Pour une vraie transparence : contrôle des travailleurs sur les comptes des entreprises et de la bourgeoisie

Communiqué
18/04/2013

Le gouvernement a lancé son opération « mains propres » en publiant le patrimoine des ministres. Il a voulu en faire un événement majeur. « Il y aura un avant et un après l'affaire Cahuzac », a déclaré Marisol Touraine, la ministre de la Santé. Michel Sapin, le ministre du Travail, a parlé « d'un moment d'exorcisme collectif » ! À droite, ils sont nombreux à dénoncer « le voyeurisme » et « la chasse aux riches ».Quel cinéma ! La transparence proposée est banale : elle existe dans 24 pays européens. Et quelle hypocrisie ! Ces messieurs-dames ne nous montrent que ce qu'ils veulent. La publication du patrimoine des élus ne révélera pas toute la vérité, mais elle aura au moins eu le mérite de révéler l'état d'esprit de ces gens-là !

Les travailleurs ne peuvent rien cacher de leurs comptes. Leur patron peut tout savoir d'eux. Leur banquier s'immisce jusque dans leur intimité, comme les organismes sociaux auprès de qui il faut déclarer le moindre euro perçu. La bourgeoisie et les politiciens trouvent cela tout à fait normal, mais dès qu'il s'agit d'eux-mêmes, de leur argent et de leur vie, ils montent sur leurs grands chevaux.

Oui, il faut une transparence totale, mais cette transparence doit s'exercer vis-à-vis de l'ensemble de la bourgeoisie, surtout la grande. Oui, il faut une transparence totale, mais celle-ci ne passera que par le contrôle effectué par la population, par les salariés des banques, par les comptables des groupes capitalistes.

Ce contrôle révélerait que, dans cette période de crise, alors que l'on nous dit qu'il n'y a plus d'argent pour préserver les emplois, payer des salaires et des retraites corrects, cet argent existe bel et bien dans les caisses des grands groupes capitalistes ou sur les comptes des grandes fortunes

Ce contrôle permettrait de dévoiler le plus grand scandale de notre société : le mécanisme de l'exploitation, qui concentre les richesses entre les mains d'une minorité privilégiée, au détriment du plus grand nombre.