Saint Gobain: une banque à la place du cerveau !

Brève
21/03/2020

Le groupe Saint Gobain vient d'annoncer la réouverture de certaines de ses enseignes comme Point P et Cédéo pour lundi : ceux qui fournissent du matériel pour le BTP, où l'accès ne serait autorisé qu'aux seuls professionnels.

Saint Gobain, multinationale du  CAC 40 continue de faire tourner son millier d'usines de part le monde dont 141 en Europe en prétendant que toutes les mesures sanitaires y seraient respectées : qui le contrôle ?

Le groupe en France tente par tous les moyens de contourner les mesures de confinement pour continuer à vendre sa marchandise ! Déjà, la semaine dernière, après l'annonce de la fermeture obligatoire de tous les commerces non vitaux, les magasins Lapeyre sont restés ouverts jusqu'au mardi midi sous prétexte qu’un décret sorti lundi matin autorisait la vente de peinture et de verre !

Il a fallu la pression des militants syndicaux et des salariés, pour que les magasins ferment en totalité.

Les salariés de chez Lapeyre ont demandé l’arrêt de toute activité pendant la période de confinement et réclament que leur salaire net soit versé à 100%. Ils ont raison, le richissime groupe Saint Gobain , qui continue tranquillement à faire des affaires et va être entièrement compensé par l'Etat doit les payer intégralement !

France Confection -Limoges

Les champions du "made in France" licencient 85 travailleurs

Brève
19/03/2020

La fameuse doublure tricolore du veston "Montebourg" !

Mercredi 18 mars l'usine "France Confection" (et sa filiale "France pantalon") spécialisée dans le prêt à porter de luxe, placée en redressement judiciaire début janvier, vient d'être mise en liquidation : 85 travailleurs- en grande majorité des travailleuses- vont se retrouver au chômage.

France confection a notamment fabriqué des costumes haut de gamme pour la marque "Smuggler" promue par Arnaud Montebourg au nom du fameux "made in France" et auquel le patron avait offert un costume doublé ... du drapeau bleu blanc rouge !

Le groupe Molitor qui a racheté l'entreprise il y a deux ans est un groupe de courtage en assurance possédé par la famille Zeitoun. Ils possèdent d'autres entreprises de prêt à porter de grand luxe comme celle de Porto fabriquant les costumes Torcello, qui se vendent 5.000 euros pièce minimum !

Le directeur de l'entreprise de Limoges, dans la presse, faire porter la responsabilité des 85 licenciement aux gilets jaunes, aux grèves de la réforme des retraites et pour finir à la crise du coronavirus ! Il se garde bien de dire que pendant la durée du redressement judiciaire une partie des travailleuses étaient mises en chômage partiel tandis que sur une autre chaîne, il imposait des heures supplémentaires à celles qui exécutaient une commande pour Channel dont la valeur ajoutée était sans rapport avec leurs salaires.

Les responsables de la catastrophe qui s'abat sur les travailleuses de France Confection, ce sont bien les actionnaires et grands bourgeois du groupe Molitor !

Limoges

Plusieurs centaines dans les rues pour les droits des femmes

Brève
09/03/2020

Partis dimanche à 15h40 de la préfecture -heure symbolique à laquelle chaque jour les femmes travaillent sans être payées- plusieurs centaines de manifestantes et manifestants ont défilé pour protester contre les violences faites aux femmes et contre toutes les discriminations au travail et dans la vie.

Sur chaque place, la manifestation était ponctuée de chorégraphies sur des chansons dénonçant les inégalités et notamment l'énorme mensonge du gouvernement qui prétend que les femmes seraient "les grandes gagnantes" de sa réforme des retraites.

La candidate tête de la liste "Limoges métropole d'avenir" derrière laquelle se cache LREM a bien tenté de se mêler à la manif mais devant les réflexions qui dénonçaient vertement la politique de son mentor,  elle a rapidement disparu !

La manifestation s'est terminée devant le commissariat où une nouvelle chorégraphie a dénoncé les violences policières dont avaient été victimes la veille des manifestantes féministes à Paris.

Hôpitaux de Limoges

En colère, épuisé… mais prêt à continuer la lutte

Brève
14/02/2020

Vendredi 14 février 2020 une nouvelle journée d’action des hôpitaux était appelée par les syndicats et le collectif inter hôpitaux.

Environ 300 agents hospitaliers (soignants, médecins, techniques, administratifs…) et des usagers se sont rassemblés devant le CHU de Limoges à l’appel des syndicats et du collectif inter hôpitaux. Des hospitaliers de Saint Junien, du CH Esquirol, de Bellac étaient là aussi.

Plusieurs témoignages décrivent les conditions de travail : Au service de radiologie il manque 10 manipulateurs radio alors que comme l’explique une collègue du service « les jeunes qui sont embauchés n’ont que des contrats précaires donc ils partent dans le privé où ils ont 200 à 300 € en plus sur la fiche de paye » Les brancardiers doivent souvent « brancarder 30 à 40 patients par jour alors que le maximum devrait être de 24 » ! En néphrologie un médecin quitte le service ce jour « c’est un vrai problème » témoigne une soignante.

Une infirmière du CH Esquirol explique qu’une infirmière d’un service de psychiatrie d Thouars est décédée suite à des coups de couteaux donnés par un patient « même si on n’a pas encore beaucoup d’information, il est certain que le manque de personnel nous met en danger au quotidien »

Pour les services techniques ce n’est pas mieux, un agent explique « il y a de plus en plus d’entreprises privées qui interviennent, mais le coût est quasi le double, il faut aussi des effectifs supplémentaires dans les services techniques »

Et tout le monde s'est retrouvé dans le hall pour interpréter une chanson écrite par des médecins sur ce qu’est devenu l’hôpital sur l’air de « toute la musique que j’aime » !

Limousin

Inclusion des élèves handicapés : le rectorat a tort de se féliciter

Brève
12/02/2020

Banderole déposée devant le rectorat lors d'une action des AESH

Le 11 février, le rectorat de Limoges a invité la presse pour faire le point sur l’accueil des élèves handicapés à l’école. S’il est vrai que leur nombre a beaucoup augmenté, que les équipes éducatives des établissements scolaires font tout ce qu'elles peuvent pour que tout se passe au mieux, on est encore loin du compte.

Les AESH (accompagnants d’élèves en situation de handicap) qui aident les élèves en classe sont toujours maintenus dans une grande précarité par des contrats sous-payés et à temps partiel imposé.

Et comme il n’est pas question d’embaucher à hauteur des besoins, le rectorat réorganise leur mission pour « rentabiliser » leurs contrats au maximum en leur demandant maintenant de s’occuper de plusieurs élèves dans une même classe.

Non, il n’est pas possible d’éduquer correctement tous les élèves, handicapés ou non, en cherchant à faire des économies à tout va.