Saint Léonard de Noblat (Haute Vienne)

Ras le bol de ces guignols qui ferment les écoles...

Brève
07/01/2012

Vendredi 6 janvier, en même temps que la fermeture du lycée du Mas Jambost à Limoges et de l'EREA de Meymac, les élèves et les enseignants du lycée de Saint Léonard de Noblat apprenaient la suppression de la classe de 1ère L dans leur lycée. Sous le coup de la colère, les lycéens se sont rassemblés devant le lycée, certains s'enchaînant aux grilles au cri de « L supprimé, crash assuré ».

La suppression de cette classe n'est que le début d'un processus qui aboutirait à la suppression de toute la filière littéraire à saint Léonard. Le seul recours des élèves qui essaieront de continuer leurs études seraient alors de rejoindre des classes surchargées dans les lycées de Limoges ! Le gouvernement supprime des postes, des classes et des établissements. Sarkozy parle de rallonger le temps de travail des enseignants (en cela d'ailleurs F.

Hollande est d'accord avec lui) pour pouvoir faire toujours plus de cadeaux fiscaux aux plus riches : il sacrifie la jeunesse des couches populaires aux intérêts des milliardaires.

Limoges (Haute Vienne)

NON A LA FERMETURE DU LYCEE PROFESSIONNEL DU MAS JAMBOST

Brève
07/01/2012

Le rectorat commence à dévoiler ses projets pour supprimer 280 postes d'enseignants dans l'académie. Ainsi, c'est avec stupeur et colère que les enseignants du lycée professionnel du Mas Jambost ont appris que cela pourrait passer par la suppression pure et simple de leur établissement ! Le rectorat - et l'Etat derrière - veulent faire croire que c'est juste un transfert vers d'autres lycées de la région. Mais on sait qu'à chaque fois qu'une opération de ce type est réalisée, une partie des formations est supprimée, moins de places sont offertes. Et comment faire croire que c'est pareil pour des jeunes limougeauds d'avoir une formation à côté de chez eux, ou de devoir aller à Bellac, à Brive ou à Felletin ?Il y aurait trop de travaux à réaliser dans cet établissement ? Mais alors pourquoi fermer aussi l'EREA de Meymac où de lourds investissements viennent d'être faits ?Leur seul but est de faire des économies, de concentrer les formations professionnelles pour supprimer des postes. Tant pis si les classes sont surchargées, si les jeunes doivent faire des dizaines de kilomètres pour se former et si beaucoup renoncent à préparer un diplôme.

Un premier rassemblement est organisé mercredi 11 janvier à 9 h devant le rectorat. Ce n'est qu'un début car les enseignants et les parents d'élèves ne sont pas prêts à se laisser faire.

Limousin

Multiplier les SCOP ou exproprier les capitalistes ?

Brève
05/01/2012

Les « SCOP » (Société Ouvrière Coopérative de Production) sont à la mode ! Les travailleurs de la miroiterie GBM en liquidation judiciaire ont choisi cette solution pour essayer de garder un emploi et un salaire. Christian Audouin (Limousin Terre de Gauche) en suggère la création pour les travailleurs de l'entreprise de Bugeat, BGI, en dépôt de bilan. Et la presse régionale présente les « SCOP » comme la panacée contre les fermetures d'entreprises et les délocalisations.

Il y a longtemps que des travailleurs ont eu l'idée de faire tourner eux-mêmes, sans dividendes à verser à des actionnaires inconnus, les usines dont les patrons sont partis avec la caisse, prouvant ainsi qu'on n'a pas besoin d'eux ! On peut comprendre que des travailleurs essaient par toutes les façons d'échapper au chômage et décident de tenter le coup ! Mais dans le cadre du capitalisme, dans cette période de crise, les SCOP, qui sont en général de petites entreprises, ne peuvent échapper aux lois du marché et de la concurrence. Dans tous les exemples récents, il ne s'agit pas d'entreprises qui dégagent des bénéfices, mais d'entreprises dont les capitalistes se débarrassent après y avoir fait des profits pendant des années et les avoir pressées comme des citrons. C'est eux qui doivent mettre la main à la poche : imposer l'interdiction des licenciements et la répartition du travail en obligeant les patrons à prendre sur leurs profits, c'est ce qu'il faut exiger ! La véritable solution « coopérative », c'est la gestion de l'ensemble de l'économie par les travailleurs, mais cela ne pourra pas se réaliser entreprise par entreprise, il faudra exproprier les capitalistes !

HAUTE VIENNE

Salaires sous le plancher, prix qui crèvent les plafonds : il faut exiger l'échelle mobile des salaires !

Brève
04/01/2012

Alors que l'INSEE annonce une progression des prix dans les supermarchés de 3,4% et une probable inflation de 2 ,5% pour 2011, UFC-Que Choisir a constaté en un an une augmentation moyenne, toutes enseignes confondues, de 6,28% sur 26 produits de première nécessité de marques nationales dans 20 super et hypermarché du département de la Haute Vienne. Ce sont les enseignes les moins chères en 2010 qui ont d'ailleurs augmenté le plus leurs prix cette année, comme Super U où l'augmentation moyenne est de 8% !

Il faut y ajouter pour 2012 l'augmentation du prix des billets de train, y compris des TER empruntés chaque jour en Haute Vienne par des milliers de travailleurs et de jeunes, la majoration du prix du gaz, des mutuelles...

Avec des salaires et des pensions qui stagnent, de plus en plus de travailleurs, de petits retraités, de jeunes des couches populaires n'arrivent plus du tout à joindre les deux bouts. Il faut exiger l'augmentation des salaires et pensions et leur indexation sur l'augmentation des prix réellement constatée !

Limoges (Haute Vienne)

Vu du petit bout de la lorgnette limousine de JP Denanot

Brève
02/01/2012

L'évènement « majeur » de l'année 2011 pour le président socialiste de la région, JP Denanot, interrogé par le journal « L'Echo », c'est ... l'investiture de Hollande comme candidat du PS aux présidentielles. Selon lui « en Limousin, la victoire de François Hollande a eu comme conséquence immédiate de provoquer un déferlement de joie profonde et de fierté » Et d'en rajouter : « en Limousin nous savons de quoi François Hollande est capable sur le terrain ». Certes les Corréziens savent, de la bouche même de François Hollande, que le programme d'austérité qui leur a été concocté par le Conseil Général dont il est président, préfigure ce qu'il va faire, s'il est élu en 2012 ! Quant aux centaines de travailleurs privés d'emploi chez Anovo ou Crown emballage à Brive ou menacé de l'être chez Madrange à Limogeset GBI à Bugeat, Hollande reste muet sur leur sort ! Mais toujours selon « l'Echo » et bien qu'il réponde que « son parcours personnel n'a pas d'importance »," on murmurerait" que JP Denanot pourrait se voir proposer par Hollande un poste de ministre... On comprend tout à fait que le voeu le plus cher exprimé par Denanot pour 2012 soit la victoire de la gauche...