Derichebourg Toulouse :  Ce n’est pas aux travailleurs de payer la crise

Echo d'entreprise
15/06/2020

Dès la fin du confinement, Derichebourg s’est attaqué aux travailleurs… sous prétexte de « sauver » 700 emplois en mettant en avant un « accord de performance collective ».

Vendredi 12 juin, avec la complicité d’un syndicat, cet accord devient applicable. C’est une véritable attaque sur les salaires. Ils perdent la prime de transport, la prime de repas remplacée par des tickets resto. Cela s’ajoute à la perte de salaire qu’il subissent déjà du fait qu’Airbus a réduit les horaires, supprimé les heures de nuit et qu’il y a du chômage payé à 84 %. Pour des salaires de 1 600 à 1 700 €, c’est 500 € de moins par mois. Par ailleurs, les salariés qui touchent 2,5 fois le Smic perdent le 13ème mois. Et pour tous, le versement de la moitié du 13ème mois qu’ils devaient toucher maintenant est reporté en novembre.

Depuis le 2 juin, les travailleurs ont manifesté, débrayé et fait grève pendant 3 jours contre cet accord de compétence collective. Ils ont montré qu’ils ne voulaient pas « être de la chair à patron ». Alors, aujourd’hui, l’idée qu’il est possible d’empêcher l’application de cet accord doit faire son chemin. D’autant que de l’argent, il y en a. Daniel Derichebourg, l’actionnaire majoritaire, est la 410ème fortune de France avec 210 millions d’euros de fortune en 2019, selon le magazine Challenges et 22 millions d’euros de dividendes ont été distribués l’an dernier.

Toulouse - Aéronautique :  Une pluie de milliards pour le patronat et… aucune garantie pour les travailleurs !

Echo d'entreprise
09/06/2020

Le ministre de l’économie Le Maire a annoncé le plan du gouvernement pour prétendument « sauver l’industrie aéronautique » et pour qu’elle soit « plus compétitive ». Mais pas question pour lui d’assurer que les 15 milliards d’euros distribués, éviteront les suppressions d’emplois. Les Airbus, Dassault, Thalès, Safran, Air France, comme les grands sous-traitants, et peut-être quelques PME recevront des aides directes. Mais pour ce qui du maintien de l’emploi le ministre assure que malgré tout « des ajustements seront sans doute nécessaires » … En clair : 15 milliards pour les entreprises d’un côté et en réalité… aucune garantie sur l’emploi pour les travailleurs !

D’ailleurs, Airbus a déjà commencé à se débarrasser d’une grande partie des intérimaires et de certains sous-traitants in situ. Chez les grands sous-traitants également, les coupes claires dans les effectifs ont commencé. Daher a annoncé la suppression de 3000 emplois ; chez Derichebourg 700 emplois seraient menacés ; chez Safran, c’est à l’étude. C’est aussi la saignée dans les PME sous-traitantes : dernière en date, à Colomiers dans la banlieue de Toulouse, l’entreprise CMT+, qui vient d’annoncer un plan de 140 suppressions d’emplois sur 225 salariés.

Parallèlement à ces attaques sur l’emploi, les congés, les RTT mais aussi les horaires de travail et les salaires sont également dans le collimateur. Ce n’est pas entreprise par entreprise, qu’il faudra que les travailleurs se défendent. C’est tous ensemble qu’il faudra se défendre, avec un objectif commun face à la baisse de l’activité : la répartition du travail entre tous sans diminution des salaires. Les profits amassés ces dernières années doivent servir à sauver les emplois et les salaires.

AIRBUS Toulouse :  Les attaques contre les travailleurs continuent

Echo d'entreprise
15/05/2020

D’après un quotidien britannique The Telegraph, Airbus envisagerait la suppression de nombreux postes. Il est question de 10% des effectifs du groupe dans le monde, soit 13 000. D’après un autre quotidien, français celui-là, La Tribune, le PDG Faury aurait affirmé à ses hauts cadres qu’il serait « prématuré de spéculer sur l’évolution des effectifs », mais que « le groupe devait être "redimensionné" dans le cadre d’un plan qui sera prêt d’ici la fin du mois de juin ».

