CHRU de Nancy

L'aide de l’Etat se fait attendre…

Brève
12/01/2021

Les activités du CHRU seraient regroupées sur le plateau de Brabois : un projet maintenant évalué à 675 millions d'euros

Le projet d'investissement immobilier du CHRU, qui avait été validé il y a un an par le Copermo, est toujours en suspens. Cette affaire, qui traine depuis plusieurs années, n’est pas près d’être réglée car le Copermo n’existe plus officiellement et a été remplacé par un « Conseil national de l’investissement en santé » qui n’est toujours pas installé…

Quand il s'agit de débloquer de l'argent pour l'hôpital, le gouvernement sait prendre son temps. L’aide financière de l’Etat au CHRU est bloquée, mais pas les suppressions de postes qui, elles, sont menées sans répit !

 

Suppression d’emplois chez Michelin

Une déclaration de guerre du grand patronat

Brève
11/01/2021

A Golbey dans les Vosges, l’usine Michelin est passée de 620 salariés en 2017 à 444 aujourd’hui. Une nouvelle vague de 40 suppressions d’emplois s’annonce dans le cadre du plan de Michelin qui a décidé de supprimer 2 300 emplois en France d'ici 2024, 10 % des effectifs.

Le dividende par action Michelin a été multiplié par trois ces dix dernières années, et la famille Michelin fait partie des 100 familles les plus riches de France. Le groupe a 1,2 milliards de liquidités dans les caisses. Mais ils en veulent encore plus, toujours plus. Pour sauver notre peau dans cette guerre que le patronat nous livre, il n’y a pas 36 solutions : il faut lui imposer le partage du travail entre tous sans perte de salaire afin que pas un travailleur ne pointe au chômage tandis que dans les usines on ne sait plus où donner de la tête.

L’annonce de Michelin, même pas enrobée du prétexte de la crise sanitaire, est une déclaration de guerre à tous les salariés. Saisissons-nous de toutes les occasions pour dire notre refus !

Manifestation des étudiants infirmiers spécialisés devant l’ARS

« Le Covid a bon dos ! Recrutez au lieu de nous sacrifier ! »

Brève
27/12/2020

Le CHRU de Nancy a été fragilisé par les restructurations qui se sont succédé ces douze dernières années

Mercredi 16 décembre des étudiants infirmiers spécialisés du Grand Est ont manifesté devant le siège de l’Agence régionale de la santé à Nancy pour protester contre le report de la reprise de leurs cours, qui était prévue le 4 janvier ; l’ARS veut en effet qu’ils restent à la disposition des hôpitaux.

Leur formation avait déjà été interrompue lors de la première vague et ils font encore des remplacements cette fois, et pas seulement dans des services Covid. Ils se rendent compte qu’ils servent à pallier le manque de personnel dans les hôpitaux et ne veulent plus que leur formation soit sacrifiée sous prétexte de Covid.

A ce jour l’ARS maintient sa décision de fermer les écoles en janvier : c’est l’aveu officiel que les hôpitaux seraient actuellement dans l’incapacité de fonctionner sans le secours des étudiants.

Azur Production (Lapeyre - groupe Saint-Gobain)

Fermeture d’usine programmée ?

Brève
25/12/2020

Azur Production emploie 177 personnes à Chambley

Vendredi 18 décembre les travailleurs de l’usine Azur Production (ex Croisés et Profils), sur la base de Chambley, étaient en grève contre la cession de Lapeyre par Saint-Gobain au fonds d’investissement Mutares.

Suite à une fuite, les syndicats dénoncent un « business plan » qui comprendrait la fermeture de quatre usines, dont Azur Production. Ainsi Saint-Gobain aurait sous-traité à Mutares un plan de fermetures d'usines et de magasins qui supprimerait près de 750 emplois sur 3 500.

Ce sont les profits qui commandent, les travailleurs n’ont jamais rien de bon à attendre des combines entre capitalistes.

 

De nombreux " déserts médicaux " en Lorraine

La difficulté de se soigner

Brève
25/12/2020

Il y a une pénurie organisée de médecins depuis l'instauration du numérus clausus en 1971

En Lorraine 99 communes sont classées comme déserts médicaux à partir des données établies par la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees).

Les habitants de ces communes cumulent trois difficultés pour accéder aux soins : à la fois le manque de disponibilité des médecins généralistes, une pharmacie à plus de 10 minutes de voiture et un service d’urgence à plus de 30 minutes.

En plus de la situation dramatique dans les hôpitaux, voilà un autre aspect de la réalité de notre système de santé prétendument le meilleur du monde.