Toulouse Blagnac

Alyzia : grève à l'aéroport

Brève
14/10/2019

Dimanche 13 octobre, les travailleurs d'Alyzia, sous-traitants des compagnies aériennes, se sont massivement mis en grève et ont défilé dans l'aéroport de Toulouse Blagnac.

Il y a deux ans, à la suite d'un appel d'offres, la centaine de travailleurs a été transférée d'une autre société à Alyzia qui fait partie du groupe Atalian-3S. A la suite de ce transfert, ils ont perdu entre 200 et 300 euros par mois. C'est ce qui a provoqué leur colère. La loi Diard impose aux travailleurs de l'aérien de se déclarer gréviste 48 h à l'avance. Le patron a profité de ce délai pour faire venir du personnel des aéroports de Paris, Nantes et Bordeaux. Mais cela n'a pas entamé le moral des grévistes qui sont bien décidés à ne pas en rester là.

Aureilhan (banlieue de‌Tarbes)

Les salariés de l'Ephad « La Pyrénéenne » en grève

Brève
08/10/2019

La moitié des 60 employés de cet Ephad, qui dépend de la Mutualité Française, est en grève depuis vendredi 4 octobre à la suite du licenciement de deux infirmières pour « fautes graves ». La véritable raison du licenciement, c'est qu'elles s'étaient opposées à la nouvelle organisation du travail voulue par la directrice, qui s'est empressée de l'appliquer, après le licenciement. Les grévistes demandent leur réintégration. Ce sont toutes les catégories de travailleurs qui sont en grève : infirmières, AS, ASH, cuisiniers et gardiens qui stationnent devant l'établissement au bord de la N21 où ils reçoivent des marques de sympathie des automobilistes.

A l'origine de ce mouvement, il y a aussi les pressions de la directrice sur le personnel et le harcèlement qu'elle impose, tout comme la charge de travail qui augmente continuellement sans que les salaires suivent. Il y a au maximum 1,5 salarié pour chaque étage de 16 résidents, ce qui ne laisse que 13 minutes pour s'occuper de chaque résident le matin.

Après les premières négociations, où la direction est venue les mains vides, les salariés sont bien décidés à ne pas se laisser faire.

Haute-Garonne

Suicide d’une directrice d’école : La colère s’exprime

Brève
06/10/2019

Jeudi 3 octobre la grève a été bien suivie dans les écoles du département. Au rassemblement devant le rectorat de Toulouse, près de 1 000 personnes étaient là : professeurs des écoles, mais aussi des collèges et des lycées. Car le ras-le-bol concerne toute la profession.

Les réformes se succèdent, mais elles ne visent qu’à réduire les moyens de l’éducation nationale, qui doit faire toujours plus avec toujours moins. Dans les écoles toulousaines tout ce qui est décrit par Christine Renon dans sa lettre de suicide est une réalité. Ici aussi, la veille de la rentrée, il manquait d’enseignants dans les écoles… Et ce manque de personnel existe aussi dans les centres de loisirs, parmi le personnel mairie qui s’occupe du ménage ou de la cantine, parmi les Aide de Vie Scolaire qui accompagnent les enfants en situation de handicap !

Pour que les écoles puissent fonctionner correctement, la solution est simple : embaucher largement ; et pour financer cela, il suffirait de ne plus vider les caisses publiques au profit des grandes entreprises et des banques.

Perpignan

Solidarité entre travailleurs

Brève
04/10/2019

Les salariés de l’ADSEA de l’Aude sont inquiets du projet de mise sous administration provisoire, mesure préconisée par le Département. Le conseil d'administration envisage une convention de partenariat avec « l'Enfance Catalane » (association des Pyrénées-Orientales).

Pour faire entendre leur colère, les travailleurs sociaux de l’Aude se sont rendu ce mardi 2 octobre à Perpignan, où un rassemblement était prévu devant le service AEMO (Action Educative en Milieu Ouvret) de « l'Enfance catalane ».

Les Syndicats SUD et CGT de « l'Enfance Catalane » ont appelé à débrayer pour accueillir les salariés de l'Aude en grève. A 16h nous avons tous été reçu par le président et le directeur général de « l'Enfance Catalane ». Le conventionnement validé entre les deux conseils d'administrations prévoit que « l'Enfance Catalane » mettrait du personnel à disposition pour venir en aide à l'ADSEA. Tout en parlant d’« une convention de sauvetage des emplois », il s’agirait d’interrompre dans un premier temps 7 CDD. En fouillant un peu plus, l'intérêt de « l'Enfance Catalane » n'est pas que la « défense de valeurs associatives » comme on aime bien nous le rabâcher pour essayer de nous endormir. Mais il s’agit bel et bien de mutualiser les moyens administratifs, avec le risque dans un deuxième temps de supprimer d’autres emplois.

Entre grévistes, en fin de réunion, on s'est dit à bientôt, on reste en contact pour parer les mauvais coups. Tout le monde était content de cette solidarité entre travailleurs.

Aude

ADSEA en grève pour défendre la sauvegarde de l'enfance et les conditions de travail

Brève
04/10/2019

Les salariés de l'ADSEA (Association Départementale pour la Sauvegarde de l'Enfance et de l'Adolescence) de l’Aude étaient en grève, ce mardi 1er octobre. Ils dénoncent une situation catastrophique, tant du point de vue administratif que financier.

L’ADSEA est chargée d'assurer sur mandat judiciaire des mesures d'assistance éducative en milieu ouvert. Sur les 63 salariés que compte la structure associative de l’Aude, une grande majorité (environ une quarantaine de personnes) a affiché son mécontentement, ce 1er octobre, en formant un piquet de grève devant le siège de Carcassonne dès 9 h. Pour l'occasion, des salariés des antennes narbonnaise et lézignanaise, se sont également rendu devant le siège.

Ce mouvement de grève est le résultat de deux années de restructuration entraînant une réorganisation désorganisée des services qui épuise les salariés.

En cause aussi, une gestion financière désastreuse. Avec 800 000 € de déficit cumulé, les financeurs (Département et Protection judiciaire de la jeunesse) imposent des contraintes pour le redressement des comptes en voulant plafonner le nombre de mesures éducatives qui risque d'entraîner la non-prise en compte de certains mineurs.