Limoges

Contre toutes les violences policières

Brève
03/06/2020

En écho aux puissantes manifestations contre l'assassinat de Georges Floyd aux USA et à la manifestation de Paris réclamant justice pour Adama Traoré, décédé lors d'une arrestation musclée il y a 4 ans, un rassemblement a eu lieu mardi 3 juin à Limoges. Appelé l'après midi même uniquement par les réseaux sociaux, il a regroupé près de 300 personnes à 18h, Place d'Aisne.

Ici aussi, la police est gangrénée par le racisme, ici aussi lorsqu'on habite un quartier pauvre et qu'on a la peau foncé on a peur de la police, ici aussi les policiers coupables d'exactions, s'ils agissent moins impunément qu'aux USA, sont traités avec beaucoup de complaisance par la justice, que ce soit lors de la répression dans les banlieues ou contre les Gilets Jaunes.

Partout l'appareil policier a le même visage , celui d'un instrument du "maintien de l'ordre", qui est en réalité l'ordre de ceux qui possèdent les richesses, l'ordre capitaliste !

Limoges

« On bosse ici, on vit ici, on reste ici ! »

Brève
31/05/2020

Le rassemblement devant la préfecture

Ce samedi après-midi 30 mai, près de 200 personnes se sont rassemblées devant la préfecture de Limoges à l’appel des associations de défense des sans-papiers dans le cadre de la « journée des solidarités ».

Par son témoignage, une femme sans-papier, d’origine algérienne a bien exprimé le parcours du combattant que vivent ceux qui demandent une régularisation alors qu’ils vivent ici depuis des années, que leurs enfants sont nés ici, vont à l’école.

Elle a souligné l’aide vitale des associations qui « permettent de tenir » mais le ras le bol et la fatigue face aux démarches qui n’en finissent pas, à la nécessité de fournir toujours un nouveau papier, une nouvelle preuve, alors que ce que tous veulent est simple, "avoir le droit de travailler et de vivre comme tout le monde ».

Cette manifestation réussie a permis de réaffirmer haut et fort que la régularisation de tous les sans-papiers à l'échelle du pays est une mesure de simple justice qu'il faut imposer.

Limoges

Un toit et des papiers pour tous

Brève
29/05/2020

Comme pour tous les travailleurs, il n’y aura évidemment pas de « jours meilleurs » dans le « monde d’après » pour les dizaines de sans-papiers toujours en situation très précaires au squat installé il y a maintenant un an, avenue de la révolution à Limoges.

Ils ont saisi l’occasion de cet « anniversaire » pour organiser une action symbolique en se présentant nombreux devant la préfecture pour offrir des masques qu’ils avaient confectionnés. Sur leurs banderoles, on pouvait lire « On existe, on travaille, on mérite des papiers » ou « Déconfinement des sans-papiers = titre de séjour ».

Avec le collectif Chabatz d’entrar, ils se joindront à la marche des solidarités, samedi 30 mai avec un nouveau rassemblement à 15h devant la préfecture pour la régularisation de tous les sans-papiers.

Lutte ouvrière s’y associe.
Avec ou sans-papiers, nous sommes tous les frères d’exploitation.

Collèges de Haute Vienne

La saga des masques continue…

Brève
19/05/2020

Pour la reprise des collégiens lundi 18 mai, tout semblait prêt. Après des semaines de « les vois-tu venir ? », pour l’école, c’était promis : deux masques par jour pour chaque personnel présent et un stock de plus pour les élèves qui n’en auraient pas.

Seulement à l’arrivée, c’est encore une fois plein de ratés.

Dans plusieurs collèges, comme Renoir, Calmette, Limosin, Corot… les masques reçus ont été visiblement déconditionnés et reconditionnés.
Les notices présentes indiquent qu’il faut « pincer la barrette nasale » alors que les masques n’en ont pas…

Et le compte n’y est pas pour tous. Il faut dire que certains ont eu le matériel par une dotation du département, tandis que d’autres ont dû les payer sur le budget de l’établissement.

Quand beaucoup parlaient de reprise précipitée, on voit où ça mène...

Collèges de Haute Vienne

Plutôt une communication d’ouverture qu’une vraie ouverture…

Brève
19/05/2020

Depuis ce lundi, les collèges sont ouverts pour les élèves de 6ème et 5ème. Les reportages de la télé, des journaux nous montrent ces enfants joyeux d’être de retour à l’école, très sages devant les obligations sanitaires qu’ils suivent scrupuleusement.

Tout semble très bien organisé pour assurer la sécurité sanitaire imposée par le protocole du ministère de l’Éducation nationale. Et chacun peut se réjouir qu’il y ait, pour une fois dans certains établissements, du savon et du papier absorbant dans tous les sanitaires.

Quand on y regarde de plus près, on voit que ça marche… avec quelques dizaines de collégiens présents sur les centaines normalement accueillis. Et ce serait bien plus difficile, voire impossible avec plus, d’abord parce qu’il n’est pas question d’embaucher du personnel supplémentaire ni pour la surveillance des parties communes des établissements, ni pour le nettoyage et la désinfection indispensables, ni pour les services de restauration.

Alors on peut vraiment douter que la préoccupation du ministre Blanquer soit de lutter contre le décrochage des élèves les plus fragiles. Il est certainement plus zélé à donner une image de normalité et des possibilités de garde pour que « l’économie reparte ».