C’est une menace directe contre l’emploi des travailleurs, déjà touchés par l’annonce d’un chômage partiel à grande échelle. Quant aux intérimaires dans leur grande majorité, ils ont été remerciés. Et chez les sous-traitants, nombre de contrats ont été rompus. En réduisant d’un tiers les cadences de sortie des avions, c’est toute la chaîne de fournisseurs qui est frappée. Ce sont des milliers de suppressions d’emplois qui se profilent. Déjà, Derichebourg, Daher sont passés à l’attaque.

Comme si le fait que les compagnies aériennes voient leurs avions cloués au sol, ce serait aux travailleurs qui n’ont que leur salaire pour vivre, d’en payer les conséquences. Les actionnaires des compagnies aériennes, ceux de Airbus, de Safran, des gros fournisseurs et autres sous-traitants ont amassé des milliards ces dernières années. Et pas question pour ces parasites de mettre la main à la poche. Le voilà ce monde capitaliste, où ceux qui produisent les richesses devraient crever quand les affaires vont mal.

Eh bien, non ! Personnels des compagnies, des motoristes, intérimaires virés, travailleurs sous-traitants, fournisseurs, prestataires attaqués et salariés d’Airbus aujourd’hui menacés de licenciements, la filière aéronautique compte dans ce pays, mais aussi en Angleterre, en Espagne, en Allemagne, au Mexique… des centaines de milliers de travailleurs. C’est une force colossale qui peut s’opposer à tous ceux qui ne pensent qu’à sauver leurs dividendes, ainsi qu’à leurs serviteurs politiques.

Toulouse :  DERICHEBOURG : La bourse… et la vie

Echo d'entreprise
12/05/2020

Profitant de la crise sanitaire, la direction de ce sous-traitant aéronautique envisage de supprimer 700 des 1600 emplois à Toulouse. Elle vient de proposer un « accord de performance collective ». Le chantage est le suivant : soit les salariés acceptent de perdre définitivement le 13ème mois, les indemnités de transport, l’indemnité de repas (remplacée par des chèques repas) et le plan de licenciement qui devrait concerner 700 salariés serait reporté… au mois de septembre ; soit l’accord est repoussé et le plan sera appliqué… dès juin. En clair, « on vous laisse « choisir » de la date de votre exécution ».

C’est bien sûr inacceptable, d’autant que le groupe Derichebourg qui compte 36 000 salariés de par le monde n’est pas un groupe sur la paille. Mais comme pour tous ces parasites capitalistes, la seule chose intouchable, ce sont leurs profits.

Face à cette attaque et ce choix pourri, les travailleurs n’ont le choix que de se serrer les coudes, et relever collectivement le gant afin de défendre leur peau. Il n’y a aucune raison d’accepter ces licenciements, et par contre toutes les raisons d’exiger le contrôle par les travailleurs des comptes réels de l’entreprise. Et on vérifierait alors, qu’avec les profits accumulés depuis des années, les actionnaires peuvent très bien payer pour éviter ce plan de licenciement.

Telecom Montpellier :  Réparer en définitif, ou en provisoire pour être dans les temps ?

Echo d'entreprise
07/05/2020

dans la boue et la gadoue, tous les fils sont... gris

Un dérangement répétitif a été signalé sur des lignes, le même téléphone est encore une fois tombé en panne.

Après une recherche poussée l'équipe retrouve le gros câble cuivre qui est resté ouvert, sans manchon d’étanchéité pour protéger l’épissure. Là, l’humidité et l’eau saumâtre en zone littorale entraine une oxydation, c’est un défaut dit «batterie».

Avec la boue et la gadoue, ce n’est pas facile de bien repérer les différentes couleurs des fils. Remettre tout aux normes, bien sécher et protéger l’épissure avec un manchon neuf cela demande du temps.

Mais le temps alloué à l'équipe est totalement incompatible avec ce qui est nécessaire à bien juguler la panne. Alors que faire ?

