abonnés. Une bonne solution serait l'embauche de jeunes, c'est ce qu'exprimait la banderole : « crise à F.T. : une solution Embauche de jeunes ».

Toulouse (Haute-Garonne)

Freescale : les grévistes toujours déterminés

Brève
06/10/2009

Depuis vendredi après-midi 2 octobre, les grévistes de Freescale ont reçu régulièrement la visite de la police. Vendredi soir, c'était pour « extraire » les représentants de la direction retenus pour cause de négociation, et pendant le week-end, c'était pour évacuer le barrage filtrant à chaque prise de poste.

Les travailleurs de Freescale entament leur 5ème semaine de grève pour les secteurs de production menacés de fermeture fin 2011 (800 suppressions d'emploi qui s'ajoutent aux 235 dans la téléphonie, sur 1600). Ils n'ont aucune confiance dans les assurances de reclassement promis par leur patron et réclament des indemnités de départ décentes. Leur détermination est intacte.

Ils organisent un rassemblement de solidarité vendredi 9 octobre à 17h devant l'usine (métro Basso Cambo).

Toulouse (Haute-Garonne)

Freescale : la grève continue

Brève
01/10/2009

La grève entre dans sa quatrième semaine, pour les secteurs de production menacés de fermeture fin 2011 (830 emplois sur 1600, en plus des 236 de la téléphonie). Vendredi 25 la Direction leur avait fait savoir qu'elle était prête à discuter des revendications dès mardi... si la grève se terminait ce week-end. Manifestement la production au compte-gouttes commence à lui poser quelques problèmes. Les grévistes ont pris cela pour un recul de sa part et ... un encouragement à continuer.

Depuis le 18 septembre, ils ont organisé des actions quotidiennes pour faire connaître leur situation à la population aux quatre coins de la ville de Toulouse, en demandant aux pouvoirs publics de faire pression sur leur direction pour qu'elle entende leurs revendications : des indemnités de départ décentes.

La manifestation des postiers du 22 septembre, le dépôt des bus Tisséo de la ville, les abords de la gare SNCF, les entrées des usines Airbus, la préfecture, les abords de l'aéroport, ont donc successivement reçus la visite des grévistes avec leurs tracts, leurs slogans et à trois reprises ... l'intervention des CRS venus les déloger. D'ailleurs suite à cette intervention les employés de Tisséo ont débrayé pour manifester leur solidarité.

Le concert improvisé devant l'usine le samedi 26 septembre au soir a démontré que les grévistes avaient le moral.

La direction de Freescale fait savoir à qui veut bien l'entendre, qu'il n'est pas question de discuter des primes de départ, car chacun aurait un CDI le moment venu. Les grévistes traduisent cela à juste titre : « Demain on rase gratis, mais aujourd'hui tu reprends le boulot ». Il suffit de voir le sort réservé aux 236 travailleurs du secteur téléphonie dont elle vient de se débarrasser : 53 salariés seulement auraient été repris par INTEL et presque tous les autres resteront au tapis.

Pour l'instant les actions se limitent à des coups médiatiques sur la voie publique. Certains envisagent aussi de rechercher le soutien plus direct avec les autres travailleurs en allant visiter d'autres entreprises industrielles, même si elles ne sont pas touchées (pas encore) par les licenciements. C'est dans les autres travailleurs que les grévistes trouveront des alliés naturels dans leur combat contre les licenciements.

Toulouse (31)

La grève continue chez Freescale

Brève
21/09/2009

Entrés dans leur troisième semaine de grève, les travailleurs de Freescale sont toujours aussi déterminés à faire payer le plus cher possible la décision de leur patron de fermer les secteurs de production en 2011 (800 licenciements sur 1600).

Le tribunal a donné raison à la direction qui entendait « rétablir l'accès à l'entreprise », c'est à dire permettre la sortie des marchandises produites avant la grève. Les forces de police étaient bien pressées de faire respecter cette décision de « justice ». Alors que chez Molex, elles n'avaient rien fait contre les vigiles qui avaient bloqué pendant des semaines l'entrée des salariés sur l'ordre des patrons, bien que la justice ait ordonné la réouverture du site.

Licencier des centaines de travailleurs tout en faisant des bénéfices, c'est parfaitement légal et juste. Par contre se battre pour faire respecter ses droits, c'est interdit. Mais cela n'a pas décourager les salariés en lutte : la grève continue !

Toulouse (Haute-Garonne)

Grève contre les licencieurs de "Freesquale"

Brève
18/09/2009

Chez Freescale, la grève votée le lundi 7 septembre en assemblée générale s'est déroulée sans encombre toute la semaine sur les deux équipes de jours et l'équipe de nuit, où les grévistes sont très largement majoritaires. Elle a été rejointe par les équipes de week-end.

Ceux qui veulent rentrer dans l'usine doivent d'abord garer leur véhicule à l'extérieur, et c'est l'occasion de discussions entre grévistes et non grévistes, dont certains manifestent leur sympathie en versant à la caisse de solidarité. Les grévistes contrôlent également le va et vient des camions, et ce qui rentre ou qui sort du site.

Le comité de grève élu de 30 membres se réunit quotidiennement et discute de l'attitude à avoir à l'entrée, et de nouvelles initiatives pour développer le mouvement.. Il a été décidé d'envoyer une délégation à la manifestation des salariés de l'automobile du 17 septembre à la Bourse de Paris. Et parallèlement, le même jour, les grévistes de Freescale ont appelé à une manifestation à Toulouse, de solidarité contre les licenciements : « Cette manifestation s'adresse à toutes les entreprises (public et privé) ; il s'agit de montrer que ce qui nous arrive peut aussi arriver à tous ».

Cette manifestation a été un succès : 500 à 600 travailleurs se sont retrouvés devant TDF, dont les salariés sont eux aussi en grève contre des licenciements : de nombreux salariés de Molex étaient présents, ainsi que des salariés de Continental ou d'EDF, dont certains de leurs collègues sont menacés de licenciements suite aux commissions de discipline. Et ils ont ainsi tous manifesté jusque devant l'usine Freescale, accueillis par les salariés qui sont restés à l'entrée de l'usine.

Les travailleurs de Freescale ne pourront peut-être pas empêcher le patron de fermer la production de plaquettes, mais il faudra qu'il en paie le prix !