CHU Limoges

Les urgences toujours au front !

Brève
03/01/2022

Une manifestation récente au CHU

Après une longue journée dans son service et avant d'aller faire sa garde aux urgences, la nuit du réveillon, un médecin de l'hôpital interviewé sur FR3, a déclaré "Quand on manque de places, on entasse aux urgences, c'est pas terrible" "Mais ça a toujours été le cas, pas besoin du Covid, le Covid a juste aggravé les choses", a rajouté le collègue.

Cela fait des décennies que nos moyens sont dramatiquement insuffisants dans tous les services Et qu'a fait le gouvernement depuis deux ans de pandémie, il a continué à supprimer des lits : 5700 en 2020 et on se doute que le bilan ne sera pas meilleur pour 2021 !

Corrèze

Manifestation des personnels de pédopsychiatrie

Brève
19/12/2021

L'Hôpital de pédopsychiatrie Bel-Air à Brive

Mercredi 15 décembre 2021, ils ont manifesté à Tulle et à Brive pour dénoncer leurs conditions de travail. Comme dans tous les hôpitaux il y a un manque criant de personnel, des intérimaires sont recrutés à la semaine, mais ce n’est pas la solution.

Une infirmière explique « on ne voit pas le bout du tunnel, on manque de psychologues, d’orthophonistes, de médecin ». Une autre « même un renouvellement d’ordonnance devient un problème ». Les prises en charge sont impossible à assurer correctement. Pour tout le département il y a 60 agents pour 1 200 patients dont 650 nouveaux chaque année.

Embaucher du personnel est urgent et vital dans tous les services de santé.

Limoges

Un toit pour les migrants !

Brève
10/12/2021

Jeudi 9 décembre à 18h, plusieurs centaines de manifestants se sont rassemblés devant la préfecture de Limoges à l'appel de l'association de défense des migrants "Chabatz d'entrar" qui a monté symboliquement des tentes devant le bâtiment préfectoral. Après leur expulsion musclée en Juillet d'un lieu où ils étaient installés depuis 2 ans, pendant tout l'été une centaine de migrants dont une cinquantaine de mineurs ont été hébergés ici ou là par de généreux particuliers.

Avec l'arrivée de l'hiver, Ils étaient sur le point de s'installer de façon plus pérenne dans un local désaffecté depuis des années et remis en état. Une société de gardiennage les a délogé et a soudé les accès du local . Le 115 est régulièrement saturé et malgré les hébergements "militants" proposés par des sympathisants de "Chabatz d'entrar", certains se retrouvent encore une fois à la rue par une température glaciale.

Après la première expulsion, la préfecture avait régularisé 30 personnes, elle a proposé aux autres ....le retour dans leur pays d'origine et elle n'en démord pas. Les manifestants et "Chabbatz d'entrar " ont demandé à la préfecture l'ouverture d'un centre d'hébergement de 200 places, pour que personne ne soit à la rue.

Pour les travailleurs et les pauvres qui fuient la guerre ou la misère les libertés de circulation et d'installation doivent être un droit fondamental. A commencer par le droit d'avoir un logement digne de ce nom.

Le refus du préfet de leur procurer un toit est ignoble. Une manifestation est de nouveau prévue dans le cadre de la journée internationale des migrations samedi 18 décembre.

Hôpital de Brive la Gaillarde (19)

Triste cinéma

Brève
06/12/2021

L'hôpital de Brive est en plan blanc niveau 2 depuis le 20 novembre : les personnels de toutes  catégories sont surbookés, avec suppression de congés, rappel sur les repos et les congés etc... La direction en a rajouté en engageant deux comédiens pour "tester l'accueil" dans six services en jouant les patients, soit- disant en vue de la certification 2020 !

L'un d'eux a tellement bien joué son rôle qu'il a accaparé non seulement une administrative chargée de l'accueillir mais aussi des infirmiers et un médecin accourus pour protéger la secrétaire qui semblait avoir affaire à un dangereux psychopathe ! "Police secours" a même été appelé pour savoir si des patients désorientés n'étaient pas recherchés !

Il paraît que cette méthode "d'évaluation de la qualité" est courante dans beaucoup d'entreprises ce qui est inacceptable ! Mais faire perdre du temps avec des "patients mystère" au personnel hospitalier épuisé, en sous-effectif et qui peine à faire le plus urgent est d'un mépris révoltant !

La direction avait prévu de remettre çà en février, mais le personnel de Brive et les syndicats s'y opposent et ils ont bien raison !

Hôpital de Saint-Junien (Haute Vienne)

Maternité : faute de moyens on ferme boutique !

Brève
10/11/2021

Faute de personnel médical, l'hôpital de Saint Junien a du fermer sa maternité jusqu'au 15 novembre : pour faire suivre leur grossesse, pour accoucher , pour une consultation d'urgence, pour un IVG, les patientes devront se débrouiller pour se rendre au CHU de Limoges ou... demander conseil au 15 !

Le manque de médecin-obstétricien dans cet hôpital sévit depuis longtemps avec tout ce que cela veut dire de dégradation des conditions de travail et des prises en charge... et sans que l'ARS ne lève le petit doigt. Et aujourd'hui on en est arrivé carrément à l'impossibilité totale d'accueillir les patientes, mettant en danger les futures mamans et les nouveaux nés !

Pour justifier la situation dans les hôpitaux, le gouvernement a beau jeu d'invoquer la pandémie ! Mais ce qui se passe à Saint Junien comme la récente mobilisation des sage-femmes, démontre que ce qui est en cause c'est la politique hospitalière menée depuis des années. Une politique d'économies drastiques que ce gouvernement a encore aggravé en maintenant tous les quotas et numerus clausus de soignants, en continuant à fermer des services et des lits, pendant qu'il arrose le grand patronat à coup de milliards !