Respecter les temps et ne réparer le téléphone qu’en provisoire jusqu’à la prochaine montée des eaux, ou réparer en prenant le temps nécessaire ?

Airbus (Toulouse) :  La crise dans l’aéronautique c’est d’abord la guerre contre les travailleurs.

Echo d'entreprise
28/04/2020

La crise dans l’aéronautique est annoncée. C’est la crise pour les compagnies aériennes qui disparaissent ou font la manche auprès de leur Etat. Mais c’est aussi la crise à venir pour leurs fournisseurs comme Airbus. Et face à cette crise, ce sont aux travailleurs de la filière aéronautique que les patrons d’Airbus et des entreprises sous-traitantes veulent présenter la note : une filière qui représente au moins 70 000 emplois rien que sur la métropole toulousaine avec Airbus, Safran, ATR, Thalès, Alenia Space... et des dizaines d’autres entreprises.

Après 4 jours de fermeture, Airbus a très vite cherché à faire reprendre le travail, en particulier dans les ateliers. Avec l’approbation de certains syndicats, la direction a imposé un accord qui a fait que crise ou pas, elle y perde le moins possible. Cet accord prévoit : le vol de quatre jours pris sur les congés de fin d’année ; 10 jours appelés Covid19 qu’il faudra rattraper d’ici juin 2021 en heures supplémentaires ou en samedis travaillés mais sans les primes, pour ceux qui n’ont pas travaillé les semaines 13 et 14 mais qui ont été payés ; 10 jours de congés payés ou pris dans d’autres compteurs ; des semaines de chômage partiel, peut-être jusqu’à fin octobre, suivant les besoins de la production, avec moins 8 % du net.

Aujourd’hui, la reprise est aussi à l’ordre du jour dans les bureaux. Mais comme il faut tout de même respecter les règles sanitaires, il est question d’équipe blanche, rouge, bleu, pour travailler sur site certaines semaines, en télétravail pour les autres… mais dans un simulateur de vol où il faudrait être trois pour travailler correctement, comment fait-on seul ?

Après avoir demandé à toute la chaîne des fournisseurs de réduire leur production de 30 %, les patrons d’Airbus utilisent la guerre contre le virus pour intensifier la guerre contre les milliers de travailleurs sous-traitants. Au Bureau d’Etudes, vendredi 24 avril, suite au courrier du PDG, il a été recommandé d’interrompre tous les contrats de sous-traitance. Dans certains secteurs, cela a été fait tout de suite. Dans d’autres, cela se fera à la date de fin du contrat. Sur les chaînes de montage, en plus des intérimaires qui ont en partie « disparu », il y a aussi des travailleurs sous-traitants in situ, qui s’occupaient de certains postes, et qui ont laissé la place à des ouvriers Airbus. Ce sont des milliers de suppressions d’emplois qui se profilent. Daher, un sous-traitant, dont l’actionnaire principal est classé 140ème sur 500 en 2019 selon le magazine Challenges avec une fortune de 680 millions d’euros, menace de se débarrasser de 3 000 salariés en France dont 1300 CDI.

Ce climat d’incertitude sur l’avenir pèse sur l’ambiance au travail, en plus des circonstances liées à l’épidémie. Et il y a les menaces réelles sur les emplois qu’évoque sans le dire clairement le PDG. Dans un courrier aux accents alarmistes aux 135 000 salariés du groupe, il se fait menaçant au nom de la « survie d’Airbus » en envisageant « des mesures de plus grande envergure à cause de l’ampleur de cette crise et de sa durée probable ». Mais il apparaît clairement à bon nombre de travailleurs que « l’esprit d’entreprise » que le patron utilise à toutes les occasions, cache mal la réalité de l’aggravation de l’exploitation. Beaucoup de discussions vont dans ce sens, et il n’est pas dit que tout cela passe comme une lettre à la poste.

Hôpital de Saint Girons (CHAC) - Ariège :  Pendant la crise sanitaire, les attaques continuent.

