Limoges (Haute-Vienne)

Les enseignants toujours mobilisés

Brève
31/01/2012

Ce mardi 31 janvier, alors que certains participaient à la manifestation nationale à Paris, des centaines d'enseignants en grève se sont rassemblés, à partir de 11h, devant le rectorat, avant de défiler dans le centre-ville aux cris de « Ras le Bol de ces guignols qui ferment nos écoles », « non aux suppressions de classes ».

Les enseignants des lycées professionnels du Mas Jambost, de Marcel Pagnol, de Maryse Bastié, ont défilé aux côtés des professeurs des écoles et parents d'élèves des communes rurales : Vayrac, Arnac la Poste, Eymoutiers ... Sur les banderoles et les pancartes on pouvait lire les mauvais coups en projet pour chacun.

Les enseignants n'ont pas baissé les bras et espèrent bien faire reculer de nouveau le recteur pour éviter des suppressions de postes ou des fermetures de classes.

Limousin

Coupes claires dans l’enseignement agricole

Brève
31/01/2012

À la rentrée prochaine, les lycées agricoles du Limousin vont se voir amputés de 4 300 heures d'enseignement, ce qui se traduira par des suppressions de postes et de classes. En cinq ans, ces lycées ont vu disparaître 15 000 heures d'enseignement, soit 23 postes.

Les lycées agricoles de Saint-Yrieix-la-Perche, du Vaseix, de Magnac-Laval en Haute Vienne, de Neuvic, Brive-Objat, Meymac et Tulle en Corrèze, d'Ahun en Creuse, sont touchés.

Cela alors que, ne possédant pas de professeurs remplaçants en cas de maladie, les enseignants agricoles font des heures supplémentaires (plus de 18 500 heures supplémentaires l'an dernier, l'équivalent de 27 postes), ou les directions font appel à des enseignants précaires qui enchaînent des CDD au même rythme qu'à la Poste !

Ces nouvelles suppressions vont encore rendre plus difficiles les conditions de travail des enseignants et la formation des jeunes !

Legrand-Limoges

Les travailleurs ne se contenteront pas d’une aumône !

Brève
31/01/2012

Lundi 30 janvier, des débrayages et des rassemblements ont eu lieu dans l'ensemble des usines du groupe Legrand. Legrand, dont l'un des principaux actionnaires est le baron Seillère, appartient depuis peu au club des entreprises du CAC 40, et a versé, cette année, à ses actionnaires, des dividendes en augmentation de 26 %. Et ils osent proposer aux travailleurs une augmentation de salaire de... 1 % !

À force de rapacité et de cynisme, ces gens-là finiront par provoquer une explosion sociale, et c'est tant mieux !

Madrange-Limoges

Après le « jambon star », le jambon-beurre…

Brève
31/01/2012

Le groupe Turenne-Lafayette, en plus de 132 suppressions d'emplois en CDI et d'une centaine d'intérimaires à Limoges, supprime 56 emplois dans « La Maison du jambon », filiale de Madrange à Albi.

À une question d'un député du Tarn, lui demandant le rôle joué par le CIRI (Comité Interministériel de Restructuration Industrielle) dans le rachat du groupe Madrange par Monique Piffault, il y a 6 mois, Eric Besson a répondu que le CIRI avait approuvé ce rachat, parce qu'il avait permis de « consolider le groupe ».

Plus de 200 travailleurs au total sur le carreau, à Limoges, 56 licenciements à Albi : Eric Besson a sans doute voulu parler de la consolidation des profits de Monique Piffault et des actionnaires de Turenne-Lafayette !

Saint-Léonard-de-Noblat (Haute Vienne)

Derrière Coquet, il y a les profits de Lalique…

Brève
29/01/2012

Si les centaines de suppressions d'emplois d'entreprises importantes et connues du Limousin comme Anovo ou encore Madrange ont fait la une de la presse, par contre des dizaines de licenciements se font de façon plus discrète dans les « PME » : les porcelaines « Coquet » de saint-Léonard viennent d'annoncer 17 licenciements de travailleurs à la production.

Petite entreprise en difficulté, prise dans la tourmente de la crise ? La production de porcelaine de luxe qui y est fabriquée ralentit peut-être, mais, tout comme BGI à Bugeat ou Crown emballage à Brive, ces « PME » ont, à un moment ou à un autre, rapporté gros à de grands groupes.

Coquet, dont le patron est Christian Le Page, PDG de« jaune de chrome », groupe loin d'être sur la paille et implanté dans le monde entier, a par exemple appartenu jusqu'en 2004 à Lalique. Cette prestigieuse société de produits de luxe (cristal, bijoux, parfum etc...) qui possède des boutiques sur tous les continents, des USA en passant par le Japon, la péninsule Arabique, la Russie, la Chine... fait partie du groupe « Art et Fragance » qui revendique 3,7 millions d'euros de bénéfice net pour le premier semestre de 2011 !

Dans tous ces bénéfices accumulés depuis des années, combien avec la sueur des ouvriers de Saint Léonard ?

C'est vraiment indispensable d'exiger la levée du secret des affaires et de contrôler les comptes de tous ces patrons. On verrait alors que les licenciements ne sont jamais justifiés. On verrait alors qu'il est possible de prendre sur les profits de Lalique et de « Jaune de chrome » pour maintenir tous les emplois et salaires à Saint Léonard, quitte à ce que chacun travaille moins : voilà ce qui serait « la justice ».... Une « justice » que les travailleurs devront imposer partout par leurs luttes !