Préjudice d'anxiété des mineurs

Et dire que la justice tergiverse encore !

Brève
15/06/2019

Selon la CFDT mineurs, les 745 mineurs qui ont porté plainte pour préjudice d’anxiété suite à leur exposition à des produits cancérogènes « ont 3 300 à 4 400 fois plus de risque d'avoir un cancer de la peau que les 7,5 millions d'hommes de 55 à 75 ans résidant en France. Ils ont aussi 146 fois plus de risque de contracter une leucémie et 1 700 fois plus de risque de contracter un cancer du rein ». Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Mais depuis 6 ans, ils vont de tribunaux en tribunaux pour faire reconnaitre le préjudice d’anxiété.

Les gueules noires ont respiré des poussières et ont été en contact avec des produits hautement cancérogènes comme les HAP (hydrocarbures aromatiques polycycliques) ou le trichloréthylène. Aujourd'hui, ces mineurs veulent qu'on reconnaisse leur peur de tomber malade de ces expositions.

La cour de Cassation devrait rendre son verdict le 20 juin prochain à Paris. Ce ne serait que justice…

Fête nationale de Lutte ouvrière

Demandez le programme !

Brève
05/06/2019

En PJ le programme complet de la fête en pdf.

Un car part de Nancy à 7h Place Godefroy de Bouillon et de Metz à 7h45 Parking de la Patinoire.

Réservez votre place lutte [dot] ouvriere [dot] lorraine [at] gmail [dot] com 

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Hôpital de Gérardmer

Ce qui reste des urgences est menacé

Brève
03/06/2019

L'hôpital vu par Lupo

L’ARS a décidé de suspendre le financement des actes et traitements d’urgences (ATU) pour l’hôpital de Gérardmer. Cela représente une coupe de 600 000 euros qui risque d’entraîner la fermeture du service de « soins immédiats non programmés » et par la même occasion de mettre en péril d’autres services de l’hôpital.

Les urgences de Gérardmer avaient déjà été fermées la nuit et remplacées par ce service qui n’était plus ouvert que jusqu’à 19 heures. Et maintenant l’ARS cherche à les fermer définitivement alors que 6 000 personnes y ont eu recours en 2018 ! Les gouvernements se succèdent mais la casse du service public hospitalier continue.

Neuhauser Folschviller

Les uns licenciés, les autres qui travaillent plus, pas d’accord !

Brève
03/06/2019


En décembre, les travailleurs en grève à l'annonce du plan de licenciement

Chez Neuhauser à Folschviller, un nouveau plan de suppression d’emplois menace 185 postes sur les 450 de la boulangerie industrielle qui fait partie du groupe Soufflet, riche à milliards. 

Le site Furst 1 devrait fermer complètement en août… et les lettres de licenciements arriveraient en octobre, la direction a promis que les salariés seraient payés à la maison, mais sans doute espère-t-elle qu’ils seront nombreux à prendre leur compte d’ici là.

Sur le site restant Furst 2, la direction veut imposer aux travailleurs de travailler plus… et gagner moins ! Le rythme de travail passerait de 5/8 en 3/8. Actuellement, ils font deux postes de matin, deux d’après-midi, deux de nuits, soit une moyenne de 32 heures par semaine avec des primes pour le travail du week-end. Le passage en 3/8 non seulement les ferait passer à 37,5 heures par semaine mais cela ferait perdre des primes. 

En gros travailler plus pour gagner moins... tandis que des dizaines d'entre nous seront au chômage ! Non ! 

Le lanceur d’alerte avait raison

50 000 euros d’amendes requis contre ArcelorMittal

Brève
02/06/2019

ArcelorMittal a comparu au tribunal de Thionville lundi dernier pour « gestion irrégulière de ses déchets ». Arcelor a nié malgré les charges nombreuses qui pèsent contre lui. Les vidéos du lanceur d’alerte Karim Ben Ali sont « peut-être une mise en scène » a osé affirmer l'avocat du groupe sidérurgiste.

Depuis 2015 pourtant, la direction régionale de l'environnement (Dreal) a mis en demeure ArcelorMittal de régulariser la gestion du crassier. La présence d'au moins vingt types de boues jugées dangereuses avait été signalée, ainsi que des métaux lourds (arsenic, fer, cyanure...) D'ailleurs, ce même crassier ne devait plus être exploité, la quantité maximale de stockage des déchets (38 000 tonnes) étant dépassée depuis longtemps.

Le procureur a requis une amende de 50 000 euros contre ArcelorMittal, qui, lui, a plaidé la relaxe.

Les grands groupes industriels croient avoir tous les droits : de fermer des usines, de polluer. Les capitalistes sont des irresponsables et ils mènent la société dans le mur.