Actu Toulouse :  Municipales à Toulouse. Lutte ouvrière présente sa liste, pour défendre « le camp des travailleurs »

Article de presse
03/02/2020

Malena Adrada portera les couleurs de Lutte ouvrière pour les élections municipales 2020 à Toulouse (©DR)

C'est la 10e liste à se lancer dans la course au Capitole. Malena Adrada indique lundi 3 février 2020 qu'elle représentera Lutte ouvrière, pour les Municipales 2020 à Toulouse.

Et de dix. Sans surprise, Lutte ouvrière (LO) se mêle à la bataille des élections municipales 2020 à Toulouse. Quelques jours après la candidature de Pauline Salingue pour le Nouveau parti anticapitaliste (NPA), c’est LO qui annonce avoir bouclé sa liste. Une liste qui sera emmenée par Malena Adrada. Cette femme de 47 ans, professeure des écoles à Toulouse et porte-parole régionale du mouvement, avait déjà été sur la liste du parti lors des élections européennes de 2019, ainsi que lors d’autres scrutins. Tête de liste à Muret en 2014, elle portera cette fois les couleurs de Lutte ouvrière dans la capitale régionale.

« Faire entendre le camp des travailleurs »

« Je suis une travailleuse, comme tout ceux qui seront sur notre liste », témoigne Malena Adrada, qui entend « délivrer un message à la population » lors de cette élection : « On pense qu’il y a deux camps dans cette société… D’un côté, les ministres et le gouvernement qui servent le grand patronat ; de l’autre, les travailleurs, tous ceux qui se battent contre la réforme des retraites par exemple ». La candidate poursuit : 

"Je suis candidate pour faire entendre le camp des travailleurs qui ne se résignent pas à subir la dictature du grand capital. Il faut se battre pour son salaire, le droit de vivre décemment. S’il y avait des élus Lutte ouvrière à la mairie de Toulouse, on serait un point d’appui pour toutes les luttes sociales, pour les classes populaires qui se battent au jour le jour"

« Cantine gratuite aux enfants de grévistes »

Malena Adrada entend défendre dans cette campagne « tout ce qui irait dans le sens des plus pauvres, des travailleurs ». Elle estime par exemple que « la mairie pourrait donner la cantine gratuite aux enfants de grévistes », que la collectivité doit également aller vers des « transports en commun gratuits », mais que « c’est aux entreprises de les payer ». Elle détaille :

"Il ne faut pas augmenter les impôts locaux, mais prendre sur les profits des entreprises. Pour la troisième ligne de métro, par exemple, il faut taxer les entreprises, ou qu’elles le fassent (le chantier, ndlr) à prix coûtant, car c’est un projet d’intérêt général".

« Quel est le véritable pouvoir des maires ? », s’interroge par ailleurs la candidate. « S’agit-il d’être de simples gestionnaires de la misère ? Nous considérons qu’il faut s’organiser et se battre. Dans ce sens, une municipalité Lutte ouvrière soutiendrait toutes les luttes contre les fermetures de classes, les restrictions de moyens ou fermetures dans les hôpitaux, EHPAD, écoles, etc. »

Un Airbusien n°2 de la liste

Malena Adrada a déjà trouvé les 69 noms qui constitueront son équipe et indique que « la liste est déjà bouclée ». À ses côtés : « Des infirmières, des enseignants », mais aussi « des travailleurs de chez Airbus ». Ouvrier chez l’avionneur européen, Olivier Le Penven figurera même en deuxième position sur la liste. Malena Adrada précise :

"Il porte le même message que moi ! Parce que quel que soit notre travail, on se fait exploiter par notre patron. On dit souvent que chez Airbus, les salariés ne sont pas à plaindre, mais ils subissent aussi les trois huit, ce qui a des conséquences sur leur santé, l’augmentation des cadences, le recours à la précarité… Non, tout n’est pas rose chez Airbus".

Autant de listes qu’en 2014

La candidature de Lutte ouvrière est tout sauf une surprise : la formation de Nathalie Arthaud avait été représentée lors de tous les derniers scrutins municipaux, à Toulouse. Si les choses en restaient là, il y aurait dix listes dans la course au Capitole, version 2020. Exactement comme en 2014, et deux de plus qu’en 2008.

Parmi ces dix listes, cinq sont classées à gauche sur l’échiquier politique : celle de Malena Adrada (LO) donc. Mais aussi celle de Pierre Cohen (Génération.s), celle d’Antoine Maurice (Archipel citoyen, soutenu par EELV et LFI), celle de Nadia Pellefigue (PS-PRG-PCF-UNE) et celle de Pauline Salingue (NPA).

Six listes de Lutte ouvrière en Haute-Garonne
Lutte ouvrière indique qu’elle sera représentée ailleurs en Haute-Garonne et en Occitanie lors de ce scrutin. Le parti annonce en effet des listes dans six communes du département : à Toulouse, mais aussi Colomiers, Ramonville, Muret, Cugnaux et Auterive. « C’est la première fois que nous présentons autant de listes », se réjouit Claude Cauchois, chef de file à Cugnaux. Ailleurs dans la région, le parti sera présent à Montauban, Montpellier, Perpignan, Sète et Tarbes. 

Copyright Actu Toulouse - le 03/02/2020