Echo d'entreprise
11/04/2020

Pour réaliser des économies de personnel, les directions successives de l’hôpital avaient décidé de dénoncer l’accord local des 35h qui permettait au agents de récupérer sous forme de RTT le temps de travail au-delà de 35h. Et contre cette attaque, pendant plusieurs mois, le personnel hospitalier, à l’appel de la CGT, a réagi par des débrayages, des rassemblements, des interpellations de la direction ou de l’ARS.

Aujourd’hui, en pleine crise sanitaire, alors que des patients malades du coronavirus sont soignés dans l’établissement, la direction du CHAC compte appliquer son plan de réorganisation du temps de travail. Pourtant, le président de la république a déclaré le 16 mars : « J’ai décidé que toutes les réformes en cours seraient suspendues ». Quant au ministre de la santé, il a déclaré le 8 avril: « jusqu’à nouvel ordre la totalité des plans hospitaliers sont évidemment suspendus….. ».

Malgré cela, les grilles informatiques de gestion du temps de travail ont été changées. En particulier la pause méridienne est décomptée du temps de travail : cela se traduit par exemple pour un agent qui travaille 12h, de n’avoir plus que 11h30 de temps de travail pris en compte. Sur une semaine les agents perdent 2h30 ce qui se traduit par des RTT en moins. De plus, comment quitter le service pour prendre effectivement cette pause, comment ignorer les sonnettes des patients, alors que les effectifs sont insuffisants ? Il faut beaucoup de cynisme à la direction, pour estimer que c’est possible. Elle espère sans doute que la crise sanitaire fera taire les travailleurs de l’hôpital, qui veulent bien être considérés comme des « héros », mais pas être pris pour des « sacrifiés ».

Aéroport de Toulouse-Blagnac :  là aussi, des irresponsables aux commandes !

Echo d'entreprise
08/04/2020

L’aéroport Toulouse Blagnac fonctionne actuellement au ralenti avec seulement quelques vols par jour. La plupart des salariés sont confinés, en télé-travail ou en chômage partiel. Mais pendant toute une période avant et après le début du confinement, alors que beaucoup travaillaient, aucune mesure de protection particulière n’a été mise en place. Et cela alors qu'à lépoque, des milliers de passagers venus de partout arrivaient ou débarquaient. De nombreux exemples en témoignent.

Les agents de sûreté d’ITS et de Seris ont dû contrôler et effectuer les palpations du personnel entrant en zone réservé et des passagers sans masque ni gel. La seule « barrière » mise en place était le contrôle... par derrière. Et au début du confinement, Aéroport de Toulouse Blagnac (ATB : la société qui gère l’aéroport) avait même interdit aux agents de sûreté de porter des masques qu’ils avaient amenés !

Des agents de City One sont chargés de l’accueil des passagers au PIF et de ramener les barquettes sur les piles. Alors qu’ils manipulaient à longueur de journées ce qui était touché par les passagers, ils ne disposaient eux non plus d’aucune protection. Sur les vingtaines d’agents affectés à ce travail, il y a au moins un hospitalisé atteint du coronavirus et un autre malade qui en a de nombreux symptômes... Pour les autres agents de City One qui sont chargés, entre autres, de rassembler les chariots à bagages destinés aux passagers, là aussi rien ! Dans beaucoup de supermarchés, les poignées des caddies sont systématiquement désinfectées après chaque utilisation ; rien de tout ça à l’aéroport !

Les agents de nettoyage d’Onet et d’Arcade, n’ont eu aucune consigne particulière et aucun produit différent pour désinfecter l’aéroport. Et eux qui étaient en première ligne contre le virus n’ont reçu aucune protection particulière. L’un d’eux, travailleur d’Arcade, est malade avec les symptômes du covid19, peut-être victime de cette irresponsabilité.

Ni ATB, ni les compagnies, ni les sociétés d’assistance, ni les agences de location de voitures n’ont jugé bon de protéger les salariés qui travaillaient derrière les comptoirs. A peine quelques protections ont-elles été installées derrières quelques banques d’enregistrement. Chez le moindre buraliste de quartier, on peu trouver un panneau en plexiglas pour protéger les vendeurs ; mais dans un aéroport conçu pour recevoir des dizaines de milliers de passagers par jour, ce n’était pas prévu.

