Saint-Léonard-de-Noblat (Haute Vienne)

Derrière Coquet, il y a les profits de Lalique…

Brève
29/01/2012

Si les centaines de suppressions d'emplois d'entreprises importantes et connues du Limousin comme Anovo ou encore Madrange ont fait la une de la presse, par contre des dizaines de licenciements se font de façon plus discrète dans les « PME » : les porcelaines « Coquet » de saint-Léonard viennent d'annoncer 17 licenciements de travailleurs à la production.

Petite entreprise en difficulté, prise dans la tourmente de la crise ? La production de porcelaine de luxe qui y est fabriquée ralentit peut-être, mais, tout comme BGI à Bugeat ou Crown emballage à Brive, ces « PME » ont, à un moment ou à un autre, rapporté gros à de grands groupes.

Coquet, dont le patron est Christian Le Page, PDG de« jaune de chrome », groupe loin d'être sur la paille et implanté dans le monde entier, a par exemple appartenu jusqu'en 2004 à Lalique. Cette prestigieuse société de produits de luxe (cristal, bijoux, parfum etc...) qui possède des boutiques sur tous les continents, des USA en passant par le Japon, la péninsule Arabique, la Russie, la Chine... fait partie du groupe « Art et Fragance » qui revendique 3,7 millions d'euros de bénéfice net pour le premier semestre de 2011 !

Dans tous ces bénéfices accumulés depuis des années, combien avec la sueur des ouvriers de Saint Léonard ?

C'est vraiment indispensable d'exiger la levée du secret des affaires et de contrôler les comptes de tous ces patrons. On verrait alors que les licenciements ne sont jamais justifiés. On verrait alors qu'il est possible de prendre sur les profits de Lalique et de « Jaune de chrome » pour maintenir tous les emplois et salaires à Saint Léonard, quitte à ce que chacun travaille moins : voilà ce qui serait « la justice ».... Une « justice » que les travailleurs devront imposer partout par leurs luttes !

Haute Vienne

Carte scolaire : les comptes de l’Inspection Académique sont scandaleux !

Brève
29/01/2012

Après une première réaction à l'annonce de la carte scolaire dans le secondaire, c'est au tour des enseignants et parents d'élèves des écoles de multiplier les actions contre les 39 fermetures de classe annoncées.

Non seulement c'est scandaleux de vouloir fermer des écoles dans des zones rurales où l'école devrait être accessible à tous près de chez soi. Mais les méthodes employées par l'Inspection Académique pour estimer les besoins sont inacceptables.

Soit il s'agit de mettre des seuils en dessous desquels il y a fermeture automatique sans se soucier du contexte ou des projections dans les 2 ou 3 ans à venir. Comme par exemple à Boisseuil, où la moyenne par classe serait de 25,82 élèves , soit 0,18 au dessous du seuil de 26 !

Soit il s'agit de sous-estimer les effectifs prévus l'an prochain. Ainsi dans le canton d'Eymoutiers où il n'y a déjà plus que 4 sites scolaires pour les 12 communes, les élèves de 2 ans ne sont pas comptés dans les effectifs d'une maternelle. Comme à Boisseuil où 254 élèves sont prévus alors que la municipalité en compte 284. Etc.

Si on laisse faire, le bilan sera que les classes à 29 élèves en primaire et plus de 30 en maternelle, les classes à multiplies niveaux, et l'impossibilité de scolariser les enfants de 2 ans vont se multiplier. C'est pour cela que les manifestations, les blocages d'école ne font que commencer. Pour dire au recteur et à L'Inspection Académique qu'il faut revoir leur copie, tout le monde est appelé faire grève le 31 janvier et à se retrouver à 11h devant le rectorat.

Limoges (Haute Vienne)

Caisse primaire d’assurance maladie : Le ras le bol des agents !

Brève
21/01/2012

Jeudi 19 janvier, un coup de colère a éclaté à la caisse primaire d'assurance maladie de Limoges. Vers 11h30, les agents de l'accueil ont craqué. Ils ont fermé l'agence - traitant seulement les dossiers des 70 personnes déjà entrées - car ils n'en peuvent plus devant les manques de moyens pour faire correctement leur travail.

Comment ne pas craquer quand on est en première ligne face aux demandeurs d'aide sociale, de CMU, de plus en plus nombreux, à qui on ne peut consacrer que quelques minutes. D'ailleurs ceux qui étaient là - et qui pourtant attendaient leur tour depuis plusieurs heures - se sont montrés solidaires du mouvement.

Les agents ont eu bien raison de ne pas se laisser faire, de montrer que la misère grandit avec la crise et qu'il est urgent de donner les moyens d'aider correctement ceux qui en ont besoin et de permettre à tous d'avoir les moyens de vivre décemment.

Limousin

Carte scolaire : le recteur a reculé !

Brève
21/01/2012

Vendredi 20 janvier, des centaines d'enseignants et d'élèves ont fait beaucoup de bruit devant le rectorat pour refuser la carte scolaire proposée par le recteur. Depuis 10 jours, les mobilisations sous forme de manifestation, de pétition, de ville morte... n'avaient cessé à Felletin et à Saint Léonard, de même que les actions menées par ceux du LP du Mas Jambost à Limoges.

Le recteur a été obligé de céder. Il a annoncé qu'il annulait les fermetures annoncées, de même que certains transferts de formation.

Même si tout le monde est conscient qu'il va chercher, d'une autre manière, à rendre toutes les heures d'enseignements correspondant aux 278 postes à supprimer, c'est une première victoire qui donne envie de continuer à se battre pour obtenir de nouveaux reculs du recteur.

Les manifestants d'hier se sont d'ores et déjà donné rendez-vous mercredi prochain pour une nouvelle manifestation en attendant la mobilisation du 31 janvier qu'ils sont déterminés à réussir.

Haute Vienne

Face au froid, les centres d'hébergement d'urgence sont saturés

Brève
18/01/2012

Chaque hiver, la situation des sans abris se dégrade un peu plus. La Haute Vienne n'échappe pas à la règle. Les structures d'accueil - qui comptent 63 places réparties sur 5 centres - se trouvent démunis pour trouver des solutions d'hébergement pour tous ceux qui, dans le département, n'ont pas d'autre toit que la rue.

Ainsi, chaque jour, c'est au moins 40 demandes d'hébergement d'urgence qui ne peuvent être satisfaites.

Sans compter que certaines structures ne sont pas sûres de pouvoir maintenir leur activité à la sortie de l'hiver, faute de moyens.