Toulouse

L’État contre les migrants

Brève
02/02/2020

Le mardi 28 janvier, un charter a décollé de Toulouse pour Tirana, avec huit familles albanaises à son bord après une nuit passée au centre de rétention de Toulouse. Parmi elles, douze enfants âgés de 18 mois à 16 ans, et un enfant majeur. Cette opération menée par les autorités françaises et l’agence Frontex a concerné un plus grand nombre de familles arrêtées au petit matin.

A l’initiative de la CIMADE et de RESF, un rassemblement de protestation de 200 personnes a eu lieu le 29 janvier à proximité de la préfecture, son accès étant interdit par un impressionnant dispositif policier. A une délégation des manifestants, la préfecture a répondu qu’« elle faisait son travail ». Un « travail » qui consiste à s’en prendre à des pauvres qui fuient la misère, tout en flattant les préjugés xénophobes.

Non aux expulsions, non à la division entre pauvres : « entre nous, pas de frontières, liberté de circulation et d’installation ! »

Toulouse

Un communiqué du DAL 31

Brève
29/01/2020

"Dans la nuit du lundi 27 janvier à la matinée du mardi 28, 4 familles ont subi des arrestations par la police des frontières. Certaines ont passé la nuit au poste, d'autres ont été arrêtées dès 6h du matin avant la départ à l'école de leurs enfants. Une seule de ces familles n'a pas été arrêtée grâce à la solidarité de l'école qui s'est opposé à l'expulsion ! Le point commun de ces 5 familles ? Elles avaient fait appel au dispositif d'hébergement d'urgence. Elles logeaient donc, avec des enfants en bas-âge, dans des hôtels du 115.

La question de l'utilisation du dispositif d'hébergement d'urgence comme un outil de recensement au service de la préfecture de police se pose. C'est donc quand les familles sont les plus vulnérables que la préfecture de police met en application ses pratiques les plus inhumaines.

Nous exigeons la liberté de ces familles ! L'arrêt de ces pratiques policières ! Un toit c'est un droit !"

Une indignation que nous partageons.

Cahors

Hôpital : vous avez dit urgence ?

Brève
22/01/2020

A la gériatrie de l’hôpital de Cahors, on a l’illustration parmi d’autres des conséquences des restrictions budgétaires : pour un étage de 15 chambres, il n’y a qu’une infirmière et deux aides-soignantes. Ce qui fait que la tournée des chambres finit à 17 heures au lieu de 14 heures. Et il arrive que la journée de travail puisse être allongée de 1h à 1h30, faute de personnel. Quant aux moyens insuffisants, cela va jusqu’aux draps qui manquent pour changer régulièrement les lits des malades. Alors, c’est le drap du dessus qui sert comme drap du dessous, c’est-à-dire que les lits sont à moitié propres.

Faute de moyens et de personnel, le quotidien est de plus en plus difficile à gérer. Et ce n’est pas l’enfumage du « plan d’urgence pour l’hôpital » annoncé par la ministre Buzyn, qui calmera la colère justifiée des hospitaliers.

Toulouse

"Pas de bébé à la consigne"

Brève
15/01/2020

Depuis plusieurs mois les travailleurs de la petite enfance (crèches, assistantes maternelles, auxiliaires de puériculture) sont mobilisés contre une réforme du mode d'accueil des enfants qui prévoit entre autres une réduction du nombre d'encadrants et des surfaces d'accueil des enfants.

Mardi 14 janvier, les grévistes ont manifesté place du Capitole avant de rejoindre les milliers de manifestants contre la réforme des retraites.

Du berceau à la retraite, on est tous attaqués. Les bébés ne sont pas des sardines, c'est le gouvernement qu'il faut mettre en boite !

Toulouse

AZF : Total coupable… mais pas condamné !

Brève
19/12/2019

Après 18 ans de procédure, la cour de cassation a confirmé le deuxième jugement en appel condamnant le directeur de l’usine et la filiale Grande Paroisse, pour l’explosion de l’usine AZF le 21 septembre 2001. Rappelons que cette catatrophe avait fait 31 morts, des milliers de blessés et des dizaines de milliers de sinistrés dans les quartiers populaires de Toulouse.

Malgré l’avalanche d’experts et d’avocats à la solde de Total, malgré les agissements de la commission d’enquête interne de Total qui a effacé les preuves, malgré les montagnes de rumeurs complotistes distillées par les officines de l’industriel, la justice a tranché. Les effectifs insuffisants, l’appel à une sous-traitance non contrôlée, la non maîtrise des déchets, la recherche du profit maximum au mépris des règles de sécurité, c’est cette irresponsabilité qui a conduit à ce que la justice appelle « la mise en danger de la vie d’autrui ».

Mais le seul vrai responsable et coupable, le donneur d’ordre, c’est à dire le groupe Total, n’est pas inquiété et peut continuer à sévir. Comme l’affirmait un sinistré : En matière de « justice », l’expropriation reste le meilleur remède à cette maladie qui s’appelle « le profit avant tout ».