Meurthe-et-Moselle

Les pouvoirs publics rognent sur tout

Brève
12/10/2019

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Les pompiers du département de Meurthe-et-Moselle ont déposé début septembre un préavis de grève qui va jusqu’au 15 mars.

Certes, ils continuent à assurer leurs missions, mais ils tiennent à faire connaître leur mécontentement : en six ans leurs effectifs ont diminué d’une trentaine de pompiers. Pire, les calculs de la hiérarchie prévoient d’accentuer cette baisse, alors que dans le même temps le nombre de missions pour lesquelles ils sont sollicités augmente.

Retraités et personnels des Ehpad manifestent

Tous ensemble !

Brève
09/10/2019

Source : UD CGT Moselle

Mardi 8 octobre, dans le cadre d’un mouvement national, les salariés des Ehpad manifestaient pour leurs revendications. À Metz, le cortège s’est joint à celui des retraités, victimes eux aussi d’une offensive généralisée.

C’est en unissant nos forces à celles de tous ceux qui vivent de leur travail que nous pourrons faire reculer ce gouvernement.

Renault-Sovab Batilly

Un mort au travail

Brève
08/10/2019

Le 7 août dernier, pendant les travaux d’arrêt de l’usine Renault Sovab de Batilly situé en Meurthe-et-Moselle, un important incendie s’est déclaré dans le bâtiment Peinture. Un ouvrier âgé de 58 ans, roumain, a été très gravement brulé lors de l’incendie. Il est décédé de ses blessures quelques semaines plus tard. La violence de l’incendie a nécessité des travaux de consolidation des charpentes du bâtiment et les dégâts ont engendré plus d’un mois de chômage partiel.

Deux mois après, la direction de l’usine n’a pas donné beaucoup d’explications sur les causes réelles de l’accident. Mais elle a tout de suite chargé l’ouvrier décédé qui, selon elle, découpait à cinq mètres en dehors de la zone sécurisée.

Cet ouvrier travaillait pour une entreprise sous-traitante de troisième rang, c’est-à-dire le sous-traitant du sous-traitant du sous-traitant. Il effectuait des travaux de découpage par un procédé au plasma qui serait, selon la direction, à l’origine du départ de feu.

Tout le bâtiment peinture est une zone dangereuse du fait des produits chimiques variés, des solvants et des peintures qui circulent dans un réseau de tuyauteries. La zone des travaux avait-t-elle été bien nettoyée et purgée de tout produit dans un périmètre suffisant ? L’enquête le dira peut-être mais pour l’instant cela piétine.

Pendant la première semaine des travaux dans le bâtiment Peinture, des délégués au CSE avaient dénoncé des problèmes basiques d’organisation, comme l’affichage et l’indication des zones des toilettes aux ouvriers sous-traitants qui ne connaissent pas le bâtiment et ne parle pas tous bien français.

Tout le personnel a encore en tête l’autre incendie important dans le secteur de la cataphorèse, toujours dans le Département Peinture, il y a peine six mois. Le bâtiment avait été évacué et la production arrêtée pendant plusieurs postes. En CHSCT, le nettoyage insuffisant avait été évoqué et, en effet, la prestation de nettoyage avait été diminuée ainsi que le personnel de maintenance lors d’un énième plan de performance.

Mais depuis les économies tous azimuts sur le personnel, le matériel, les prestataires, les fournisseurs continuent de plus belle. Il faut faire toujours plus vite, avec moins de moyens, pour ne pas entraver la production du Master, l’utilitaire Renault produit à Batilly.

En attendant, un ouvrier de 58 ans a perdu la vie en tentant de la gagner.

Épinal et Remiremont

Non à la dégradation des soins

Brève
08/10/2019

Plusieurs associations : l’ADEMAT-H (pour la défense de l’hôpital et de la maternité de Remiremont), le collectif inter-urgences ainsi que la CFDT et la CGT appellent à un rassemblement place du Champ de Mars samedi 12 octobre à 14 h 30 pour continuer à protester contre le prétendu plan de « performance » en cours, qui n’est rien d’autre qu’un plan de fermeture de lits et de suppression de postes.

Et comme les autorités sont jusqu’à présent sourdes à leurs revendications, le rassemblement sera rythmé par un concert de casseroles.

Continental (Sarreguemines)

La direction condamnée suite à un licenciement pour « inaptitude »

Brève
06/10/2019

Avec 155 millions de pneus vendus et 2,9 milliards de profits en 2018, combien de TMS et de travailleurs licenciés pour inaptitude ?

La justice prudhommale vient de condamner l’entreprise Continental de Sarreguemines à payer plus de 30 000 euros d’indemnités à un travailleur qu’elle avait licencié en octobre 2017 pour inaptitude alors que ses arrêts faisaient suite à un accident du travail avec fracture et à une tendinopathie à l’épaule ayant fait l’objet d’une déclaration de maladie professionnelle à la CPAM.

Certes ce jugement ne fait pas obligation à l’employeur de réintégrer le salarié sur un poste adapté, alors qu’il est responsable de la dégradation de son état de santé, et Continental peut encore faire appel de cette décision. Mais c’est une bonne chose qu’une entreprise soit condamnée pour ce type de licenciement si répandu.