Lot et Garonne

Les enfants handicapés victimes de la politique du ministre

Brève
08/09/2009

A Agen, une mère, n'ayant pu scolariser son enfant handicapé faute d'avoir trouvé un Auxiliaire de Vie Scolaire (AVS) pour l'assister, a décidé de porter plainte contre le gouvernement. En effet, en supprimant 90% de ces emplois (4500 sur 5000), le gouvernement est responsable de la déscolarisation de milliers d'enfants handicapés qui ne peuvent se priver d'assistance à l'école. Dans le Lot et Garonne, 30 enfants handicapés, selon le SNUipp, se retrouvent dans le même cas, déscolarisés, et 20 autres ne vont à l'école que grâce à une solution précaire et provisoire.

Le ministre de l'Education, Chatel, claironne partout que son principal « défi » est « que chacun ait sa chance » et que « l'Éducation nationale doit être un réducteur d'inégalités ». Des phrases mensongères contredites par sa politique.

Landes

Un PDG socialement capitaliste

Brève
08/09/2009

Le PDG de Sony à Pontonx sur Adour, celui qui avait été retenu une nuit par les salariés en mars dernier, s'est dit « choqué » par les banderoles brandies par les salariés licenciés et marquées « Sony la honte » ou « l'arnaque ». Pour lui, Sony est « socialement responsable » car l'entreprise a versé des primes de licenciements que le PDG qualifie de « généreuses », primes qu'il nie maintenant avoir lâchées après avoir passé une mauvaise nuit... Quant aux « généreux » profits accumulés pendant des années sur le dos des salariés pour le compte des actionnaires, il n'en est pas question.

Le PDG, payé pour cirer les pompes de ses patrons, poursuit en ajoutant au sens « social » de Sony le fait que le site ait été cédé à un repreneur pour un euro symbolique. Ce qu'il ne dit pas, c'est que le repreneur annonce tout au plus 100 emplois sur le site alors qu'il y en avait un millier il y a 20 ans, et encore 311 il y a quelques mois.

Sous le règne des capitalistes, ce n'est pas la « responsabilité sociale » qui gouverne, mais la loi du profit des actionnaires. Les contrôler, pour les empêcher de nuire, est une nécessité.

Gironde

Les riches, un marché en expansion

Brève
08/09/2009

Bernard Arnault, milliardaire et une des premières fortunes du pays, investit dans son vignoble bordelais : il fait construire au Château Yquem un chai pouvant contenir jusqu'à un million de bouteilles. Chaque bouteille se vend entre 200 et plusieurs milliers d'euros. Ce qui fait cher le centilitre de raisins fermentés !

Plus de bouteilles pour plus de riches ou plus de bouteilles pour des riches de plus en plus riches ? En tout cas, la crise, c'est pour les travailleurs, pas pour la bourgeoisie.

Villemur (Haute-Garonne)

Molex : solidarité avec les travailleurs en lutte

Brève
06/08/2009

Mardi 4 août au soir, les salariés de Molex, en grève depuis 30 jours contre les licenciements qui les frappent, ont manifesté leur colère à la sortie du directeur de l'usine, puis du directeur de Molex International.

La direction de Molex a osé parler de coups de poings et de violence physique, a porté plainte et après avoir investi l'usine de vigiles il y a quelques jours, elle l'a fermée.

Estrosi, le ministre de l'industrie, a qualifié ce qui s'est passé de « violences inacceptables » alors que, a-t-il déclaré, « il se bat » auprès de la direction de Molex pour qu'il y ait un repreneur et pour l'avenir des salariés.

Mais la seule vraie violence, elle est du côté du patronat licencieur, du côté des groupes comme Molex qui n'hésitent pas jeter à la rue des centaines de salariés pour faire toujours plus de profits.

Cela fait plusieurs mois que direction et gouvernement balladent les salariés avec la promesse d'un éventuel repreneur, en soufflant le chaud et le froid : un jour un repreneur est annoncé (sans dire de qui il s'agit), un jour il est annoncé que les négociations sont rompues, un troisième qu'il y aurait un second repreneur éventuel, etc...

Repreneur ou pas, c'est à Molex de payer pour le maintien des emplois et des salaires, et les salariés ont mille fois plus de raisons de compter sur leur détermination et sur leur lutte que sur les promesses d'un ministre.

Lutte Ouvrière réaffirme sa solidarité avec les salariés de Molex en lutte, face l'agression inacceptable que représente leur licenciement.

EDF-Toulouse (31)

La direction veut faire des exemples

Brève
31/07/2009

A Toulouse, 3 salariés de EDF-GDF ont été convoqués devant le conseil de discipline les 29, 30 et 31 juillet. Pour deux d'entre eux, les 29 et 30 juillet, les directeurs ont voté la « mise à retraite d'office », c'est-à-dire le licenciement, et ils demandent la même sanction pour le troisième. D'autres conseils de discipline sont prévus fin août et courant septembre.

Au total, cela fait plus de 45 salariés qui ont été sanctionnés ou qui sont encore susceptibles de l'être. Pour un certain nombre d'entre eux c'est un avertissement ou un blâme, pour d'autres c'est une mise à pied de 5 jours, et certains risquent le licenciement.

Ces sanctions font suite au mouvement mené par les salariés contre l'externalisation de certains secteurs d'EDF/GDF, dont la maintenance et le dépannage. Ce mouvement a duré plusieurs semaines en avril et mai, avec des jours de grève, des manifestations, des piquets de grève, des blocages du site. Il a abouti au report du projet d'externalisation et à des embauches : 129 créations de postes pour Midi Pyrénées dont 76 embauches.

La Direction compte faire payer cher le fait d'avoir été bousculée et d'avoir dû reculer face au mouvement de grève. C'est d'ailleurs la politique de la direction nationale d'EDF/GDF de faire des exemples, puisque les sanctions pleuvent aussi dans d'autres régions.

Les sanctions aux motifs d'injures, de dégradations, de piquet de grève, de port de cagoules, ne sont que des prétextes. La Direction compte ainsi préparer le terrain pour l'avenir : intimider et dissuader les salariés d'agir à nouveau lorsqu'elle sortira ses futurs projets d'externalisation. « Et pendant qu'on s'occupe à défendre nos collègues, on ne peut pas s'occuper d'autre chose » disaient certains salariés.

Pour soutenir les salariés convoqués au conseil de discipline, un débrayage de 2h a eu lieu les 3 jours avec un rassemblement sur le site d'EDF/GDF. Près de 80 personnes étaient présentes lors du rassemblement du 29 juillet. Malgré les congés, le combat continue pour défendre les salariés sanctionnés.