Toulouse

Alertez les bébés

Brève
25/05/2019

Des milliers de travailleurs de la petite enfance, à l’appel du collectif « Pas de bébés à la consigne », ont manifesté dans plusieurs villes en France jeudi 23 mai. A Toulouse, c’est une manifestation dynamique de plusieurs centaines de personnes, rejoints par les enseignants en grève contre la réforme Blanquer qui a dit le refus d’une réforme des normes encadrant l’accueil des tout petits dans les crèches. Ce que le gouvernement veut mettre en place par ordonnances dans les mois à venir, c’est la diminution de la surface minimale des locaux et des taux d’encadrement des enfants.

Ce même gouvernement qui arrose par milliards le grand patronat, mais qui se refuse à trouver le moindre sou pour les services utiles à la population.

Midi-Pyrénées

Facteurs en grève, mêmes raisons, même colère.

Brève
25/05/2019

Vendredi matin 24 mai, une quarantaine de facteurs de 5 bureaux des Hautes Pyrénées (Tarbes, Lourdes, Bagnères de Bigorre, Pierrefitte et Lannemezan), en grève depuis le 9 mai ont manifesté devant la direction régionale du courrier de La Poste à Toulouse. Ils refusent les “tournées sacoches” (séparation de l’activité entre la préparation de la tournée et la distribution) ainsi que la “pause méridienne” (temps de repas non payé qui rallonge la journée de travail).

Ils étaient accompagnés d’une dizaine de facteurs de Castanet (31), en grève depuis 45 jours pour les mêmes raisons.

Ces mêmes attaques sont programmées par la Poste dans tous les centres de distribution et les réactions se multiplient : des facteurs du Tarn et Garonne (Montauban, Nègrepelisse, Montech et Grisolles) sont également en grève depuis 2 jours.

Les postiers ont bien raison de ne pas accepter que les profits de La Poste passent avant les emplois, les conditions de travail et de dénoncer la dégradation du service rendu à la population qui en est la conséquence.

Perpignan

Les Bus Vectalia en grève pour les salaires

Brève
21/05/2019

Depuis mercredi 16 mai, les conducteurs de bus de Vectalia Transports Interurbain (VTI) sont en grève pour obtenir une augmentation de salaire, et plus généralement un alignement de leurs conditions de travail et de rémunération sur celles de l’autre filiale du groupe Vectalia France, Sankéo, en charge du transport urbain dans Perpignan et son agglomération.

Les grévistes n’acceptent pas leur statut de « conducteurs low cost », et les chauffeurs des deux entités dénoncent le fait que Sankéo sous-traite désormais certaines lignes à sa filiale VTI, où les salaires sont plus bas, plutôt que d’embaucher directement le personnel nécessaire et de titulariser les intérimaires travaillant à Sankéo.

Des piquets de grève sont en place devant les 3 dépôts de bus de l’agglomération, le trafic de cars est au point mort, et la grève s’étend maintenant à Sankéo, pour revendiquer une revalorisation des salaires pour tous, et l’embauche des intérimaires.

Hautes Pyrénées

Grève à l'Adapei 65

Brève
15/05/2019

Les salariés de l'Adapei 65 étaient en grève lundi 13 et mardi 14 mai. Ils ont manifesté à 250 lundi à Lourdes et ont occupé quelques minutes le siège social de l'association. Le lendemain, ils étaient à nouveau 250 (sur les 600 salariés du département) dans les rues de Tarbes. La colère des salariés a été déclenchée par la suppression des Congés Supplémentaires Trimestriels par la direction. Ces congès de 3 semaines au total sont inscrits dans la convention des métiers de Santé et du Handicap. Ils permettent aux employés d'avoir une semaine complète de repos 3 fois dans l'année, pour vraiment décompresser du stress quotidien.
Par ailleurs, la direction veut également passer de 11 jours fériés actuellement à 8 dès 2020.
Les employés, toutes professions confondues, infirmières, aides soignantes, cuisiniers, chauffeurs, assistants sociaux, moniteurs dans les CAT blanchisseurs, maitres de maison et de tout le département étaient contents de se retrouver ne sont pas prêts de baisser les bras.

Toulouse

De l’amiante à l’école Falcucci

Brève
05/05/2019

Début avril, enseignants, personnels municipaux et parents d’élèves de l’école élémentaire Clément Falcucci à Toulouse ont été informés de la présence d’amiante dans le remblai de la cour de récréation, livré peu de temps auparavant.

Ce n’est que grâce à l’INRA, qui a procédé au prélèvement et à l’analyse d’échantillons, que la contamination a été mise à jour. L’école a fermé quelques jours pour que le remblai soit bâché, avant d’être évacué pendant les congés scolaires. Après analyse, les locaux scolaires ne semblent pas avoir été contaminés.

La mairie a porté plainte contre l’entreprise ayant livré les matériaux incriminés. Celle-ci se retourne maintenant contre son fournisseur qui affirme que ceux-ci proviennent d’un chantier de démolition ayant obtenu les certificats de conformité nécessaires et notamment celui concernant l’absence d’amiante.

C’est vraiment scandaleux de constater avec quelle facilité les entreprises du bâtiment peuvent continuer à traiter le problème de l’amiante, alors qu’on connaît parfaitement sa dangerosité depuis longtemps : 10 à 20 % des cancers du poumon et 85 % des mésothéliomes lui sont imputables. En France, l’utilisation de ce matériau est normalement règlementée depuis 42 ans et totalement interdite depuis 22 ans !

Alors, oui, on peut comprendre les craintes comme les doutes des parents et des enseignants sur la fiabilité des informations fournies lors de la réunion organisée par la mairie, et leur volonté de ne pas en rester là.