CHU de Limoges

Activation du "plan blanc" pour cause de pénurie de lits

Brève
06/10/2022

Manifestation dans le quartier des hôpitaux en juin 2020

Depuis ce mercredi 5 octobre, la direction du CHU a activé le plan de crise dit "plan Blanc" qui permet, entre autres mesures, de déprogrammer des hospitalisations et des interventions dans les différents services de l'hôpital. Il avait été activé pour la dernière fois en juin en prévision d'un afflux de patients pendant l'été !

Comme le dit lui même le directeur-adjoint du CHU, il n'y a pas en ce moment de situation sanitaire "particulière" avec afflux de patients . Mais voilà, en raison du manque de lits disponibles, non seulement au CHU, mais dans tous les hôpitaux du territoire, les urgences sont engorgées par le nombre de patients qui ne peuvent être hospitalisés ! Déjà les 30 et 31 aout, un patient âgé a du passer 27h sur un brancard dans les couloirs des urgences avant qu'on lui trouve un lit !

Le sous-directeur se veut rassurant , les déprogrammations décidées ne seraient pas dangereuses pour les patients, ce serait juste... "de l'inconfort" ! Et d'attribuer les importantes fermetures de lits au départ du personnel qui n'aurait pas supporté la pression durant la pandémie !

La vérité, c'est que les suppressions de postes et les fermetures massives des lits hospitaliers sur tout le pays ont commencé bien avant la pandémie : 4900 en 2017, 4200 en 2018, 3100 en 2019, 5700 en 2020, 4300 en 2021. Le gouvernement se sert de tous les prétextes pour continuer cette politique d'économies qui impose des conditions insupportables au personnel et met en danger la vie des patients.

Camaieu

Licenciements pour les uns, fortune en hausse pour quelques-uns !

Brève
03/10/2022

Le magasin de la rue du Clocher à Limoges maintenant fermé

Depuis ce samedi 1er octobre, l'ensemble des magasins Camaieu du pays sont fermés, laissant sur le carreau 2600 travailleuses et travailleurs. Sur le Limousin, ce sont 21 salariés de 6 magasins dont 3 à Limoges qui se retrouvent sans emploi et auprès desquels les clients ont tenus nombreux à marquer leur solidarité.

Le propriétaire du groupe, présent dans l'immobilier et l'hôtellerie de luxe, a organisé la faillite de Camaïeu en ne payant plus les loyers, parfois les fournisseurs. Pour des bourgeois comme Ohayon, 104ème fortune française avec 1,1 milliard d'euros, la vie de milliers de travailleurs ne compte pour rien.Jusqu'à la révolte !

Isle (Haute Vienne)

Chez Mongin, une semaine de grève pour les salaires.

Brève
06/07/2022

Piquet de grève chez Mongin

Depuis mercredi 29 juin , 15 des 26 ouvriers de la production (sur 40 salariés) de l'entreprise Mongin (outils coupants pour l'industrie) située au Mas des Landes à Isle, étaient en grève  pour des augmentations de salaires. Soutenus par la CGT locale, lundi 4 juillet, ils avaient décidé de "bloquer" l'entrée aux véhicules obligeant cadres, non-grévistes etc... à rentrer à pied dans l'entreprise.

  Ce qui les a mis en colère c'est que les patrons, demandant des efforts supplémentaires, avaient fait de vagues promesses puis sont revenus en arrière car" l'entreprise serait dans la difficulté"....malgré un bon chiffre d'affaire. Quant aux bénéfices, c'est top secret et les travailleurs n'ont pas de chiffres... "La loi devrait obliger à le savoir" dit l'un d'entre eux.Les salaires oscillent de 1300 à l'embauche à 1700€ pour les plus anciens.

 Mardi 5 juillet,le patron acceptait de discuter et proposait 70€ d'augmentation nette par mois pour tous et une augmentation de la prise en charge des tickets restaurant. Loin bien-sûr de ce que réclamaient les grévistes : + 200€ pour tous et la garantie d'une augmentation annuelle d' au moins 2%.  D'ailleurs sur le piquet de grève, certains grévistes remarquaient, à juste titre, qu'il leur faudrait en réalité + 100€ pour le plein chaque semaine donc 400€ par mois , que 2% par an, c' est loin de suffire vu l'inflation et que les salaires devraient suivre l'augmentation des prix.

 Fiers de leur mouvement, dans cette entreprise qui n'avait -paraît-il- jamais connu de grève en 200 ans d'existence, les 15 grévistes ont finalement décidé de reprendre le travail, conscients que sans leurs 6 jours de grève , le patron n'aurait rien donné du tout !

Limoges

Stationnement : la mairie rackette la population !

Brève
01/07/2022

Depuis le 1er juillet, la municipalité a étendu les zones de stationnement payant et augmenté le tarif des zones déjà payantes. 1400 places de quartiers éloignés du centre ville où réside une population très modeste voire très pauvre, la cité des Coutures ou le quartier Carnot-Marceau par exemple sont devenues payantes à 1,30€ de l'heure ou 16€ par mois pour les habitants ne possédant pas de garage. Dans les autres zones, déjà payantes, 1000 places voient leur tarif passer de 1,50€ à 1,80€ de l'heure, 250 de 1€ à 1,80€ et 4250 places de 1€ à 1,30€.

Selon l'adjoint au maire chargé de la voierie, l'extension de la zone payante viserait à  "dissuader les voitures ventouses" qui prendraient les places des habitants du quartier ! Il s'agit en fait d'un racket en bonne et due forme des habitants de ces quartiers souvent obligés d'avoir un véhicule pour aller travailler mais n'ayant pas les moyens d'avoir un garage et sûrement pas celui de payer pour se garer devant leur immeuble !

Cela va aussi pénaliser les salariés du commerce, de la restauration, les travailleurs de l'aide à domicile etc... qui viennent travailler au centre ville et qui devront choisir entre aller se garer encore plus loin de leur lieu de travail ou payer et encore payer !

Limousin

"L'or gris" et la grande misère de l'aide à domicile

Brève
27/06/2022

Dans la région limousin, où la proportion de personnes âgées est très importante, les besoins en aides à domicile sont croissants. Les conditions de travail des travailleuses et travailleurs à domicile sont devenues intenables, notamment depuis la crise sanitaire. Les salaires tournent autour du SMIC et à l'exception des associations qui privilégient un peu plus les temps complets, les entreprises lucratives d'aide à domicile multiplient les contrats courts et les temps partiels.

Il y a un total manque de contrôle des aides publiques attribuées à ces entreprises lucratives qui augmentent sans cesse les réductions du temps d'intervention au domicile et accordent des défraiements dérisoires voire inexistants pour les travailleurs. Comment peut-on demander à une intervenante de réaliser le lever, la toilette, l'habillage et le petit-déjeuner d'une personne dépendante en 20 ou 30 minutes ?

Les salariés, souvent des femmes, à temps partiel imposés, courent les petits contrats à droite à gauche et les CDD dans plusieurs structures, tandis que les retraités dépendants, qui doivent de plus en plus payer pour vivre les aides accordées ne suffisant pas, réduisent d'eux - même les heures de prestations.

L'état se désolidarise totalement de l'accompagnement de la fin de vie, en demandant sacrifice sur sacrifice aux aides à domicile et aux associations qui en dépendent, quand dans le même temps des groupes cotés en bourse font du profit sur la vie de femmes et d'hommes avec de l'argent public.