Hypermarché Leclerc de Vandoeuvre

Un suicide accusateur

Brève
14/01/2020

Mardi 14 janvier à 10 heures une centaine de personnes se sont rassemblés sur le rond-point devant le Leclerc

Samedi 11 janvier, quelques minutes après sa prise de poste à 5 heures dans l’entreprise, Maxime Chéry, délégué du personnel FO, s’est suicidé en se tirant une balle dans le rayon où il travaillait. Une lettre a été trouvée sur lui, dans laquelle il mettait en cause son responsable hiérarchique.

Depuis plusieurs mois il vivait un enfer au travail, harcelé par son chef de service. Son engagement syndical n'y était pas étranger. La direction du Leclerc était parfaitement au courant puisqu’au mois d’août il avait eu un entretien avec le directeur. Sa collègue qui l’accompagnait avait interpellé ainsi le directeur : « Vous attendez quoi pour intervenir ? Qu’il se pende ? »

Dès samedi, les camarades de syndicat de Maxime ont manifesté leur colère avec cette banderole accusatrice : « Leclerc assassin ! » La responsabilité de la direction est en effet écrasante dans l’engrenage qui a poussé ce travailleur à ce geste irréparable. Mardi 14 janvier, une centaine de manifestants ont protesté contre cette mort injuste devant le magasin et dénoncé les pressions patronales.

Caf de Nancy

Les grévistes envahissent l’accueil pour s’adresser aux allocataires

Brève
11/01/2020


Lors de la manifestation du 8 janvier à Nancy

Mardi 7 janvier, une trentaine de grévistes de la Caisse d’allocations familiales, soutenus par autant de militants syndicaux d’autres entreprises, ont envahi l’accueil de Nancy pour protester contre le licenciement de trois salariés dont c’était le dernier jour avant le chômage.

Mobilisés quotidiennement durant toutes les vacances de Noël, les grévistes ont ainsi pu s’adresser aux allocataires pour expliquer que les difficultés à obtenir une réponse sur leur dossier et les délais de traitement trop longs sont la conséquence du sous-effectif organisé par la direction.

Le directeur, qui est descendu se rendre compte de la situation, n’a pu que constater que les allocataires prenaient fait et cause pour les manifestants. Et comme il refusait de discuter sa décision, il est reparti sous les huées.

Et le surlendemain à la manifestation contre la réforme des retraites, les grévistes rassemblés sous leur banderole ont scandé « à la Caf aujourd’hui, on licencie. Réintégrez nos collègues licenciés ! »

Metz-Borny

Pas un terroriste, mais un homme déséquilibré…

Brève
08/01/2020

L’homme de 30 ans qui avait menacé des policiers avec un couteau est en prison. Les policiers lui avaient tiré une balle dans la jambe, suscitant la protestation d’habitants du quartier.

Aussitôt les politiciens nationaux de Castaner à Ciotti et locaux, en particulier les candidats à la Mairie, ont salué le sang froid des forces de l’ordre. Alors qu’il y a d’autres moyens de contenir un homme menaçant que de tirer au révolver.

L’homme était fiché S, et Le Pen a hurlé au terrorisme et exigée « une guerre totale au fondamentalisme islamiste ». Rien que ça ! Malheureusement pour elle, et pour tous ceux qui utilisent cette triste histoire à des fins démagogiques, le parquet anti-terroriste ne s’est pas saisi de l’affaire : l’homme souffre de troubles psychiatriques….

Caisse d'Allocations Familiales de Nancy

Mouvement de colère contre le licenciement de 3 salariés à la veille de Noël

Brève
27/12/2019

Une vue du rassemblement du 23 décembre

A l’issue d’un an de formation, trois salariés de la Caisse d’allocations familiales de Nancy ont appris le 20 décembre qu’ils ne seraient pas embauchés car ils n’atteindraient pas les standards de production selon la direction. Cette annonce faite la veille des vacances de Noël et alors qu’ils étaient en train de fêter l’obtention de leur diplôme de fin de formation, a provoqué la colère de leurs collègues. D’autant que la pression à la production est le quotidien de tous à cause du sous-effectif permanent, et qu’il est particulièrement choquant qu’un « organisme social » comme la Caf mette au chômage (ou au RSA) un homme de 39 ans qui espérait enfin obtenir son premier CDI et deux mères célibataires de deux et trois enfants.

Dès le lundi 23, c’est à plus d’une quarantaine (environ un tiers des agents présents ce jour-là) qu’ils ont envahi les bureaux de la direction pour exprimer leur indignation et revendiquer l’embauche de tous les stagiaires diplômés.

Face à l’obstination de la direction, les salariés se sont organisés pour prolonger le mouvement durant les vacances et se retrouver encore plus nombreux à la rentrée début janvier.

152 nouvelles suppressions de postes programmées en Lorraine

L’éducation sacrifiée au profit du capital

Brève
23/12/2019

A la rentrée prochaine 18 postes de professeurs seront supprimés dans les écoles et 118 dans les collèges et les lycées ainsi que 16 postes de personnels administratifs.

A la rentrée de septembre, 47 postes de professeurs du secondaire et 29 postes administratifs ont déjà été supprimés. Et, l'an dernier, 100 postes avaient été supprimés dans les collègues et les lycées ainsi que 19 postes administratifs.

Sous prétexte d’une diminution – très légère – du nombre des élèves, le gouvernement ne cesse de tailler dans les effectifs. Au lieu d’essayer de faire progresser les résultats de l’enseignement en améliorant le suivi des élèves, le gouvernement ne songe qu’à faire des économies sur l’éducation pour arroser les capitalistes de subventions.