Limoges

Plusieurs centaines dans les rues pour les droits des femmes

Brève
09/03/2020

Partis dimanche à 15h40 de la préfecture -heure symbolique à laquelle chaque jour les femmes travaillent sans être payées- plusieurs centaines de manifestantes et manifestants ont défilé pour protester contre les violences faites aux femmes et contre toutes les discriminations au travail et dans la vie.

Sur chaque place, la manifestation était ponctuée de chorégraphies sur des chansons dénonçant les inégalités et notamment l'énorme mensonge du gouvernement qui prétend que les femmes seraient "les grandes gagnantes" de sa réforme des retraites.

La candidate tête de la liste "Limoges métropole d'avenir" derrière laquelle se cache LREM a bien tenté de se mêler à la manif mais devant les réflexions qui dénonçaient vertement la politique de son mentor,  elle a rapidement disparu !

La manifestation s'est terminée devant le commissariat où une nouvelle chorégraphie a dénoncé les violences policières dont avaient été victimes la veille des manifestantes féministes à Paris.

Hôpitaux de Limoges

En colère, épuisé… mais prêt à continuer la lutte

Brève
14/02/2020

Vendredi 14 février 2020 une nouvelle journée d’action des hôpitaux était appelée par les syndicats et le collectif inter hôpitaux.

Environ 300 agents hospitaliers (soignants, médecins, techniques, administratifs…) et des usagers se sont rassemblés devant le CHU de Limoges à l’appel des syndicats et du collectif inter hôpitaux. Des hospitaliers de Saint Junien, du CH Esquirol, de Bellac étaient là aussi.

Plusieurs témoignages décrivent les conditions de travail : Au service de radiologie il manque 10 manipulateurs radio alors que comme l’explique une collègue du service « les jeunes qui sont embauchés n’ont que des contrats précaires donc ils partent dans le privé où ils ont 200 à 300 € en plus sur la fiche de paye » Les brancardiers doivent souvent « brancarder 30 à 40 patients par jour alors que le maximum devrait être de 24 » ! En néphrologie un médecin quitte le service ce jour « c’est un vrai problème » témoigne une soignante.

Une infirmière du CH Esquirol explique qu’une infirmière d’un service de psychiatrie d Thouars est décédée suite à des coups de couteaux donnés par un patient « même si on n’a pas encore beaucoup d’information, il est certain que le manque de personnel nous met en danger au quotidien »

Pour les services techniques ce n’est pas mieux, un agent explique « il y a de plus en plus d’entreprises privées qui interviennent, mais le coût est quasi le double, il faut aussi des effectifs supplémentaires dans les services techniques »

Et tout le monde s'est retrouvé dans le hall pour interpréter une chanson écrite par des médecins sur ce qu’est devenu l’hôpital sur l’air de « toute la musique que j’aime » !

Limousin

Inclusion des élèves handicapés : le rectorat a tort de se féliciter

Brève
12/02/2020

Banderole déposée devant le rectorat lors d'une action des AESH

Le 11 février, le rectorat de Limoges a invité la presse pour faire le point sur l’accueil des élèves handicapés à l’école. S’il est vrai que leur nombre a beaucoup augmenté, que les équipes éducatives des établissements scolaires font tout ce qu'elles peuvent pour que tout se passe au mieux, on est encore loin du compte.

Les AESH (accompagnants d’élèves en situation de handicap) qui aident les élèves en classe sont toujours maintenus dans une grande précarité par des contrats sous-payés et à temps partiel imposé.

Et comme il n’est pas question d’embaucher à hauteur des besoins, le rectorat réorganise leur mission pour « rentabiliser » leurs contrats au maximum en leur demandant maintenant de s’occuper de plusieurs élèves dans une même classe.

Non, il n’est pas possible d’éduquer correctement tous les élèves, handicapés ou non, en cherchant à faire des économies à tout va.

A Limoges, Elisabeth Faucon tête de liste Lutte Ouvrière

" La voix des travailleurs qui relèvent la tête"

Brève
11/02/2020

Une liste Lutte ouvrière-Faire entendre le camp des travailleurs sera présente sur Limoges à l'élection municipale des 15 mars et 22 mars 2020.

Elle est conduite par Elisabeth Faucon enseignante de mathématiques en lycée professionnel. Elisabeth Faucon, porte parole régionale de Lutte Ouvrière a déjà conduit une liste Lutte Ouvrière à Limoges aux municipales précédentes de 2014.

Des travailleuses et de travailleurs, avec ou sans emploi, en activité ou retraités, vont permettre à cette liste d’exister, et ce sera pour le monde du travail une possibilité de faire entendre sa voix.

Les candidates et candidats composant la liste Lutte ouvrière veulent être, au sein des conseils municipaux, la voix des travailleurs qui relèvent la tête. Au-delà, face aux tenants d’un système capitaliste qui entraîne tout le monde droit dans le mur, les listes Lutte ouvrière affirmeront que seul le camp des travailleurs peut s’opposer, collectivement, à la dictature du grand capital.

La Souterraine (Creuse)

Une décision de justice en faveur des Ex-GM&S mais les 2/3 sont toujours sans travail !

Brève
01/02/2020

Manifestation à La Souterraine en mai 2016

Jeudi 29 janvier le conseil d'Etat a donné raison aux travailleurs ex-GM&S de La Souterraine, en entérinant l'invalidation du plan social qui avait mis sur le carreau 157 d'entre eux en 2017 et dont la mobilisation acharnée contre les licenciements avait eu un retentissement national.

Le recours des salariés contre le PSE a d'abord été rejeté par le tribunal administratif de Limoges en mai 2018. Ils ont alors fait appel et obtenu l'invalidation le 12 octobre 2019 par la cour administrative de Bordeaux. Les mandataires liquidateurs ont alors fait appel devant le Conseil d'Etat mais celui-ci vient de confirmer l'annulation du PSE.

Evidemment cela ne leur donne pas un emploi ! Sur les 157 licenciés avec une indemnité de misère, seul un tiers ont retrouvé du travail et les autres arrivent en fin de droit . La décision du Conseil d'Etat leur permet de saisir les prud'hommes et de réclamer des indemnités supplémentaires.

Les travailleurs d'ex-GM&S ont aussi déposé une plainte contre les donneurs d'ordre riches à milliards, ceux qu'ils considèrent comme leurs vrais licencieurs et qu'ils n'ont cessé de dénoncer pendant leur lutte : les patrons de Peugeot et Renault qui après avoir fait des profits pendant des décennies sur leur dos, ont retiré leurs billes et se sont lavés les mains de leur sort !