Région Limousin

La fréquentation des restos du Coeur : baromètre de la misère

Brève
30/12/2011

Chômeurs en fin de droits, salariés en emplois précaires et agriculteurs en retraite constituent l'écrasante majorité des bénéficiaires des Restos du Coeur du Limousin et sont en augmentation de 3% en Corrèze et de 18% en Creuse. Et il faut aussi ajouter une augmentation sans précédent de 34% des « colis de dépannage » accordés à ceux qui, dépassant les barèmes, sont quand même contraints de recourir occasionnellement aux Restos.

Depuis leur création par Coluche, en 1984, les « Restos » qu'il espérait provisoires, doivent faire face à une hausse continue de leurs inscrits, de 25% sur les trois dernières années ! Quatre semaines après le début de la campagne d'hiver, les organisateurs constatent qu'ils n'auront pas les moyens d'assurer le nombre de repas nécessaires. Les patrons de la grande distribution ont promis de faire un geste supplémentaire, qui ne va pas leur coûter bien cher, leurs dons étant bien souvent de toute façon des produits retirés de la commercialisation et en plus déductibles des impôts. C'est avant tout grâce à la générosité populaire que les Restos fonctionnent. Alors que le gouvernement, pour mieux « assister » les patrons licencieurs, réduit services publics, retraites et dispositifs sociaux et pousse de plus en plus de travailleurs, anciens ou jeunes, dans la misère.

Bugeat (Corrèze)

BGI : Vendus, rachetés et... Jetés

Brève
29/12/2011

Pour la vingtaine de travailleurs de BGI (Bois Galbé Industrie) à Bugeat, le père Noël est vraiment une ordure : le 23 décembre, il est venu depuis les Deux-Sèvres leur annoncer, sous le visage du gérant, que l'entreprise allait déposer le bilan, faute de commandes.

BGI n'a cessé de changer de nom en même temps que les effectifs fondaient au fil des ventes et des rachats par des groupes industriels divers et variés. Aujourd'hui, l'entreprise fait partie du groupe « La Forge » après avoir été rachetée en 1995 par SMM SA, elle-même devenue filiale de ce groupe. Mais avant cela, Clen, groupe florissant de meubles de bureaux « design » du Val de Loire, a possédé, de 1988 à 1995, 49% du capital de BGI puis s'en est débarrassé. Comme cela se passe pour bien des entreprises, après avoir fait leur beurre pendant un temps, les groupes capitalistes, volent vers d'autres juteuses aventures et laissent sur le carreau les travailleurs qui leur ont fabriqué leurs richesses. Il y a de quoi maintenir les emplois dans les profits accumulés depuis des dizaines d'années par tous ces gens-là !

Région Limousin

Stopper l'hémorragie du chômage !

Brève
28/12/2011

Comme dans tout le pays, le fléau du chômage sévit dans la région Limousin : si la catégorie A (sans aucun emploi) reste stable, par contre, toutes catégories confondues, il y a eu 355 inscrits de plus à Pôle Emploi entre octobre et novembre. Ce sont les plus de 50 ans qui sont les plus touchés avec une augmentation de 16,6 % alors que l'âge de départ en retraite recule ! La progression du nombre de demandeurs d'emplois en Limousin est de 7,6 % de novembre 2010 à novembre 2011, alors que l'augmentation au niveau national est de 5,2%. Avec un taux de chômage de 9,6%, supérieur à la moyenne nationale, c'est le département de la Creuse qui est le plus mal loti !Les fabricants de chômage on les connait : en Creuse, l'équipementier Altia qui a racheté Sonas après un plan social, Monique Piffault qui supprime 137 emplois chez Madrange à Limoges, à Brive le groupe Crown qui ferme son usine, Anovo qui supprime 150 emplois... Et l'Etat qui ne cesse de supprimer des emplois dans les services publics : dans les hôpitaux, dans l'éducation nationale, dans les transports, à la Poste, au point qu'en Creuse la population apparaît comme sinistrée !Oui, il faudra imposer à tous ces groupes, aux actionnaires bien repus, l'interdiction de licencier et les obliger, ainsi que tous les gouvernements, à répartir le travail entre tous les bras disponibles !

Brive la Gaillarde (Corrèze)

Thalès, DCNS, Dassault : assoiffés de profits !

Brève
25/12/2011

Thalès qui est déjà dans le capital de DCNS (armement naval) vient d'en racheter 10% supplémentaires soit pour 260 millions d'euros. Tandis qu'à Thalès Brive les départs et mutations ne sont pas remplacés et les intérimaires virés, DCNS s'apprête à supprimer 150 à 200 emplois dans le but officiel d'augmenter la compétitivité de 30% ! Les actionnaires, auxquels Vigneron, le PDG de Thalès, vient d'offrir un petit cadeau de Noël de quelques dizaines de millions d'euros de dividendes, s'ajoutant aux 100 millions distribués en juin 2011, vont en avoir des retombées directes. Parmi eux, il y a Dassault, actionnaire à 25% chez Thalès.

Pour les travailleurs qui ont encore un emploi, ce sont les bas salaires et des conditions de travail de plus en plus insupportables, pour les autres la précarité, le chômage, la misère. Par contre à l'autre bout de la société, les capitalistes pourtant gavés, n'en ont jamais assez !

Guéret (Creuse)

Radiothérapie de Guéret : Il faut rappeler à Xavier Bertrand que c’est la lutte qui a payé.

Brève
22/12/2011

Vendredi 23 décembre, Xavier Bertrand viendrait à l'inauguration de la réouverture de la radiothérapie de Guéret pour se faire de la publicité, oubliant qu'en 2009, c'est son ministère, avec Bachelot à sa tête, qui ordonnait sa fermeture, au mépris des patients, privés de soins palliatifs ou obligés de faire des centaines de kilomètres pour se soigner.

La vraie inauguration de la réouverture de la radiothérapie, elle a déjà eu lieu, le 1er décembre, par la présence dans le hall de l'établissement de ceux qui ont lutté pendant des mois, qui ont multiplié les réunions publiques, les pétitions, les manifestations pour obliger l'ARS à trouver une solution par un partenariat avec le CHU de Limoges.

Ce sont eux qui ont agi pour la santé des creusois, c'est leur lutte qui a permis la réouverture du service.

Ils ont raison d'appeler à un rassemblement vendredi 23, à 12h, place Bonnyaud à Guéret pour, selon le collectif de Défense et de Développement des Services Publics, ne pas "se laisser voler la victoire par un ministre".