Saint Yrieix la Perche (Haute Vienne)

Privé déguisé et soins à deux vitesses

Brève
30/11/2011

Nora Berra, la secrétaire d'Etat à la Santé, a inauguré à Saint Yrieix la Perche, en compagnie du député socialiste Daniel Boisserie, le chantier du prochain « Centre de l'Obésité » destiné à désengorger un peu le même service du CHRU de Limoges.

Ce centre subventionné en grande partie par la caisse des dépôts et consignations, donc par l'argent public, va être géré par la Mutualité du Limousin.

Alors que dans les hôpitaux publics de la région, des lits et des places sont fermés, la Mutualité ouvre de plus en plus de centre de soins comme celui-ci ou des « accueils de jour » pour patients psychiatriques ou personnes âgées dépendantes par exemple.

Mais la Mutualité du Limousin n'est pas un organisme philanthropique, ces services ou centres ne sont pas aux conditions des services publics et les patients ont intérêt à pouvoir se payer une bonne mutuelle !

Saint Yrieix la Perche (Haute Vienne)

Charmantes attentions entre compères

Brève
30/11/2011

Lors de sa visite d'inauguration du chantier du Centre de l'Obésité, le député socialiste de la circonscription, Daniel Boisserie, a offert à Nora Berra des boites de Madeleines « Bijoux », marque la plus prestigieuse de cette spécialité de Saint Yrieix.

L'an dernier, c'est à Jean Louis Debré qu'il avait offert un cadeau : une « Marianne » en porcelaine qui paraît-il trône dans le hall du Conseil Constitutionnel !

De droite ou de gauche, on se doit de bien recevoir, et avec tous les égards qui sont dus à des gens qui, au fond, appartiennent bien tous au même monde.

Limoges (Haute Vienne)

Turenne-Lafayette veut licencier chez Madrange

Brève
14/11/2011

A peine 6 mois après avoir racheté les usines de charcuterie industrielle Madrange, le groupe Turenne - Lafayette, l'un des plus grands groupes mondiaux de l'industrie agro-alimentaire, annonce une restructuration et la suppression de 137 postes en CDI et 107 postes d'intérimaires remplacés par 86 embauches sur les 800 travailleurs des usines de Feytiat et La Valoine.

En 2009, l'ancien patron, Madrangeas, avait annoncé un plan de suppression d'environ 135 postes, transformés en reclassement avec baisse de salaire partiellement compensée après une lutte de plusieurs semaines.

Il est évident pour tous qu'une baisse des effectifs, cela veut dire une augmentation de la charge de travail et une dégradation des conditions de travail pour ceux qui restent dans des usines où le boulot est déjà dur et où le taux d'accidents du travail est élevé.

Beaucoup de travailleurs disent qu'il ne faut pas se laisser faire : Monique Piffault, la patronne de Turenne-Lafayette, a les moyens de payer et de maintenir tous les emplois quels que soient les aléas de la production.

Limousin

Les hôpitaux otages des financiers

Brève
03/11/2011

Depuis le début des années 2000, dans le cadre du plan « hôpital 2007 », les hôpitaux ont été contraints d'emprunter à la banque Dexia qui a remplacé les organismes publics qui les finançaient auparavant. Celle-ci leur a vendu des « emprunts toxiques », c'est-à-dire comme dans le cas des subprimes américains, avec des taux attractifs au départ mais progressifs sans limitation de plafond et pouvant déraper parfois jusqu'à 20%.

Des hôpitaux de la région sont concernés, comme le petit l'hôpital de Saint Junien pour presque 3 millions d'euros. L'hôpital de Guéret est impacté à la même hauteur que le CHU de Limoges pour plus d'1 million. Le modeste hôpital local de Tulle, lui, en a pour 5 millions et demi. Le « surcoût » engendré par ces taux d'intérêts usuraire atteint plus de 25 % du total pour cet hôpital !

Au total les emprunts des hôpitaux limousins dépassent les 11 millions d'euros avec 11% de surcoût.

Il est bien évident que ces emprunts usuraires imposés aux hôpitaux, qui seraient nationalement de 500 millions d'euros, pèsent lourd dans leur déséquilibre budgétaire. Mais cela, on l'a caché au personnel et aux usagers des hôpitaux auxquels l'Etat impose des cures d'austérité à coup de suppressions de postes, de lits et de services.

Brive la Gaillarde (Corrèze)

Des centaines de travailleurs d’Anovo menacés de licenciements par un requin de la finance

Brève
29/10/2011

En redressement judiciaire depuis juillet, le groupe Anovo (6000 travailleurs dans le monde dont 1100 en France et 375 à Brive) va être racheté par le fond d'investissement Butler auquel le tribunal de Beauvais a donné la préférence devant le groupe Regernesis.

Butler, spécialiste du rachat d'entreprises en difficulté qu'il revend rapidement après y avoir fait son miel et qui a investi dans le PSG, annonce d'ores et déjà 1000 suppressions d'emplois dont 300 en France et 150 à Brive.

Lundi, lors d'une réunion publique à l'initiative des syndicats d'Anovo, le député maire socialiste de Brive et les élus locaux promettaient de l'argent pour un « repreneur sérieux » qui garderait 300 salariés à Brive tandis que le responsable local des patrons de la métallurgie se faisait fort de trouver du travail aux futurs licenciés. Pour tous ces messieurs que des travailleurs soient licenciés, cela va de soi !

Les élus locaux de gauche ont déjà arrosé Anovo de plusieurs centaines de milliers d'Euros sans demander ce qu'ils sont devenus et ils sont prêts à recommencer avec Butler. Quant aux promesses du patronat, elles n'engagent que ceux qui y croiraient. Les travailleurs d'Anovo n'ont rien à attendre de tous ces gens-là !

Les patrons d'Anovo ont prétendu, après une augmentation du chiffre d'affaires du groupe pendant le premier semestre 2011, avoir une dette de 9 millions d'euros qui expliquerait la mise en vente du groupe. Leur soit disant dette, ils sont en train de s'en débarrasser mais par contre les travailleurs d'Anovo laissés sur le carreau risquent bien, eux, de s'y enfoncer dans les dettes et personne ne les paiera à leur place !

Alors, il n'y a aucune raison d'accepter ces licenciements !