Même après le début du confinement, aucune mesure n’a été prise par ATB pour organiser la restitution des bagages sur les tapis. Les passagers  continuaient à s’agglutiner pour récupérer leurs bagages. Pour maintenir l’ouverture des marchés de plein vent, les maires ont installé des barrières, fait du marquage au sol pour maintenir les distances de sécurité mais ATB s’est contenté… d’une affichette !

ATB est le principal donneur d’ordres dans cet aéroport. Et il a clairement donné le mauvais exemple à tous les patrons ayant des entreprises sur l’aéroport : même avec le virus, les affaires doivent continuer comme avant !

Altran - Blagnac (banlieue toulousaine) :  les profits d’abord

Echo d'entreprise
07/04/2020

L’entreprise Altran, multinationale de l’ingénierie, à profits multimilliardaires et sous-traitante de l’aéronautique à Toulouse, a décidé d’interrompre la période d’essai de 16 salariés pendant le confinement. Ils ont appris cette décision par… une lettre recommandée ! Certains de ces travailleurs, qui avaient démissionné de leur ancien travail, se retrouvent ainsi sans emploi et sans droit au chômage.

L'inspection du travail a indiqué que la rupture de ces périodes d'essai n'était pas « juridiquement fondée ». Mais ce n’est pas la première fois que les patrons d’Altran s’assoient ainsi sur la loi. En janvier 2018, ils avaient été condamnés en appel à payer près de 10 millions d'euros d'heures supplémentaires à 300 ingénieurs. Et cela n’a pas servi de leçon.

Aujourd’hui Altran répond à une baisse de son activité par des licenciements à peine déguisés. L’épidémie actuelle n’efface pas la réalité de la lutte des classes : non, il n’y a pas d’unité nationale, il y a bien deux camps, et celui des travailleurs n’a d’autres choix que de s’opposer collectivement à la dictature du patronat, s’il veut faire respecter ses droits.

Perpignan :  Les travailleuses de l'aide à domicile envoyées au casse-pipe

Echo d'entreprise
07/04/2020

La situation dans l’aide à domicile et les services à la personne est tendue depuis le début du confinement. Une salariée d'une association de Perpignan témoigne:

« Comme ni les salariés ni les personnes chez qui ils interviennent ne sont testés au coronavirus, on travaille à l’aveugle, en faisant prendre des risques à tout le monde. Nous manquons cruellement de masques, de blouses jetables, de tout le matériel nécessaire pour intervenir en toute sécurité auprès de personnes parfois vulnérables. Cette situation peut favoriser la propagation du virus, dans un sens ou dans l’autre. On part au travail avec la boule au ventre. On a peur d’être contaminées ou de contaminer des gens fragiles.

Dans ce contexte la direction n’a trouvé la semaine dernière à nous proposer que quelques masques en tissu, fabriqués par des bénévoles, et bien sûr non-homologués. Au lieu de se démener pour nous trouver du matériel efficace, elle a sauté sur l’occasion de faire quelques économies et a même eu le culot de justifier cela en essayant de nous convaincre que c’était « mieux que rien ».

Pour la direction, la santé des travailleurs et celle des usagers ne vaut donc pas grand-chose, à peine « mieux que rien », et surtout moins que ses économies de bout de chandelle. C’est la goutte d’eau qui a fait déborder le vase. Nous nous sommes réunis et nous avons décidé d’une réaction collective si le matériel nécessaire n'était pas arrivé lundi. On nous a finalement annoncé lundi qu'on n'aura que quatre masques par semaine, et qu'il faudra les laver après utilisation…

De plus, vu la baisse d'activité, la direction fait pression pour qu'on prenne sur nos congés, là encore pour faire des économies sur notre dos ; mais le confinement, c'est pas les vacances ! Nous n’acceptons pas que la vie des travailleurs et celles des usagers soit si peu considérée. Ce n’est pas à nous de payer pour la politique d’économie de la direction et des financeurs qui sont derrière, une politique qui ne date hélas pas d'aujourd'hui. »