Toulouse

Dans le portefeuille de PROSEGUR, il y a des cactus !

Brève
29/03/2019

Mardi 26 mars, dans le cadre d’un mouvement national, des agents de sécurité, des hôtesses d’accueil, des pompiers de la société Proségur qui assure la sécurité sur la plupart des sites Airbus ont fait grève. Durant toute la journée, au rond-point la Crabe, ils ont distribué des tracts informant de leurs revendications ceux qui entraient.

Ils revendiquent une augmentation de tous les salaires de 5 %, une prime « gilets jaunes » de 200 euros net, le paiement des heures supplémentaires au mois, des vacations journalières de 5h minimum.

Le groupe Proségur est un groupe espagnol, parmi les leaders mondiaux du secteur de la sécurité privée. La présidente est une femme d’affaire espagnole dont la fortune estimée à 2,2 milliards de dollars fait d’elle la 1 067ième milliardaire du monde. Alors, oui, ils doivent pouvoir obtenir satisfaction.

Figeac (Lot)

Figeac-Aéro : l’usine du futur à grand renfort d’argent public

Brève
29/03/2019

Jeudi 28 mars, la secrétaire d’Etat à l’Economie est venue inaugurer en grande pompe médiatique le nouveau site de production du groupe Figeac Aéro. Mais c’est avec de l’argent public que cet investissement s’est fait : région, état, Europe. A elle seule la Banque Européenne d’Investissement a accordé un prêt de 25 millions d’euros, à 2% d’intérêt, sur les 37 millions qu’a couté le nouveau site !

Pourtant, cette entreprise aéronautique cotée en bourse a empoché un résultat net de 30 millions d’euros en 2017-2018. Elle est sous-traitante pour le groupe Safran, trust qui a réalisé un chiffre d’affaire… supérieur à 9 milliards en 2018.

Au bilan, l’argent public est dilapidé, les ministres et sous-ministres font les VRP pour les grands capitalistes… Quant aux travailleurs sous pression de l’encadrement, ils subissent des conditions de travail difficiles qui entraînent de fréquents arrêts de travail avec des salaires à la traîne.

Il est vraiment temps que les travailleurs contrôlent les comptes publics comme les parasites qui accaparent les richesses qu’ils produisent.

Gers

Les facteurs grévistes de l'Isle-Jourdain ont fait reculer la direction

Brève
27/03/2019

En grève reconductible depuis le 19 mars, les facteurs de L'Isle-Jourdain ont voté la reprise du travail le 23 mars, après avoir obtenu une embauche en CDI et des améliorations de leurs conditions de travail (respect des repos, fin de service le samedi, 2 jours de renforts supplémentaires par semaine).

La Poste accumule année après année des milliers de suppressions d'emplois et enchaîne les réorganisations de services qui rendent le travail des postiers de plus en plus pénible. Ce qu'ils ont arraché, les facteurs de l'Isle-Jourdain ne le doivent qu'à leur détermination et leur volonté de ne pas se laisser faire.

CHU Toulouse

Les hospitaliers en colère

Brève
22/03/2019

Jeudi 21 mars le personnel de l'Hôpital des enfants organisait un pique-nique de la colère à Purpan pour dénoncer le manque de personnel, les heures supplémentaires, les rappels sur repos. Même la pose des congés d'été devient un véritable casse-tête. Le même jour, les soignants de psychiatrie et de l'hôpital Marchant manifestaient devant l'Agence Régionale de Santé à l'occasion d'une journée nationale de mobilisation, ce secteur étant particulièrement touché par les fermetures de lits et le manque de moyens.

Depuis le début de l'année, rassemblements et débrayages se succèdent car le sous-effectif sévit dans tous les services : en néonatologie, chez les ambulanciers, aux urgences. Les hospitaliers ont bien raison de refuser cette dégradation de leurs conditions de travail.

Toulouse

Université Paul Sabatier : travailler plus pour gagner moins, c’est non !

Brève
21/03/2019

Bibliothèques fermées, ronds-points occupés, les salariés de l’université ont organisé une journée de grève et de mobilisation ce jeudi 21 mars.

Le plan social de la présidence sortante ne propose rien moins qu’augmenter le temps de travail en échange d’une prime qui équivaudrait à 3 ou 4 euros par mois… Et pour ajouter du mépris au mépris, cette prime serait réservée au seul personnel statutaire. Rien pour les contractuels ! Tout cela, après un plan d’austérité qui a supprimé 200 postes en trois ans.

L’argent public doit aller aux services publics, plutôt que d'être distribué sous forme de cadeaux fiscaux et de subventions en tous genres aux capitalistes. Les travailleurs organisés en collectif de lutte ont mille fois raison de se mobiliser.