Limousin

Les travailleurs des laboratoires se sont fait entendre et c’est tant mieux !

Brève
22/09/2020

Jeudi 17 et vendredi 18 septembre 2020 le personnel des laboratoires Astralab était en grève en Haute-Vienne, Creuse, Corrèze, et en Charente, pour demander plus de personnel, des augmentations de salaires et des primes pour chaque prélèvement.

A Ussel les 30 salariés sont en grève pour dénoncer le manque criant de secrétaires, des conditions de travail dégradées surtout avec l’augmentation de l’activité avec la Covid19, et des salaires au rabais. Une déléguée du personnel explique « avant nous avions 9 à 10 secrétaires maintenant seulement 6 à 7 ! Il y avait 380 à 420 dossiers par jour, maintenant 450 à 500, ce n’est plus possible... ». Les mêmes problèmes se retrouvent sur tous les sites.

Une prime de 1000 € a été obtenue. Sur le site du Pont Neuf à Limoges, il va y avoir 4 embauches (3 secrétaires et un technicien de laboratoire).La prime de 1,25 € par prélèvement PCR sera étendue  aux 17 sites Astralab.

Le gouvernement se vante de cette campagne de dépistage, mais rien n' a été prévu : pas de matériel suffisant, et surtout aucune embauche pour faire face à l’augmentation de l’activité.

Alinéa -Limoges

49 travailleurs "sauvés" à Family Village mais 1000 emplois supprimés nationalement !

Brève
20/09/2020

On comprend le soulagement des 49 travailleurs du site limougeaud d'Alinéa à Family village qui fait partie des neufs magasins dont le tribunal de commerce de Marseille a autorisé la reprise par Alexis Mulliez .

Dans l'immédiat, en tous cas, ils ne feront pas partie de la charrette de suppressions d'emplois qui sera la conséquence de la fermeture d'au moins 17 magasins sur 26 ! Mais les intérimaires, embauchés pour faire face a l'augmentation d'activité qui a suivi le déconfinement, eux, ont été jetés comme des kleenex quelques semaines après !

Au printemps dernier, la richissime famille Mulliez a organisé elle-même la faillite de sa filiale Alinéa, effaçant ainsi 70 millions de dettes au détriment des fournisseurs. En mai dernier, prétendument pour sauver l'économie et l'emploi, le gouvernement a pris une disposition autorisant un patron à reprendre sa propre entreprise après un dépôt de bilan .

Et le tour est joué : en fait de sauvetage d'emploi plus de mille travailleurs se retrouvent sur le carreau mais la famille Mulliez n'a pas perdu un sou !

Haute Vienne

La manifestation du 17 à Limoges

Brève
18/09/2020

Un cortège de plusieurs centaines de manifestants, composé de délégations venues d'un peu tous les secteurs du monde du travail de Limoges s'est rassemblé carrefour Tourny à 10h30 jeudi matin.

Retraités, salariés de chez Legrand, des hôpitaux, de la poste, de la SNCF, de chez Madranges, enseignants, ont défilé au coude à coude dénonçant les plans de licenciements qui se succèdent, la précarité, la situation catastrophique à l'école et dans les hôpitaux et... les centaines de milliards d'argent public déversés au patronat !

La nécessité que les travailleurs retrouvent le chemin de la lutte, mais cette fois d'une lutte d'ensemble, derrière un programme qui les rassemble, a aussi été débattue par des militants dans certains cortèges CGT de la manifestation.

A la fin de la manifestation, en tous cas, tous disaient vouloir remettre çà, plus nombreux !

Limoges

Les résidents du squat de la Révolution de nouveau menacés !

Brève
17/09/2020

Mercredi 16 septembre, à l'appel du collectif "Chabatz d'entrar" plusieurs centaines de manifestants ont défilé de la préfecture à la mairie en soutien à la centaine de migrants résidant dans le squat aménagé au 4 bis avenue de la Révolution, un bâtiment désaffecté possédé par Vinci.

Il y a un an, la préfecture ordonnait leur expulsion du bâtiment du CRDP désaffecté situé sur le campus universitaire de Vanteaux ! Après moult démarches, ils avaient obtenu du préfet l'autorisation de résider avenue de la Révolution jusqu'au 15 juillet. Le 16 juillet dernier, un huissier mandaté par Vinci est venu leur délivrer une ordonnance de quitter les lieux avec effet au 16 septembre.

A peine un an après avoir réorganisé un lieu de vie, les voici de nouveau dans l'incertitude, leur sort suspendu à une décision de la préfecture, menacés d'isolement et de précarisation avec en plus, la peur d'être abandonnés et exposés au risque d'être contaminés par le coronavirus.

Toutes et tous veulent tout simplement le droit de résider ici où leurs enfants sont d'ailleurs scolarisés, de pouvoir travailler, se loger et vivre dignement. La liberté de circulation et d'installation pour tous, c'est bien le minimum !

Corrèze

Non aux licenciements !

Brève
11/08/2020

Le rachat de Photonis inquiète les travailleurs

En Corrèze, après l’annonce pour 2022 de la fermeture de l’usine Borgwarner à Eyrein près de Tulle, c’est Deshors Moulage, sur la zone de Brive-Laroche, qui vient d’être mise en liquidation judiciaire.

370 travailleurs de Borg­warner et 47 de Deshors Moulage vont se retrouver sans travail et sans salaire. Toujours à Brive, la récente annonce du rachat par le groupe américain Teledyne de l’usine Photonis, leader mondial de la vision nocturne, plonge les 500 travailleurs dans l’inquiétude.

À chaque fois, les travailleurs sont confrontés à la rapacité des capitalistes : Borgwarner est une grande entreprise qui emploie 29 000 salariés dans le monde et travaille avec les grands groupes de l’automobile aux USA et en Europe. En dépit d’une prétendue baisse de commandes des boîtes de vitesses fabriquées à Tulle pour Volkswagen, les affaires sont plutôt florissantes : en janvier 2020, Borg­warner s’est par exemple payé l’entreprise Delphi Technologies pour 3,3 milliards de dollars !

Deshors Moulage dépend du groupe Deshors ADI et fabrique des moules pour pneumatiques pour des groupes comme Continental. Ouverte à l’automne 2016 avec 68 salariés, l’entreprise a bénéficié de 400 millions d’aides des collectivités locales pour s’installer peu après dans 4000 m2 de locaux neufs. La directrice de l’usine et le maire de Brive promettaient un développement de l’entreprise et de la création d’emplois à gogo... Le maire de Brive annonçait « un avenir radieux ». Depuis, 15 emplois ont disparu et aujourd’hui les 47 travailleurs restants voient leur avenir à Pôle emploi !

Alors, lorsque aujour­d’hui le maire de Brive, Frédéric Soulier, explique à propos du rachat de Photonis que le site de Brive « serait la pierre angulaire d’un grand plan industriel », il y a en effet de quoi s’inquiéter !

Pas un travailleur – que ce soit à Borgwarner, à Deshors, à Photonis ou ailleurs – ne peut accorder le moindre crédit au baratin de ces politiciens ! L’unique préoccupation des capitalistes dans le contexte de la crise mondiale, c’est de sauver leurs profits en faisant payer les travailleurs : c’est leur lutte collective qui pourra imposer de travailler moins pour que tout le monde ait un travail sans perte de salaire.