Soutien d'Elisabeth Faucon au combat des travailleurs d'Albany à saint Junien

Communiqué
27/02/2012

Lutte Ouvrière apporte son entier soutien au combat des travailleuses et travailleurs d'Albany qui ont décidé de ne pas accepter la suppression de l'usine de Saint Junien et de leurs emplois.

La façon qu'a choisie la direction d'Albany d'annoncer la fermeture de son usine de St Junien et le licenciement de 133 salariés montre une fois de plus l'ignominie des patrons qui, dans cette société capitaliste, ont le droit de vie et de mort sur les entreprises et peuvent décider d'un coup de vendre, de délocaliser ou de retirer leurs capitaux pour spéculer à la bourse.

Les salariés d'Albany subissent cette dictature des capitalistes depuis le rachat des usines Cofpa par le groupe Albany International, leader mondial du feutre, qui a fait, en 2011, 1,8 milliards de bénéfices.

Depuis des années, ce groupe ne cesse de racheter des concurrents, de restructurer, de fermer des usines dans une stratégie globale de concentration de ses activités pour s'assurer une rentabilité maximum.

En 2001, il a fermé le site de Gond Pontouvre, près d'Angoulême, mettant à la porte 150 salariés.

En 2004, profitant de la « générosité » des pouvoirs publics (terrain gratuit, rachat de bâtiments anciens, aménagement de l'accès à la nouvelle usine pour 1,5 millions d'euros), une partie de la production de Sélestat (Bas Rhin) a été délocalisée avec pour conséquence 75 licenciements.

En 2009, c'était au tour de l'usine de Ribérac en Dordogne. Elle n'était soi-disant plus adaptée au marché malgré sa compétence reconnue depuis longtemps. L'annonce brutale de sa fermeture a entraîné 88 licenciements.

A chaque fois, comme dans le cas de St Junien, les patrons ont fait le coup de la rentabilité, de la concurrence internationale. Il ne s'agit pas de licenciements « boursiers » mais des effets de la véritable guerre sociale que mènent les patrons contre les travailleurs pour maintenir leurs profits malgré la crise de l'économie capitaliste.

Aujourd'hui, il est vital pour l'ensemble des travailleurs de sauver leurs emplois et leurs salaires. Cela ne peut se faire que si on contraint les patrons en exigeant l'interdiction des licenciements et le partage du travail entre tous sans perte de salaire.