Nouveau plan de suppressions de postes chez Madrange

Communiqué
27/10/2013

En décidant d'externaliser l' activité "désossage", Monique Piffault va encore faire disparaitre 178 emplois (136 salariés des sociétés sous-traitantes, 36 CDI et 6 intérimaires de chez Madrange). Ces suppressions d'emplois s'ajoutent aux plus de 300 supprimés chez Madrange en 5 ans.

On nous parle de "crise de la filière porcine", de la "concurrence" redoutable de "l'Allemagne" qui "paierait au lance-pierres des travailleurs polonais". La chaine de désossage de Feytiat, obsolète, ne serait pas assez "productive" et trop chère à moderniser. Acheter du jambon prêt à être transformé, ferait économiser 1, 2 millions d'euros ! Et au nom de ça, cette patronne au 135 ème rang des plus grosses fortunes de France, surnommée par les journaux économiques "la reine de l'agro-business", dont la fortune personnelle a augmenté de 220 à 380 millions d'euros soit plus 72% de 2012 à 2013, a décidé mettre sur le carreau près de 180 travailleurs qui n'ont que leur salaire pour faire vivre leur famille .

Le groupe "Financière Turenne Lafayette" est un groupe puissant qui possède de nombreuses filiales et ne cesse d'en racheter en France et dans le monde, dont le chiffre d'affaires est en constante augmentation. Les juteux dividendes qu'il distribue aux actionnaires et en premier lieu à Monique Piffaut qui possède 80% des actions, proviennent de la sueur des travailleurs, ceux de Madrange , des prestataires de service et des intérimaires ! C'est à Turenne Lafayette et à Monique Piffaut qu'il faut demander des comptes !

Les véritables responsables de l'avalanche de suppressions d'emplois que nous subissons, ce n'est pas "la crise" de telle ou telle filière, ce n'est pas la concurrence de pays à "bas coûts", c'est la soif de profits des actionnaires des grands groupes, de ces grands patrons, des Monique Piffaut, des patrons de Doux, de Lagardère qui veut se débarrasser de 570 emplois, de la famille Peugeot, des patrons de Michelin, Alcatel-Lucent etc...

Gavés avec l'exploitation des travailleurs, ils n'en ont jamais assez ! La crise qu'ils ont fabriquée, il n'est pas question pour eux de la payer, c'est aux travailleurs qu'ils présentent la facture.

Alors, oui, l'urgence c'est que le monde du travail collectivement, impose l'interdiction des licenciements et aille mettre son nez dans leurs comptes, car il ya dans leurs milliards accumulés de quoi maintenir tous les emplois et embaucher les chômeurs ce qui soulagera ceux qui ont un travail.

Elisabeth FAUCON