Metz

Y'a de l'eau dans le gaz

Brève
13/04/2021

Tout un quartier de Metz, celui d'Outre-Seille, a été privé de gaz de ville pendant des jours et des jours depuis le 31 mars. Pas cool pour se chauffer, se laver.

GRDF a mobilisé une soixantaine d'agents pour faire des forages et constater que 5 km de conduites de gaz sont bloquées par des "bouchons d'eau". GRDF a reconnu un "incident majeur", mais il n'est pas difficile d'imaginer à quel point le réseau a dû être négligé pour en arriver à une telle situation. 

Que ce soit pour le gaz, l'eau, les routes, les transports... il y a urgence à mettre les moyens, "quoi qu'il en coûte", pour assurer l'entretien des installations et des réseaux.

Vaccination en Moselle

Le variant le plus dangereux, c'est le variant capitaliste

Brève
12/04/2021

La Haute autorité de Santé (HAS) recommande d’utiliser les vaccins à ARN-Messager pour la vaccination car leur efficacité serait bien meilleure contre le variant sud-africain du Covid 19 qui représente 30% des cas en Moselle.

Malgré cela, l’ARS de Lorraine ne bouge pas d’un pouce… et continue à prescrire le vaccin AstraZeneca dont l’efficacité n’est pas prouvée contre ce variant sud-africain.

Imposer aux trusts de la pharmacie de fabriquer les vaccins les plus efficaces sans tenir compte des brevets, du secret industriel et commercial, n’est pas du tout dans les intentions du gouvernement.

Un gouvernement qui sait si bien imposer des restrictions à nos vies mais qui est à plat ventre devant les capitalistes de la pharmacie.

CHRU de Nancy

Quand la direction veut faire marcher les syndicats au pas

Brève
04/04/2021

Manifestation à Brabois en septembre 2018 contre les suppressions de postes ; la direction a supprimé 275 postes ces deux dernières années

Sous prétexte de systématiser le télétravail, le directeur des Ressources humaines du CHRU de Nancy vient d’annoncer aux organisations syndicales que « les mandats et missions syndicales exercées dans l’établissement doivent relever du télétravail systématique ». C’est tout juste s’il leur consent un minimum de présentiel : « Une tolérance sera acceptée pour l’organisation d’une permanence minimale au sein de vos locaux ».

Le DRH va même jusqu’à « inviter tous les volontaires qui sont prêts à concourir à l’activité de soins sur leur temps syndical et qui ne l’auraient pas déjà fait à se manifester auprès de moi pour organiser leur mobilisation en lien avec la direction des soins ». En clair il demande aux syndicalistes d’abandonner leur activité de défense des salariés pendant la vague épidémique !

Alors qu’elle a mis l’hôpital dans l’impossibilité de faire face à la pandémie à coups de fermetures de lits et de suppressions de postes, la direction du CHRU essaie de se servir de la crise sanitaire pour limiter l’activité des militants syndicaux. Aujourd’hui encore plus que jamais, il est vital que les agents s'organisent pour revendiquer les centaines de postes qui manquent cruellement.

Hôpital Pax Sarreguemines

Mort du Covid mais surtout de la pénurie dans les hôpitaux

Brève
29/03/2021

Le Journal Officiel du 19 mars a promu au grade de chevalier de la légion d’honneur à titre posthume 14 soignants décédés du Covid.

Parmi eux un manipulateur-radio de l’hôpital Pax de Sarreguemines, où le manque de masques avait été notoire. Le 16 juin, quelques jours après sa mort, 600 personnes s’étaient rassemblées devant l’hôpital et avaient défilé dans les rues jusqu’à la sous-préfecture pour dénoncer le manque de moyens dans la santé.

Ces soignants ont fait face courageusement à l’épidémie ; ils auraient sans doute préféré avoir les moyens et les équipements nécessaires pour l’affronter en sécurité. Ces médailles ne masquent pas la politique criminelle des gouvernements.

CHRU de Nancy

C’est à l’Etat de financer l’hôpital public !

Brève
23/03/2021

Véran a annoncé que l’Etat financerait le projet immobilier du CHRU à hauteur de 70 %, soit 420 millions d'euros, et qu’il reprenait près d’un tiers de la dette, pour 128 millions d'euros.

Si cette promesse est tenue, ce n'est de toute façon pas un cadeau, puisque c’est de l’argent que l’Etat aurait dû donner à l’hôpital pour assurer son fonctionnement et ses investissements. Le déficit chronique et la dette du CHRU de Nancy résultent en effet de l'insuffisance de financement de l'hôpital public par l'Etat depuis de nombreuses années.

Il reste que le CHRU va devoir encore trouver l’argent. Ce ne sont pas ces demi-mesures qui mettront fin à la course à la rentabilisation et aux plans d’économies qui ravagent l'hôpital…