Limoges

La chasse aux migrants continue

Brève
11/07/2019

Ce jeudi 11 juillet, au petit matin, des policiers, dont certains de la BAC, ont brisé les cadenas de l'hébergement de migrants Avenue de la Révolution.

Après leur expulsion des locaux proches de la faculté des lettres, une partie des migrants a été transportée dans un EHPAD désaffecté à Saint Junien, 50 ont été hébergés dans d'anciens locaux de l'EDF par le collectif de soutien "Chabatz d'entrar". C'est là que les policiers ont fait violemment irruption sous prétexte de contrôler leurs identités.

Il est probable qu'ils vont de nouveau être expulsés ! Ces travailleurs qui ont fui la misère et la guerre cherchent un toit, un travail pour vivre et élever leurs enfants. Ce sont nos frères de classe. Ne tolérons plus que l'Etat les chasse sans répit !

Evacuation du CRDP de Limoges

Aucun répit pour ceux qui fuient la misère et la guerre !

Brève
14/06/2019

Pancartes dans une manif de soutien

Mercredi 12 juin, les forces de l'ordre ont procédé à l'évacuation des 80 migrants hébergés à l'initiative de "Chabatz d'entrar" dans les locaux de l'ex-CRDP près de la faculté des lettres. Cette évacuation a fait suite à un jugement du tribunal en faveur du Conseil Régional « de gauche » et après que la mairie « de droite » refuse elle aussi de mettre à disposition un local lui appartenant..

Ils ont été en majorité transportés à une trentaine de km, à Saint Junien et installés dans les locaux d'un EHPAD désaffecté. Malgré les promesses de "bons de transport" pour le TER, les enfants scolarisés à Limoges ne finiront pas l'année scolaire , c'est évident...

Trimballés de squats en hébergements d'urgence ne valant pas mieux que les squats, ces femmes et ces hommes et leurs enfants, qui ont déjà vécu l'enfer avant d'arriver jusqu'ici, ont droit à se poser . Pour les loger de manière pérenne, Il y a largement assez d'appartements libres, de locaux corrects inoccupés à Limoges tout le monde le sait !

Les riches qui déplacent leurs capitaux sur la planète et se déplacent eux -même de villas en riads peuvent s'installer où ils veulent sans problème ! Les pauvres eux sont des "migrants" encombrants ! Pour nous les travailleurs, ce sont nos semblables, nos soeurs et frères de classe, avec eux nous avons à nous battre pour imposer le droit de circulation et d'installation pour tous les opprimés !

CHU -Limoges

Le combat des urgences est celui de tous

Brève
29/05/2019

Depuis lundi 27 mai, le personnel des urgences du CHU de Limoges a entamé une grève reconductible pour exiger une augmentation des effectifs. Suite aux absences non-remplacées, ce sont environ 15% de l'effectif qui manque ! La pénurie de personnel soignant a entraîné la fermeture des 11 lits d'hospitalisation de courte durée.

Si la situation est plus que tendue dans les services d’Urgence, les tours de vis budgétaires visent tous les services. Sur l'ensemble du CHU, il manque plus de 50 infirmiers et 25 aide soignants, 60 lits ont du être fermés par manque de personnel : 26 en soins de suite, 7 en ORL, 5 en oncologie, 9 en médecine gériatrique, 5 en hépato-gastro ...

Malgré quelques embauches promises par la direction mardi 28, les soignants des urgences ont reconduit la grève.

De proche en proche, le mouvement de contestation qui agite les services d’Urgence gagne du terrain dans tous les hôpitaux. Il est vrai que les conditions de travail et d’accueil des patients se ressemblent beaucoup d’un hôpital à l’autre, d’un bout à l’autre du pays. Il est à souhaiter que cela entraîne tous les hospitaliers dans la lutte. .

Limoges

Manifestation en soutien aux migrants

Brève
26/05/2019

Samedi 25 mai, dans le cadre de la journée de manifestation européenne contre le "règlement de Dublin" , 250 manifestants se sont rassemblés devant la préfecture. Puis, après une chorégraphie symbolisant le déracinement et les périples insensés imposés aux migrants, ils ont défilé dans le centre-ville.

La directive européenne dite de "Dublin" oblige les migrants à demander le droit d'asile dans le pays de leur arrivée en Europe. Ce qui est absurde car les migrants qui arrivent à accéder au sol européen souhaitent, en toute logique, vivre et travailler dans le pays dont ils parlent la langue et où ils ont bien souvent de la famille. Cette directive est prétexte à les expulser et plusieurs des 80 résidents du lieu de vie, dans les ex-locaux du CRDP, sont dans cette situation.

La situation faite ici à ceux des réfugiés qui ont côtoyé les pires difficultés et juste échappé à la mort est indigne ! Pour les riches, les frontières n'existent pas et ils peuvent résider confortablement partout où ils le désirent. La planète appartient à l'humanité toute entière, chaque être humain devrait avoir le droit d'y circuler librement et de s'installer où il le souhaite !

Ex-GMS

Un parfum de Lutte de Classe sur La Croisette

Brève
19/05/2019

Plusieurs milliers de manifestants en soutien aux GMS le 16 mai 2016

Le film "On va tout péter", qui retrace deux années de lutte des travailleurs d'Ex-GMS de La Souterraine contre la liquidation de leur entreprise, a été projeté au Festival de Cannes dans le cadre de La Quinzaine des Réalisateurs.

Le temps d'un défilé sur la Croisette, la jet-set, les starlettes et les paillettes ont été remplacées par une quarantaine de travailleurs en bleus, brandissant les portraits des 157 travailleurs sacrifiés sur l'autel des profits des donneurs d'ordre riches à milliards : PSA et Renault.

Menaces de faire sauter l'usine, occupation des préfectures, blocage de la production à PSA Poissy et des usines Renault : leur lutte a été filmée par le cinéaste Lech Kowaleski, lui-même un temps arrêté et mis en garde à vue pour avoir refusé de cesser de filmer une entrevue à a préfecture !

L'usine n'a pas fermé définitivement mais 157 travailleurs ont été licenciés dont 60 sont toujours sans emploi. Les travailleurs de GMS sont fiers de leur lutte et clament qu'ils continuent le combat. Le jour où l'ensemble de la classe ouvrière  s'engagera dans le combat, elle sera en capacité d'interdire aux rapaces capitalistes de licencier, d'imposer l'embauche des chômeurs en partageant le travail entre tous avec un salaire décent !