Guéret (Creuse)

Radiothérapie de Guéret : Il faut rappeler à Xavier Bertrand que c’est la lutte qui a payé.

Brève
22/12/2011

Vendredi 23 décembre, Xavier Bertrand viendrait à l'inauguration de la réouverture de la radiothérapie de Guéret pour se faire de la publicité, oubliant qu'en 2009, c'est son ministère, avec Bachelot à sa tête, qui ordonnait sa fermeture, au mépris des patients, privés de soins palliatifs ou obligés de faire des centaines de kilomètres pour se soigner.

La vraie inauguration de la réouverture de la radiothérapie, elle a déjà eu lieu, le 1er décembre, par la présence dans le hall de l'établissement de ceux qui ont lutté pendant des mois, qui ont multiplié les réunions publiques, les pétitions, les manifestations pour obliger l'ARS à trouver une solution par un partenariat avec le CHU de Limoges.

Ce sont eux qui ont agi pour la santé des creusois, c'est leur lutte qui a permis la réouverture du service.

Ils ont raison d'appeler à un rassemblement vendredi 23, à 12h, place Bonnyaud à Guéret pour, selon le collectif de Défense et de Développement des Services Publics, ne pas "se laisser voler la victoire par un ministre".

Limousin

Encore plusieurs centaines d’enseignants en moins à la rentrée prochaine

Brève
18/12/2011

Chatel, ministre de l'Education vient d'annoncer la répartition des 14 000 suppressions de postes d'enseignants dans l'Education Nationale pour la prochaine rentrée. Pour l'académie de Limoges, ce serait 131 postes en moins dans les écoles primaires et 147 dans les collèges et lycées.

Pourtant depuis plusieurs années, dans les écoles, beaucoup d'enseignants ne peuvent déjà plus se former, faute de remplaçants disponibles pour s'occuper des enfants pendant leur absence. Dans les collèges et lycées, dans certaines disciplines, il n'y a plus de remplaçants dès le 1er septembre et le rectorat s'en remet à Pôle Emploi pour trouver des vacataires et contractuels pour remplacer les congés maladie.

Ce n'est sûrement pas la baisse démographique qui explique le choix de ces suppressions, mais bien la volonté de faire des économies en sacrifiant l'éducation de la jeunesse.

Limoges (Haute Vienne)

Les enseignants dans la rue le 15 décembre

Brève
16/12/2011

8 à 900 enseignants, CPE, Conseillers d'orientation, assistants d'éducation ont manifesté leur opposition à la politique du gouvernement concernant l'éducation.

Il était notable que nombreux étaient, ceux qui regrettaient vivement le caractère corporatiste de cette journée et qui auraient préféré se joindre aux autres salariés du public et du privé, en grève deux jours avant.

Ils ajoutaient que la dégradation des conditions de travail et le développement de la précarité - dont fait partie la réforme de l'évaluation des enseignants- sont comme ailleurs les conséquences des plans d'austérité.

Limoges (Haute Vienne)

Manifestations et grèves le 13 décembre

Brève
14/12/2011

Lors de la journée d'action du 13 décembre, dans un certain nombre d'entreprises de la métallurgie de Limoges (Legrand, Texelis, Valeo), il y a eu des débrayages et environ une centaine de métallos se sont invités dan les locaux de l'UIMM pour réclamer des augmentations de salaires.

Des préavis de grève avaient été déposés également au CHU et à l'hôpital Esquirol. Les hospitaliers ont fourni une partie importante des 700 à 1000 manifestants qui ont parcouru les rues du Centre Ville de Limoges en fin de matinée.

Des militants syndicaux et des travailleurs, malgré l'appel tardif et timoré des confédérations, ont tenu à exprimer leur refus des deux plans d'austérité restés jusque là sans réaction syndicale. Ils ont eu raison, même s'il faut être conscient que de telles journées d'actions sont loin d'être suffisantes et que nous ne ferons pas l'économie de grèves d'ensemble puissantes et déterminées.

Limoges (Haute Vienne)

Les "Madrange" dans la rue

Brève
13/12/2011

Mardi 13 décembre, 200 travailleurs des usines de charcuterie industrielle Madrange de Limoges et Feytiat, en grève, ont manifesté dans les rues de la ville et se sont rassemblés devant la préfecture après avoir aussi interpellé le Conseil Régional.

Monique Piffault de Turenne - Lafayette qui a racheté Madrange, il y a 6 mois, a décidé de supprimer 137 postes de CDI et 102 postes d'intérimaires : tout le monde a compris qu'elle se fiche de fabriquer ou pas du jambon, seuls les dividendes à verser aux actionnaires du groupe l'intéressent !

Les travailleurs de Madrange ont déjà subi un premier plan social de la part de leur ancien employeur Madrangeas, qui , pendant des années, avait empoché des subventions publiques avant de revendre le groupe.

Chez Madrange, où les conditions de travail sur les lignes de fabrication sont dures, il manque déjà des bras. Le groupe Turenne - Lafayette a largement de quoi maintenir les emplois et les salaires de tous, CDI ou intérimaires. Les travailleurs de chez Madrange ont commençé à se défendre, ils ont droit à la solidarité de tous !