CHU -Limoges

Le combat des urgences est celui de tous

Brève
29/05/2019

Depuis lundi 27 mai, le personnel des urgences du CHU de Limoges a entamé une grève reconductible pour exiger une augmentation des effectifs. Suite aux absences non-remplacées, ce sont environ 15% de l'effectif qui manque ! La pénurie de personnel soignant a entraîné la fermeture des 11 lits d'hospitalisation de courte durée.

Si la situation est plus que tendue dans les services d’Urgence, les tours de vis budgétaires visent tous les services. Sur l'ensemble du CHU, il manque plus de 50 infirmiers et 25 aide soignants, 60 lits ont du être fermés par manque de personnel : 26 en soins de suite, 7 en ORL, 5 en oncologie, 9 en médecine gériatrique, 5 en hépato-gastro ...

Malgré quelques embauches promises par la direction mardi 28, les soignants des urgences ont reconduit la grève.

De proche en proche, le mouvement de contestation qui agite les services d’Urgence gagne du terrain dans tous les hôpitaux. Il est vrai que les conditions de travail et d’accueil des patients se ressemblent beaucoup d’un hôpital à l’autre, d’un bout à l’autre du pays. Il est à souhaiter que cela entraîne tous les hospitaliers dans la lutte. .

Limoges

Manifestation en soutien aux migrants

Brève
26/05/2019

Samedi 25 mai, dans le cadre de la journée de manifestation européenne contre le "règlement de Dublin" , 250 manifestants se sont rassemblés devant la préfecture. Puis, après une chorégraphie symbolisant le déracinement et les périples insensés imposés aux migrants, ils ont défilé dans le centre-ville.

La directive européenne dite de "Dublin" oblige les migrants à demander le droit d'asile dans le pays de leur arrivée en Europe. Ce qui est absurde car les migrants qui arrivent à accéder au sol européen souhaitent, en toute logique, vivre et travailler dans le pays dont ils parlent la langue et où ils ont bien souvent de la famille. Cette directive est prétexte à les expulser et plusieurs des 80 résidents du lieu de vie, dans les ex-locaux du CRDP, sont dans cette situation.

La situation faite ici à ceux des réfugiés qui ont côtoyé les pires difficultés et juste échappé à la mort est indigne ! Pour les riches, les frontières n'existent pas et ils peuvent résider confortablement partout où ils le désirent. La planète appartient à l'humanité toute entière, chaque être humain devrait avoir le droit d'y circuler librement et de s'installer où il le souhaite !

Ex-GMS

Un parfum de Lutte de Classe sur La Croisette

Brève
19/05/2019

Plusieurs milliers de manifestants en soutien aux GMS le 16 mai 2016

Le film "On va tout péter", qui retrace deux années de lutte des travailleurs d'Ex-GMS de La Souterraine contre la liquidation de leur entreprise, a été projeté au Festival de Cannes dans le cadre de La Quinzaine des Réalisateurs.

Le temps d'un défilé sur la Croisette, la jet-set, les starlettes et les paillettes ont été remplacées par une quarantaine de travailleurs en bleus, brandissant les portraits des 157 travailleurs sacrifiés sur l'autel des profits des donneurs d'ordre riches à milliards : PSA et Renault.

Menaces de faire sauter l'usine, occupation des préfectures, blocage de la production à PSA Poissy et des usines Renault : leur lutte a été filmée par le cinéaste Lech Kowaleski, lui-même un temps arrêté et mis en garde à vue pour avoir refusé de cesser de filmer une entrevue à a préfecture !

L'usine n'a pas fermé définitivement mais 157 travailleurs ont été licenciés dont 60 sont toujours sans emploi. Les travailleurs de GMS sont fiers de leur lutte et clament qu'ils continuent le combat. Le jour où l'ensemble de la classe ouvrière  s'engagera dans le combat, elle sera en capacité d'interdire aux rapaces capitalistes de licencier, d'imposer l'embauche des chômeurs en partageant le travail entre tous avec un salaire décent !

Limoges

1er mai : plus nombreux que l'an dernier

Brève
02/05/2019

Prés de 2500 manifestants ont défilé dans les rues de Limoges, jeudi 1er mai. Aux cortèges syndicaux, majoritairement animés par CGT et FSU, s'était joint un important groupe de Gilets jaunes. Avec un nombre de participants un peu plus important que l'an dernier, la manifestation mêlait retraités, travailleurs actifs et étudiants.

A l'ordre du jour dans les discussions comme dans les slogans et sur les pancartes : la nécessité d'une forte augmentation des salaires et des pensions, le refus de travailler plus longtemps, le mécontentement face à un grand patronat qui affiche ses profits invraisemblables tout en licenciant sans état d'âme et que le gouvernement sert rubis sur l'ongle.

Le collectif d'accueil aux migrants "Chabattz d'entrar" et Lutte Ouvrière étaient les seuls à afficher la nécessaire union des travailleurs du monde entier qui, à l'origine, était le principal mot d'ordre de cette journée internationale de lutte des exploités !

Creuse

Hôpital de Guéret : stop à la casse !

Brève
22/04/2019

Sous prétexte d'un prétendu déficit de 6 millions d'euros, l'Agence Régionale de Santé préconise la mise la diète de l'hôpital de Guéret : suppression de 53 lits sur 523 soit plus de 10% ! Cette nouvelle suppression de lits va encore aggraver la situation dans un département sinistré où, pour bien des soins, la population doit faire des heures de route, jusqu'à Limoges ou Clermont-Ferrand.

Histoire de se faire mousser, le député LRM JB Moreau demande "une suspension temporaire" et suggère..."un projet de santé partagé entre tous les établissements publics-privés", une "défiscalisation des médecins recrutés", et bla-bla-bla !

Au moment où l'argent dégouline pour restaurer la cathédrale de Paris, diminuer l'accès aux soins d' un département déjà en grande difficulté, pour 6 millions, c'est inacceptable !