Limousin

Les demandes de RSA explosent !

Brève
12/10/2020

Dans tous les départements les demandes de RSA ont beaucoup augmenté depuis le début de l’année. Rien d’étonnant avec tous les plans de licenciements qui se succèdent, l’arrêt des missions des intérimaires, des contrats des CDD….

Sur le Limousin il y a une augmentation des demandes de 2,6 % en Creuse, 5,5 % en Haute-Vienne, et 12,85 % en Corrèze.

Pour le monde du travail la misère et la précarité explosent, alors que pour les actionnaires les dividendes distribués sont passés de 14,3 milliards en 2017 à 23,2 milliards en 2018 !

Université de La Rochelle (Charente-Maritime)

Étudiants privés de restaurant

Brève
09/10/2020

L’université de La Rochelle comptait quatre restaurants universitaires : un dans chaque faculté (sciences, lettres et droit-gestion), et un à l’IUT. Mais le restaurant de l’IUT est maintenant réservé aux enseignants (plus de tarif étudiant) et celui de la faculté de sciences a fermé définitivement en 2018. De ce fait, les étudiants se reportent sur les deux restaurants restants (droit et lettres), occasionnant des queues démesurées. Le problème est aggravé par les nouveaux horaires de cours liés à la pandémie : les étudiants arrivent nombreux peu avant la fermeture et beaucoup doivent renoncer à manger faute de place pour tous.

Les autorités se vantent d’avoir mis en place à la rentrée un tarif à 1 € pour les boursiers (au lieu de 3,30 €), mais beaucoup d’étudiants boursiers non seulement ne peuvent pas en profiter mais doivent se reporter sur des sandwicheries beaucoup plus chères que le « resto U »… ou rater des cours.

Les effets d’annonce sans moyen ne coûtent pas cher au gouvernement, qui se moque éperdument de la réalité vécue par les étudiants pauvres, qui sont nombreux aussi à faire la queue aux distributions de colis alimentaires par des associations comme l’Afev ou les Restos du cœur.

SNCF

10h pour faire Limoges-Paris !

Brève
07/10/2020

 Les 600 voyageurs partis en train de Limoges dimanche soir à 20h02 ne se doutaient pas qu’ils arriveraient à Paris … lundi matin à 5h50 ! Un peu après Vierzon, une panne de la locomotive a été provoquée par un incident de pantographe (la pièce qui établit le contact électrique avec la caténaire au-dessus de la locomotive) La réparation n’étant pas possible, les voyageurs ont été transbordés dans un autre train puis ramenés à Vierzon… d’où ils sont repartis à 4 heures pour finir leur voyage au petit matin.

Mais pourquoi, avec des moyens de communication de plus en plus rapides, les incidents entraînent-ils des retards de plus en plus longs ? Manque de matériel, vétusté, manque de personnel… il faut des heures pour pallier à une simple panne. Il n’y a pas si longtemps, des conducteurs « de réserve » étaient en service 24h/24 pour pouvoir partir dès l’alerte donnée. Présents dans les locaux de travail, ou disponibles chez eux, des agents de tous services étaient d’astreinte pour aller dépanner, manœuvrer trains et locomotives. . Il y avait des cheminots à toute heure dans beaucoup plus de gares, prêts à accueillir les voyageurs en détresse, veiller à leur sécurité, leur servir un encas.

Pour faire des économies, la plupart de ces mesures de précaution ont été supprimées. Même chose du côté matériel, trouver une locomotive disponible tient de l’exploit. Comme dans toute la société, on travaille à « flux tendu », sans réserve matérielle et humaine. Les gouvernements font de plus en plus d’économies dans tous les services publics, pour réserver l’argent disponible aux patrons des grosses entreprises privées. On l’a vu cette année, c’est encore plus dramatique dans la santé. Mais ça affecte aussi les transports, la poste, l’école, et tous les services utiles à la population.

Limousin

Les travailleurs des laboratoires se sont fait entendre et c’est tant mieux !

Brève
22/09/2020

Jeudi 17 et vendredi 18 septembre 2020 le personnel des laboratoires Astralab était en grève en Haute-Vienne, Creuse, Corrèze, et en Charente, pour demander plus de personnel, des augmentations de salaires et des primes pour chaque prélèvement.

A Ussel les 30 salariés sont en grève pour dénoncer le manque criant de secrétaires, des conditions de travail dégradées surtout avec l’augmentation de l’activité avec la Covid19, et des salaires au rabais. Une déléguée du personnel explique « avant nous avions 9 à 10 secrétaires maintenant seulement 6 à 7 ! Il y avait 380 à 420 dossiers par jour, maintenant 450 à 500, ce n’est plus possible... ». Les mêmes problèmes se retrouvent sur tous les sites.

Une prime de 1000 € a été obtenue. Sur le site du Pont Neuf à Limoges, il va y avoir 4 embauches (3 secrétaires et un technicien de laboratoire).La prime de 1,25 € par prélèvement PCR sera étendue  aux 17 sites Astralab.

Le gouvernement se vante de cette campagne de dépistage, mais rien n' a été prévu : pas de matériel suffisant, et surtout aucune embauche pour faire face à l’augmentation de l’activité.

Alinéa -Limoges

49 travailleurs "sauvés" à Family Village mais 1000 emplois supprimés nationalement !

Brève
20/09/2020

On comprend le soulagement des 49 travailleurs du site limougeaud d'Alinéa à Family village qui fait partie des neufs magasins dont le tribunal de commerce de Marseille a autorisé la reprise par Alexis Mulliez .

Dans l'immédiat, en tous cas, ils ne feront pas partie de la charrette de suppressions d'emplois qui sera la conséquence de la fermeture d'au moins 17 magasins sur 26 ! Mais les intérimaires, embauchés pour faire face a l'augmentation d'activité qui a suivi le déconfinement, eux, ont été jetés comme des kleenex quelques semaines après !

Au printemps dernier, la richissime famille Mulliez a organisé elle-même la faillite de sa filiale Alinéa, effaçant ainsi 70 millions de dettes au détriment des fournisseurs. En mai dernier, prétendument pour sauver l'économie et l'emploi, le gouvernement a pris une disposition autorisant un patron à reprendre sa propre entreprise après un dépôt de bilan .

Et le tour est joué : en fait de sauvetage d'emploi plus de mille travailleurs se retrouvent sur le carreau mais la famille Mulliez n'a pas perdu un sou !