Villemur (Haute-Garonne)

Molex : solidarité avec les travailleurs en lutte

Brève
06/08/2009

Mardi 4 août au soir, les salariés de Molex, en grève depuis 30 jours contre les licenciements qui les frappent, ont manifesté leur colère à la sortie du directeur de l'usine, puis du directeur de Molex International.

La direction de Molex a osé parler de coups de poings et de violence physique, a porté plainte et après avoir investi l'usine de vigiles il y a quelques jours, elle l'a fermée.

Estrosi, le ministre de l'industrie, a qualifié ce qui s'est passé de « violences inacceptables » alors que, a-t-il déclaré, « il se bat » auprès de la direction de Molex pour qu'il y ait un repreneur et pour l'avenir des salariés.

Mais la seule vraie violence, elle est du côté du patronat licencieur, du côté des groupes comme Molex qui n'hésitent pas jeter à la rue des centaines de salariés pour faire toujours plus de profits.

Cela fait plusieurs mois que direction et gouvernement balladent les salariés avec la promesse d'un éventuel repreneur, en soufflant le chaud et le froid : un jour un repreneur est annoncé (sans dire de qui il s'agit), un jour il est annoncé que les négociations sont rompues, un troisième qu'il y aurait un second repreneur éventuel, etc...

Repreneur ou pas, c'est à Molex de payer pour le maintien des emplois et des salaires, et les salariés ont mille fois plus de raisons de compter sur leur détermination et sur leur lutte que sur les promesses d'un ministre.

Lutte Ouvrière réaffirme sa solidarité avec les salariés de Molex en lutte, face l'agression inacceptable que représente leur licenciement.

EDF-Toulouse (31)

La direction veut faire des exemples

Brève
31/07/2009

A Toulouse, 3 salariés de EDF-GDF ont été convoqués devant le conseil de discipline les 29, 30 et 31 juillet. Pour deux d'entre eux, les 29 et 30 juillet, les directeurs ont voté la « mise à retraite d'office », c'est-à-dire le licenciement, et ils demandent la même sanction pour le troisième. D'autres conseils de discipline sont prévus fin août et courant septembre.

Au total, cela fait plus de 45 salariés qui ont été sanctionnés ou qui sont encore susceptibles de l'être. Pour un certain nombre d'entre eux c'est un avertissement ou un blâme, pour d'autres c'est une mise à pied de 5 jours, et certains risquent le licenciement.

Ces sanctions font suite au mouvement mené par les salariés contre l'externalisation de certains secteurs d'EDF/GDF, dont la maintenance et le dépannage. Ce mouvement a duré plusieurs semaines en avril et mai, avec des jours de grève, des manifestations, des piquets de grève, des blocages du site. Il a abouti au report du projet d'externalisation et à des embauches : 129 créations de postes pour Midi Pyrénées dont 76 embauches.

La Direction compte faire payer cher le fait d'avoir été bousculée et d'avoir dû reculer face au mouvement de grève. C'est d'ailleurs la politique de la direction nationale d'EDF/GDF de faire des exemples, puisque les sanctions pleuvent aussi dans d'autres régions.

Les sanctions aux motifs d'injures, de dégradations, de piquet de grève, de port de cagoules, ne sont que des prétextes. La Direction compte ainsi préparer le terrain pour l'avenir : intimider et dissuader les salariés d'agir à nouveau lorsqu'elle sortira ses futurs projets d'externalisation. « Et pendant qu'on s'occupe à défendre nos collègues, on ne peut pas s'occuper d'autre chose » disaient certains salariés.

Pour soutenir les salariés convoqués au conseil de discipline, un débrayage de 2h a eu lieu les 3 jours avec un rassemblement sur le site d'EDF/GDF. Près de 80 personnes étaient présentes lors du rassemblement du 29 juillet. Malgré les congés, le combat continue pour défendre les salariés sanctionnés.

Faire du beurre avec de l'eau

Brève
13/07/2009

Midi-Pyrénées - L'agence de l'eau Adour-Garonne a lancé une étude sur le prix de l'eau dans le grand Sud-ouest. Et ce n'est pas vraiment une surprise, dans les villes où la gestion de l'eau est confiée au privé, la facture est nettement plus salée : 20 % de plus en moyenne. On paie par exemple 1/3 plus cher à Toulouse qu'à Colomiers...

L'eau0 ce n'est pourtant pas un luxe, personne ne peut s'en passer et c'est donc un véritable racket qu'organise Veolia et consorts car tous les ans les prix augmentent sans justification. A Agen la facture a même grimpé de 40 % en 10 ans !

En résumé, quand les capitalistes gèrent l'eau, c'est nous qui trinquons...

Chasseur de profits

Brève
13/07/2009

Gironde - HZ, le nouveau propriétaire du site industriel de Ford à Blanquefort vient de faire tomber la lourde enseigne du constructeur américain. Ce qui a été l'occasion pour le DRH de l'usine, maintenu dans ses fonctions, de remercier ses nouveaux patrons en qualifiant l'opération de reprise du site par HZ, de « modèle de reconversion ».

Tellement un modèle que, si HZ a touché 175 millions de la part de Ford et des millions de la part des collectivités locales, il en est à recruter un stagiaire parlant chinois pour explorer d'éventuels marchés susceptibles de remplacer Ford comme débouché pour les boîtes à vitesses produites par l'usine d'ici 2011.

C'est dire qu'en matière de reconversion, HZ a surtout celle bien tangible de reconvertir les dizaines de millions de subventions en ses propres profits !

Personnel médical harassé et patients en danger !

Brève
13/07/2009

Gironde - A Lesparre, dans le Médoc, non loin des plages bondées l'été, les urgences sont assurées par la clinique mutualiste de la ville, clinique privée ayant des missions de service public comme celle des urgences. Le médecin chef de ce service dénonce le sous-effectif et les horaires qu'y subissent les médecins : 323 heures par exemple pour le seul mois de juillet, le double d'un service normal, et seulement entre 3 et 4 médecins en activité alors qu'il en faudrait 10 pour que le service tourne normalement.

La direction de l'établissement a répondu que les effectifs étaient suffisants (à quel prix !) pour « répondre à l'urgence » et que de toute façon, ils avaient été calculés en coordination avec les autorités publiques (ARH) qui chapeaute la clinique. Tout s'explique : l'État démolit les conditions de travail et les effectifs dans les hôpitaux publics et impose ou couvre la même politique dans les établissements dont il est l'autorité de tutelle, quitte à mettre en danger les patients... et le personnel médical surmené.