ARS Nouvelle Aquitaine

La voix de son maître

Brève
17/11/2020

Mouvement au CHU en... février 2014 !

Dimanche dernier lors de l'émission dimanche en politique sur France 3 régionale, un débat a eu lieu sur la situation des hôpitaux de la région. Une militante syndicale du CHU de Limoges y est intervenue et a dénoncé la situation des hôpitaux avant le Covid avec notamment les ravages dus à l'application de la "rentabilité" à l'hôpital avec l'application de la T2A, les fermetures de lits, d'hôpitaux de proximité, la baisse des effectifs soignants. Ce sont en effet les attaques et les économies sur la santé durant les décennies qui ont précédé qui ont fait de cette épidémie une catastrophe sanitaire. Elle a aussi remis les pendules à l'heure en ce qui concerne le fameux "Ségur" : les hôpitaux n'ont pas été "réarmés" et les augmentations de salaires loin du compte. A cela, le directeur de l'ARS Nouvelle Aquitaine n'a fait que répondre des platitudes "bien-sûr on peut toujours mieux faire " et il s'est défaussé en parlant des nécessités de la situation économique...

Limousin

Protocole sanitaire : les personnels des collèges disent « ca suffit » !

Brève
11/11/2020

Mercredi 10 novembre, c’était jour de grève dans l’Education nationale. C’est dans les collèges que l’on a compté le plus de grévistes parmi les enseignants, AESH et vie scolaire, parfois 90 % comme à Renoir, Isle ou Lubersac. Le collège d’Uzerche a même fermé, 90 % des agents étant eux aussi en grève.

Tous ceux qui s’étaient rassemblés devant le rectorat faisaient le même constat : on ne peut pas continuer à faire cours dans des classes surchargées, à voir les élèves entassés sans distanciation au moment d’aller au self ou dans les couloirs. Les agents ne peuvent pas continuer à faire chacun le double de travail sans que cela soit suffisant pour que tous les locaux soient nettoyés autant qu’il faudrait.
Oui, il faut que les écoles, collèges et lycées restent ouverts et ce serait tout à fait possible. Ce ne sont pas les idées qui manquent pour voir comment on pourrait réorganiser les établissements.

Le seul frein est l’incurie du ministre Blanquer et surtout son refus d’embaucher massivement pour assurer les dédoublements des classes et le nettoyage des locaux.

Mais les personnels de l’Education ne sont pas disposés à le laisser sacrifier l’éducation des jeunes.

Limoges

Les lycéens dans la rue

Brève
08/11/2020

Devant le lycée Léonard Limosin

Après les lycéens de Saint Léonard de Noblat, mardi 3 novembre, les lycéens de Limoges ont manifesté vendredi 6 novembre : à Gay Lussac, Léonard Limosin, Valadon, Dautry, Renoir ils ont bloqué l'accès aux cours puis manifesté à plus de 600 dans les rues de la ville.

Visiblement les dernières annonces de Blanquer ne les ont pas convaincus.
Ils ont dénoncé les classes bondées, l'entassement dans les couloirs, les cantines surpeuplés et réclament une protection plus importante avec de vraies mesures sanitaires ! Leurs revendications rejoignent celles du personnel d'entretien qui se dit en nombre insuffisant pour effectuer une désinfection correcte des locaux. Blanquer fait des discours mais aucune embauche supplémentaire n'est prévue.

Alors oui, personnels enseignants ou d'entretien et élèves ont toutes les raisons de se mobiliser le mardi 10 novembre !

Cooperl Madranges

Méthode de cochon

Brève
22/10/2020

Les travailleurs de Madranges dans une manifestation

Le groupe Cooperl, le numéro 1 du porc en France, propriétaire des usines Madranges à Limoges, vient de brandir la menace d’un « plan de restructuration dur, avec des baisses de salaires et des fermetures d'usines ». Un chantage parce que ce groupe a été condamné à une lourde amende de 35 millions d’euros pour entente sur les prix. Cooperl a largement de quoi payer l’amende avec 350 millions de fonds propres et un bénéfice de 29 millions d’euros rien que pour 2019. Mais comme il refuse de payer l’amende, il prend ses 7200 salariés en otages.

Centre Hospitalier Esquirol Limoges

« Les oubliés du Ségur » se font entendre et ils ont raison

Brève
20/10/2020

Mardi 13 octobre les personnels de la MAS (maison d’accueil spécialisée pour adultes handicapés dépendants) Saint Exupéry qui dépend du centre hospitalier Esquirol de Limoges ont débrayé et se sont rassemblés à une cinquantaine devant la MAS pour dire qu’ils n’acceptent pas les accords du Ségur de la santé qui les privent du droit à l’augmentation de 187 € par mois.

Ceci parce que ces établissements sont classés dans « le secteur médico- social » et non dans « le secteur sanitaire ». La Fédération Hospitalière de France est d'ailleurs en désaccord avec cette décision !
Les services de l'hôpital qui font de la rééducation et de la réinsertion, le Centre Bobillot, l'UEROS, les appartements thérapeutiques... sont logés à la même enseigne. Les IME (instituts médico-éducatifs) dépendants de la fonction publique hospitalière, ont le même problème. Des contacts ont été pris avec certains, ainsi qu’avec au moins une autre MAS du département.

A la MAS Saint Exupéry le travail est difficile, c’est le service de l’hôpital où il y a le plus de violence, qui est en très forte augmentation cette année ! Il y a une vingtaine d’année la MAS a ouvert avec des infirmiers, des aides soignants, des agents d’Esquirol qui avaient le même salaire que les autres collègues de l’hôpital, et aujourd’hui, la direction d' Esquirol est bien toujours l'employeur des 80 travailleurs de la MAS, ce qui a fait dire à des collègues « on demande notre mutation dans un autre service du sanitaire pour avoir notre augmentation  ! »

Le ministère tente de nous diviser, mais dans ces services, les aides-soignantes, les AMP, les ASH, les infirmières, nous faisons le même métier que tous les collègues de l’hôpital. Il n’y a donc aucune raison que tout le monde n'y ait pas droit !