Acte XXII des gilets jaunes à Nancy

Des amendes de 135 euros pour avoir manifesté !

Brève
15/04/2019

Pratiquement toute la ville était interdite aux gilets jaunes samedi 13 avril, alors que le but de toute manifestation c'est de se faire voir et entendre...

Pas moins de 45 gilets jaunes ont écopé d’une amende de 135 euros pour avoir manifesté dans le centre-ville de Nancy samedi 13 avril. Cela en application de la loi anti-casseurs dont le décret d’application vient tout juste de paraître.

Le préfet de Meurthe-et-Moselle avait interdit un immense périmètre et mobilisé 200 policiers et gendarmes pour interdire tout accès au centre-ville. Parce qu’il est bien incapable de trouver des réponses aux revendications des gilets jaunes sur le pouvoir d’achat, le gouvernement tente d’étouffer leur colère et de faire croire à l’opinion publique que tout est rentré dans l’ordre...

Après avoir défilé dans les rues complétement désertes, plusieurs centaines de gilets jaunes ont réussi à pénétrer dans le centre et à manifester devant les passants sans qu’il y ait le moindre problème…

Mais les forces de police ont fini par prendre en nasse une partie des manifestants, les libérant au prix d’une contravention de 135 euros !

Avant cette manifestation de samedi, la préfecture annonçait que, depuis le début du mouvement des gilets jaunes, le 17 novembre dernier, 221 manifestants avaient été interpellés et que le tribunal avait prononcé 47 condamnations dont 14 peines de prison ferme. La répression continue de plus belle, mais elle montre aussi ses limites car les manifestations continuent chaque samedi depuis presque cinq mois maintenant…

Non aux amendes contre les manifestants ! Liberté de manifestation ! Abrogation de la loi dite anti-casseurs !

Usine Smart d’Hambach (Moselle)

Débrayages dans les entreprises sous-traitantes

Brève
13/04/2019

Autour de l’usine de montage de la Smart, les entreprises dites « partenaires » mais très dépendantes des choix de Daimler

Des débrayages ont eu lieu cette semaine chez Magna et Faurecia, car l’avenir des travailleurs des différentes entreprises installées sur le site de l’usine Smart reste incertain après la décision du groupe Daimler d’arrêter la production de la Smart essence en juin prochain, ce qui va entrainer du chômage partiel, et l’annonce de ne plus fabriquer la Smart électrique à Hambach dès 2022. Quant aux nombreux intérimaires qui travaillent dans ces entreprises, ils sont particulièrement menacés de perdre leur travail.

Avec le projet de fabrication de véhicule électrique Mercedes, la direction de Smart laisse entendre que personne ne restera sur le carreau, c'est toujours ce que disent les patrons. Mais pour eux que les intérimaires et les sous-traitants perdent leur travail, ce n'est pas leur problème

Les travailleurs ne peuvent se contenter de bonnes paroles et ont besoin de garanties de la part de groupes industriels comme Daimler, Faurecia et Magna qui sont riches à milliards et peuvent les donner. Il faudra le leur imposer.

Fermeture du foyer d’Ars-sur-Moselle

Non aux restrictions budgétaires sur l’hébergement d’urgence !

Brève
12/04/2019

Pour faire face aux réductions des aides de l’Etat (- 200 000 euros sur trois ans), l’association Est Accompagnement a fermé son centre d’hébergement des familles à Ars-sur-Moselle pour le rattacher à celui de Blida. Le résultat va être de concentrer encore plus les difficultés...

Economies sur l’hébergement d’urgence et suppression de l’ISF pour les plus riches : voilà en résumé la politique de ce gouvernement.

Dotations globales de fonctionnement 2019 en Meurthe-et-Moselle

Les communes restent au régime sec

Brève
12/04/2019

Près de la moitié des 591 communes du département verront leur dotation baisser en valeur absolue cette année.

Le préfet de Meurthe-et-Moselle a présenté la dotation globale de fonctionnement qui sera allouée cette année par l’Etat aux communes du département en parlant d’augmentation. Après les années Hollande pendant lesqules les dotations ont été réduites drastiquement (- 18,6 % entre 2013 et 2017), avec une « augmentation » de 0,88 % inférieure à l’inflation, les dotations diminuent encore avec Macron en 2019, tout comme elles l’ont fait en 2018.

Les communes vont continuer à se débattre dans les difficultés budgétaires, et ce sont les habitants vont en subir les conséquences par la dégradations des services.

Projet de cession de Saint-Gobain PAM

Les travailleurs face à la rapacité capitaliste

Brève
11/04/2019

Saint-Gobain PAM fait partie d’un groupe qui a fait un bénéfice net courant de 1,7 milliard d’euros en 2018, en augmentation de 6 % par rapport à l’année précédente.

Le groupe Saint-Gobain est en train de négocier la vente de tout ou partie de sa filiale Saint-Gobain PAM spécialisée dans la production de fonte destinée aux canalisations d’eau. Les dernières informations qui ont filtré font état d’une possible cession à 60 % au groupe chinois Xin-Xing, qui est le principal concurrent de PAM. Les 2 000 salariés de ses usines, qui sont situées principalement en Lorraine, sont inquiets pour leur avenir.

Ces dernières années, Saint-Gobain a racheté de nombreuses entreprises dans le monde. Et maintenant le groupe cherche à se débarrasser des activités qu’il juge les moins rentables pour augmenter ses bénéfices et faire remonter le cours de l’action à la Bourse, sans aucun égard pour les travailleurs qui ont contribué à faire sa fortune.